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Moments de vie ... Y a des jours avec, y a des jours sans...

20 Avril 2014 , Rédigé par niduab Publié dans #Les moments de la vie

 Mon dernier billet de la rubrique « Moments de vie » remonte au 16 décembre 2013 et j’ai donc laissé du temps au temps avant de renouer aves les vraies fausses confidences dont j’ai pourtant besoin pour faire le point.

 En mal de titre comme souvent pour ce type de billet, c’est en écoutant ce matin le dernier CD d’Yves Jamait que j’ai opté finalement pour celui-là.

« Y’a des jours avec, Y a des jours sans, attends un peu et tout reviendra, Y’a des jours avec il y a des jours sans et nous on sera toujours là. »

 Ma première idée allait plutôt à « être mal dans ses pompes », mais j’ai eu peur que ce titre n’attire sur mon blog les morfales de scandales en faisant un rapprochement avec la démission, avant-hier, d’Aquilino Morelle, le conseiller et la plume du Président.

  Et pourtant ce titre aurait été parfaitement approprié puisque depuis notre retour au Cap Vert je souffre d’une aponévrosite de la plante du pied droit. Comme je ne savais pas ce qu’était une aponévrosite avant le 20 févier dernier, date de ma visite chez le médecin, je pense qu’il y a quelques ignares de mon genre qui liront ce billet et il me faut donc le préciser : C’est une inflammation de l’aponévrose plantaire, une membrane enveloppant muscles et tendons, qui entraîne des irradiations douloureuses à la plante du pied. Pour me soigner je m’applique des anti-inflammatoires et surtout je dois éviter de trop marcher, ce qui n’est pas si facile surtout quand les beaux jours sont là et qu’arrivent les vacances scolaires des petits-enfants. Ca fait plus de deux mois que les premiers symptômes sont apparus et que je me soigne et si ça va quand même un peu mieux, que j’ai moins mal, je ne peux pas dire que la blessure est guérie…..Il y’a des jours avec douleurs et il y a des jours sans.

 De retour du Cap Vert nous avons atterri à Roissy dimanche 16 févier vers 23 h. Je boitais bas mais je mettais alors ça sur le compte de l’inconfortable voyage. J’attendais mes valises quand mon cousin Joël m’appela pour me donner des nouvelles de mon oncle Didi. Il n’y avait pas beaucoup d’évolution, mais je prenais déjà cette information pour une plutôt bonne nouvelle, angoissé que j’étais, tout au long de ce voyage, que le pire arrive, une nouvelle fois, quand j’étais loin.

  Le 15 janvier, j’étais venu lui rendre visite à l’hôpital de Draveil. En le quittant je ne me faisais plus guère d’illusions, car manifestement l’ancien résistant ne se battait plus. D’ailleurs ce ne fut qu’un court répit car neuf jours plus tard, Joël m’annonçait, au petit matin, la mort de son père.

 J’ai déjà fait un billet sur les obsèques de mon cher Didi où je me suis senti à la fois bien seul mais aussi presque de trop. Il n’y avait pour la levée du corps que mon cousin, ses enfants et moi….mais depuis de très nombreuses années je voyais rarement Joël quand je venais voir mon oncle et je ne connaissais, pratiquement pas ses enfants dont deux sont aujourd’hui adultes….. A côté d’eux qui pleuraient leur cher grand-père, moi en perdant mon oncle, mais surtout un mythe, mon idole de jeunesse, mes racines familiales, j’avais le curieux sentiment de ne pas être vraiment à ma place dans cette chambre funéraire. Cette impression s'est estompée à l'église quand fut chanté le chant des partisans et plus encore, ensuite, au cimetière de Champigny où il y avait plus de monde.

 Les obsèques ayant eu lieu un vendredi nous sommes restés le week-end en région parisienne et nous avons pu passer un peu de temps avec nos petits-enfants, histoire aussi de reposer mon pied en marmelade, avant de prendre la route du retour. Il y a bien des jours sans et des jours avec….Vendredi qui pleure et le week-end qui rit.

 De retour à Niort, accompagné de Pacou, une sœur de Pilou, il fallait aider Louma à s’installer, la troisième frangine, la petite sœur. Elle a emménagé son nouveau ‘’sweet home’’ fin janvier avec force renforts familiaux. Pour la mission de rangement minutieux et d’installation réfléchie, l’équipe devait forcément être plus restreinte, et réservée aux spécialistes. Le clan Zoron est arrivé, sans se presser,.... à se tirer d'affaires comme des grandes, ce qui convenait parfaitement à mon statut d’handicapé. D’ailleurs, et encore aujourd’hui, je ne suis utile que quand il y a des choses lourdes à porter et en déplacement réduit. En deuxième semaine (et les suivantes), il n’y eut plus que deux spécialistes qualifiés ; Pacou ayant du rentrer ‘’at home’’, s’occuper de ses pénates & co.

