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Trop poli-tique ...... L'effet boomerang (suite)

25 Avril 2014 , Rédigé par niduab Publié dans #trop poli-tique

 Partant en vacances pour une semaine avec l’un de nos petit-fils, nous avons emporté dans nos bagages, entre autres distractions ou passe temps la dernière « Nouvelle République », celle du 19 avril qu’un brave livreur nous avait déposé dans notre boîte à lettres, très tôt le matin. Pour être franc je n’ai parcouru le journal que le lendemain voire le surlendemain et c’est bien sûr la page 13, consacrée à la politique niortaise qui a le plus particulièrement attiré mon attention et surtout le titre d’un article qui me rappelait quelque chose : «  L’effet boomerang »

Bien sûr je ne vais pas accuser les journalistes de la N.R de plagiat de titre car si c’était le cas j’en serais très honoré, mais simplement mentionner que sur ce blog, j’avais argumenté sur ce thème : l’endettement à qui la faute ?

Pour que mes proches et amis lecteurs non niortais puissent suivre l’histoire je reporte ci-après les billets d’Yves Revert, l’éminent journaliste de la N.R. dont j’ai déjà utilisé voire abusé de pas mal de parties d’articles les semaines qui précédaient les élections :

 

« Chiffres clefs : ce que disent les principaux indicateurs

La dette. La dette a triplé en six ans. Elle était de 30 M € il y a six ans, elle atteindra près de 90 M € fin 2014. Rien de très surprenant puisqu'il a bien fallu digérer les grands chantiers lancés ces dix dernières années, en particulier la Brèche, L'Acclameur, la rénovation urbaine des quartiers HLM. Cependant, le pire est passé, la dette amorce sa décrue : 5 M€ d'emprunts envisagés au budget 2014 contre 11 M€ au budget 2013.

L'investissement. L'essentiel des grands projets s'achève en 2014. Résultat, un coup de frein sur les investissements : 15 M€ d'investissement pourraient être inscrits au budget cette année, contre 25 M€ au budget 2013.

L'autofinancement net. C'est le chiffre qui inquiète. L'autofinancement net d'une Ville, c'est ce qui reste en caisse pour investir : l'argent qu'on gagne moins l'argent qu'on dépense pour fonctionner, moins le remboursement du capital de la dette. Un indicateur tombé à 160.000 € en 2014. En 2007, on en était à 12,76 M €. »

 

« Alain BAUDIN et l’effet boomerang.

« Ce document montre à quel point notre situation financière s'est dégradée en six ans. Il va falloir faire preuve de beaucoup d'imagination et de pragmatisme pour arriver à faire des choses : la situation nous laisse peu de marge de manœuvre »: hier soir, ce commentaire d'Alain Baudin, troisième adjoint au maire, lui a valu une riposte en rafale de plusieurs élus de la majorité sortante. Sur le ton du retour à l'envoyeur.

« Les marges de manœuvre sont restreintes mais on ne le découvre pas. Le budget 2013 le montrait déjà », a ainsi rétorqué Alain Piveteau, ex-adjoint à la prospective financière de Geneviève Gaillard, qui n'a pas manqué de rappeler que si la dette s'est accrue, c'est aussi parce qu'il a fallu financer trois grands projets lancés simultanément par Alain Baudin du temps où il était à la tête de la municipalité (2003-2008), la Brèche, Terre de Sport et L'Acclameur, et la rénovation urbaine dans les quartiers HLM. « Ces trois projets, c'est 110 M€ de charge nette engagées pour la Ville. Il faudra attendre 2020 pour que l'effet sur la dette disparaisse », a fait observer Alain Piveteau.

« Monsieur le troisième adjoint, vous ne pouvez pas dire que vous découvrez la situation budgétaire alors qu'un certain nombre de vos projets comptent pour beaucoup dans cette situation », a pour sa part souligné Pascal Duforestel, premier adjoint de la municipalité sortante.

Christophe Poirier, qui fut lui aussi adjoint de Geneviève Gaillard, a par ailleurs rappelé qu'Alain Baudin et Marc Thébault (aujourd'hui premier adjoint de Jérôme Baloge) étaient partisans en 2007 d'un parking de 1.200 places sous la Brèche, au lieu des 530 finalement réalisées par Geneviève Gaillard, avec la différence de coût que cela suppose. « Il ne faut pas avoir la mémoire courte. »

« Les finances sont à plat mais à qui la faute.

Débat d’orientations budgétaires hier. La Ville n’a plus d’argent pour investir. Il faut s’attendre en juin à un tour de vis dans les dépenses de fonctionnement.

http://memorix.sdv.fr/0/default/empty.gifCent soixante mille euros, une peccadille pour une Ville comme Niort, autant dire zéro : c'est ce qui restera dans le tiroir-caisse municipal pour investir en 2014. « La Ville fait une crise de digestion budgétaire : elle ne peut plus digérer sa dette », a déclaré hier soir Jérôme Baloge, invoquant « une situation très difficile ». Une annonce faite lors du débat d'orientations budgétaires, à dix jours du vote du budget 2014 le 29 avril.

Ce n'est pas tant le poids de la dette qui pose problème, que l'écart qui se resserre dangereusement entre les dépenses et les recettes de fonctionnement. Comme un nœud coulant qui peu à peu étrangle la capacité de la Ville à investir. Sur ce constat, majorité et opposition tombent d'ailleurs d'accord, mais on s'en doute, elles n'ont pas la même explication. La nouvelle majorité accuse les sortants d'avoir laissé filer les dépenses de fonctionnement. Les sortants expliquent que le problème, c'est la chute des recettes en provenance de l'État, et le poids des grands travaux hérités d'Alain Baudin, maire de 2003 à 2008, aujourd'hui allié de Jérôme Baloge.

 Reste la vraie question, qui engage l'avenir : comment fait-on maintenant pour investir alors que le tiroir-caisse est vide ? Les solutions ne sont pas si nombreuses. On peut augmenter les taux de fiscalité mais Jérôme Baloge a fait toute sa campagne électorale sur le thème du « stop fiscal » : une promesse toujours d'actualité, a-t-il répété hier. On peut aussi emprunter mais ce serait encore gonfler la dette. Ou bien on taille dans les dépenses de fonctionnement. C'est bien dans cette direction qu'on s'oriente.

« Notre équation, c'est de retrouver de l'autofinancement sans augmenter la fiscalité. Il va donc falloir réorienter ou réduire des dépenses de fonctionnement », prévoyait hier l'adjoint aux finances, Alain Grippon.

Qui va en faire les frais ? Les pistes concrètes ne seront pas connues avant juin prochain. Le budget qui sera voté le 29 avril, hérité de la majorité sortante, est transitoire. Dans deux mois, Jérôme Baloge compte faire voter un budget modificatif : le premier qui portera sa marque.

 Hier, le maire a juste cité deux postes de dépenses qui seront épargnés : la voirie « qui ne peut plus être une variable d'ajustement budgétaire comme jusqu'à maintenant » et l'école : la promesse de mettre en place la cantine le mercredi sera tenue. Pour le reste, rendez-vous en juin. »

 

(A plus)

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