 Pendant ce temps là moi, pauvre Robinson, je passais le temps entre mon ordinateur, les chaînes infos, le rugby de Canal, le bridge du lundi et du jeudi et diverses occupations ménagères ou jardinières voire faire des courses mais toujours sur une patte…. Je me devais quand même d’honorer une promesse récurrente en période de vacances scolaires, offrir une partie de bowling aux petits-enfants. Sans élan ‘’of course’’, pour ce qui me concerne, seulement à la force du bras j’ai fait de mon mieux, ce qui était insuffisant pour espérer inquiéter, Cécile ma fille, et même pour repousser les assauts des mouflets. Seul Dorian, 7ans, a fait plus mal que moi ce qui a provoqué sa colère. Pour le calmer je l’ai choisi comme partenaire pour mettre la pâtée à ses frères au baby-foot.

  A cette époque, il y avait aussi la campagne des municipales au cours de laquelle, il nous fallait faire acte de présence lors des réunions publiques. Il faut bien reconnaitre qu’il n’y avait pas foule et mon inquiétude augmentait. Je n’approuvais pas la ligne suivie, axée essentiellement sur le porte à porte. Si les citoyens ne viennent pas aux réunions publiques ce n’est pas la peine d’aller sonner à leur porte et de les emmerder dans leur intimité. Quand le climat n’est pas porteur comme c’était le cas pour une équipe sortante socialiste et même si le bilan était excellent, il faut se contenter de mettre des tracts dans les boites aux lettres ou de les distribuer sur les marchés en argumentant si les gens sont réceptifs et à la rigueur faire quelques réunions de proximité, des réunions de type ‘’ tupperware’’ chez un membre de la liste qui invite ses voisins. Pour moi il n’était pas question de faire du ‘’porte à porte’’, question de principe et problème de podologie.

 Un entracte dans la routine quotidienne d’un retraité diminué, et je ne parle pas de ma pension que Valls va raboter légèrement ce que j’approuve pleinement car ce n’est pas aux jeunes de payer les ‘’déficits’’ et le ''je m'en foutisme'' des générations précédentes.

 Un entracte, disais-je, car nous avons été invités dimanche 9 mars à Maillezais chez nos amis Per et Margaid. Nous devions y retrouver un couple que nous aurions connu à Yaoundé et qui a, aussi, longtemps vécu en Guyane. Leur nom ne me disait pas grand-chose mais comme nos souvenirs de Yaoundé ont maintenant environ trente ans d’âge…. Et que notre cercle de fréquentations des français se résumait, pour l’essentiel, à l’association ADFE qui rassemblait plus de 400 personnes, il y a des noms qui ne sont pas restés ‘’neuronés’’…… Quand nous nous sommes vus, cela n’a fait tilt pour personne. Un rapide récapitulatif de nos emplois du temps confirma que nous n’avions pas pu nous rencontrer puisque nous avions quitté le Cameroun en Août 1986 et que Jeff et Annie y étaient arrivés en Septembre 1987. Mais dès la première poignée de main j’ai su que ça allait être une belle rencontre… Il y a des jours avec car nous avions beaucoup de points communs ! Afrique, Guyane, voyages, politique, rythmes scolaires, des connaissances communes y compris des ministres actuels, littérature, écriture même…. Car j’appris que Jeff depuis qu’il était retraité s’était lancé comme écrivain de polars. J’en ai acheté deux à la FNAC et j’en ferai très prochainement un billet sur ce blog…. car moi à côté, avec mon modeste blog, je ne joue pas dans la même catégorie…. Un superbe après-midi qui s’est terminé par une balade à l’Abbaye de Maillezais….Même pas mal (au pied) …

  En fin de semaine suivante j’eus aussi le plaisir de retrouver, à une soirée où nous étions invités, Gérald un vieux pote perdu de vue depuis pas mal de temps, depuis qu’il avait quitté la sphère niortaise. Heureuse retrouvaille, nous avions tant de choses à se raconter….. et il en reste… A bientôt Gérald !

  Le dimanche suivant était celui des élections, autant dire tout de suite que ce fut un jour sans, le gros bug…. Le midi nous étions conviés à un rassemblement de proches autour de Geneviève, notre maire. Bien que nous sachions tous que le score serait serré et que le premier tour pouvait être décisif, personne n’affichait un pessimisme excessif. Même moi, qui avais déclaré en début d’année que sur la base des résultats de 2001, une victoire de la droite dès le 1er tour n'était pas impossible. Depuis et surtout ces derniers jours je ne le pensais plus ! Il me semblait impossible que Geneviève qui avait fait lors de la législative de 2012, sur la ville de Niort, 43% au 1er tour et 59% au second tour, puisse être en dessous de 30% au 1er tour de la municipale moins de deux ans après et avec le bilan de son équipe et ce, malgré le désamour de Hollande et du gouvernement.

 Comme j’étais le seul du petit groupe à ne pas tenir un bureau de votes, je fus chargé de servir de chauffeur à Marie, la fille de Geneviève, pour l’amener à la mairie dès 18 H pour être auprès de sa mère ; ce qui fait que j’étais dans les services lorsque les premiers « cents » de chaque bureau sont arrivés. Je fus témoin de l’effondrement des espoirs..... la liste rejetée dès le 1er tour aveec un incompréhensible 20%.  La politique peut être bien cruelle !

 J’étais toujours là quelques minutes plus tard lorsqu’une journaliste de FR3, accompagnée de son caméraman, s’est présentée pour interviewer, la très prochaine ex-Maire. Avec un ami nous les avons empêchés de passer. Ce n’était pas le moment ! Je n’avais pas vu que cette scène était enregistrée.

 Quelques jours plus tard j’ai reçu un mail d’un copain toulousain qui me disait qu’il m’avait vu à la télé et que j’avais l’air dépité. Ce copain d’une époque marocaine très lointaine, par le ton de son mail se réjouissait de notre déculottée….. Je lui ai répondu de façon modéré, lui disant que c’est quand les amis sont dans la peine qu’il faut être près d’eux…. Par un autre mail il en a rajouté une couche… Les amitiés ne sont pas éternelles !

 Tenir un blog doit aussi avoir une fin. Je pensais m’arrêter dès la fin du mandat de Pilou qui ne se représentait pas, et puis nous avons estimé qu'en me limitant à des billets sur nos voyages, à quelques livres ouverts et à des sujets généralistes si possible originaux, je pouvais le laisser vivoter et continuer encore un peu…. avec modération.  Et puis la tuile est arrivée : Over blog change de look et le nouveau ne me convient pas du tout, je ne m’y sens plus chez moi. Je ne sais plus quels billets, les quelques 30 à 50 lecteurs quotidiens sont venus voir la veille. Je retrouve mes anciens billets en désordre avec des photos qui se baladent n’importe où dans le texte. Pourquoi ai-je validé, le 4 avril dernier, le passage à la nouvelle version ? Parce que c’était un jour sans ! J’aurai pu attendre le passage définitif prévu pour septembre…

Le lendemain, j'oubliais le temps d'un après-midi cette catastrophe car nous devions nous rendre à la Foire de Bressuire dont le thème était le Pérou. C'est sans trainer les pieds que j'acceptais cette escapade car nous allions y retrouver Thierry et Ginette nos compagnons de voyage lors de notre voyage de l'automne dernier au Pérou et par ailleurs deux-sévriens nordistes. Un jour avec une joie de retrouvailles et peut-être un projet d'un autre voyage lointain et exotique en fin d'année.

 A part ça tout va bien, Louma a trouvé du boulot ! Isabelle et Juan Manuel les cousins de Barcelone viennent nous voir fin mai ; on leur fera visiter notre région et on ira même leur faire découvrir Paris, enfin si je peux marcher…. On doit aussi emmener notre petit fils Thomas à Rome comme on a emmené son frère il y a deux ans à Athènes. Même cause même punition : l’entrée en sixième.

  En juillet on va récupérer les petits parisiens, Gaby et Lucie, avec pour mission de leur apprendre à nager. Ca je devrais y arriver même si ….. Un projet de Guyane si je peux marcher ! Enfin bref des billets potentiels, si je ne déserte pas…...

 Pour terminer ce billet quelques conseils de cinéma et de lecture : Côté cinéma j’ai vu deux fois « 12 years a Slave »; Une première fois en V.O. parce qu’il est d’abord passé au CAC avant de passer en VF, une fois oscarisé, au CGR. J’ai adoré ! Pilou et mes belles-sœurs qui m’accompagnaient au CGR, beaucoup moins, le trouvant trop violent. J’ai vu également avec beaucoup de plaisir, « Dallas Buyers Club » et « Un été à Osage county » et surtout « Nébraska » un petit chef d’œuvre mais en V.O. dans une salle dont j’étais le seul public. Ils sont vraiment diaboliques ces fans du cinéma étranger en V.O. Les salles sont bien peu remplies.

 Côté lecture je recommande avant tout « 1914-2014. L’Europe sortie de l’histoire.» de Jean Pierre Chevènement et un excellent polar « Le Kid de l’Oklahoma » d’Elmore Léonard et enfin deux petits livres dont je parlerai bientôt, « La Retirada et l’Exil » et « Le Résident d’Uvéa »

 

 (A plus)
 

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