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Ciné-cure.... Le sillage de la violence & Une certaine rencontre.....

12 Août 2014 , Rédigé par niduab Publié dans #ciné-cure

Aujourd’hui je me fais un plaisir de vacancier en préparant un billet ciné-cure où je pourrai évoquer Steve McQueen la grande star de mes 16-20 ans (et un peu plus puisque je l’ai suivi jusqu’à son dernier film) et Robert Mulligan un très grand réalisateur américain, dont les films ne connurent peut-être pas tous un succès immédiat, mais qui, pour beaucoup, eurent une seconde jeunesse en ciné-club, ou aujourd’hui en DVD et à la télévision sur les chaînes thématiques consacrées au cinéma.

Pourquoi ai-je choisi ce titre là ? Certes ces dernières semaines question violence on est servi ; on la rencontre de façon quotidienne sur toutes les chaines d'informations mais ce n’est pas la raison. En fait Steve McQueen et Robert Mulligan n’ont fait que deux films ensemble : « Une certaine rencontre » et « Le sillage de la violence » deux films intimistes réalistes qui m’ont particulièrement marqué parce qu’il cassait l’mage du Steve cow-boy ou soldat. J’ai vu ces deux films à leur sortie en salles, il y a environ 50 ans. Je me souviens aussi les avoir revus quelques années plus tard, dans les années 70, probablement en Afrique grâce aux circuits des services culturels des ambassades de France.

Je vais commencer par présenter Robert Mulligan, sur la base de ses quelques films que je connais sur les vingt qu’il a réalisés entre 1957 et 1991. Ancien Marine, démobilisé en 1945, Mulligan se tourna d’abord vers le journalisme par la presse écrite (New York Time) puis à la télévision (CBS). Il changea de cap au début des années cinquante en se lançant dans la réalisation de séries télévisées. En 1957 il fit son premier film pour le cinéma «  Fear Strike Out » film que je n’ai jamais vu. Je n’ai d’ailleurs vu aucun de ses cinq premiers films dont les acteurs principaux furent Tony Curtis ou Rock Hudson.

En 1962 sortait « Du silence et des ombres » un film qui fut nommé à la fois pour l’Oscar et le Golden Globe du meilleur réalisateur. Ce film, qui dénonce le racisme en s’appuyant sur la perception du sujet par des enfants, obtint trois oscars dont celui du meilleur acteur pour Gregory Peck. Ce fut le premier de ses films à être produit en collaboration avec Alan Pakula.

En 1963 et 1964 sortaient les deux films de Robert Mulligan avec Steve McQueen.

Le premier de 1963 est « Une certaine rencontre », un film qui abordait le thème de l’avortement. « Angie (Nathalie Wood), une Italienne catholique, tombe enceinte de Rocky ‘(Steve McQueen), un étranger avec qui elle a eu une aventure d'un soir. La jeune fille décide de retrouver Rocky pour lui annoncer la nouvelle. Ensemble, ils arrivent à trouver un médecin et se mettent à travailler pour réunir l'argent nécessaire.» Lien vidéo Ce film obtint trois nominations pour les Oscars dont meilleure actrice pour Nathalie Wood. Steve McQueen fut nommé meilleur acteur aux Golden Globes.

Le second, Le sillage de la violence, sorti en 1964, traitait de la réinsertion des prisonniers « Georgette (Lee Remick ) accompagnée de sa fillette, se rend dans une petite ville du Texas pour y retrouver son époux Henry (Steve McQueen), libéré sur parole du pénitencier local. Ce dernier veut se construire une nouvelle vie et loue une maison pour sa famille. Il gagne sa vie comme chanteur de rock’nd roll, dans une boite de nuit. La mère adoptive d'Henry, vieille bigote qui l'a recueilli orphelin, le considère toujours comme un bon à rien. Le jour de sa mort, Henry qui la rend responsable d'avoir gâché sa vie, profane sa sépulture et il est arrêté par le sheriff. Après un court moment de liberté, Henry regagne la prison tandis que Georgette et sa fille quittent définitivement la ville.» Lien  vidéo 1  et lien vidéo 2.

Robert Mulligan réalisa ensuite « Daisy Closer » (1965) avec Nathalie Wood et Robert Redford. « Remarquée lors d'une audition une jeune fille devient très vite une étoile montante du cinéma. Elle découvre alors le monde merveilleux du cinéma mais aussi l'envers du décor…. »

En 1967 ce fut  « Escalier interdit » : « La première année de professorat de Sylvia Barrett (Sandy Dennis) qui a été affectée dans un collège  situé dans l'un des quartiers les plus défavorisés de New York. La galère jusqu’à ce qu’un élève lui redonne espoir en ce métier… »

En 1969 Mulligan réalisait son dernier film en collaboration avec Pakula, celui-ci se lançant à son tour dans la réalisation. Ce fut « L’homme sauvage » son unique mais magnifique western avec Grégory Peck et Eva Marie Saint.

En 1971 sortait « Un été 42 », «…Le seul véritable triomphe public et critique de la carrière de Mulligan, qui restera un cinéaste très sous-estimé. Cette histoire d’un amour impossible et fugace entre un garçon de quinze ans et la jeune épouse d’un soldat parti à la guerre a bouleversé de très nombreux spectateurs depuis sa sortie en 1971. Robert Mulligan réussit avec Un été 42 un modèle de chronique sur les émois sexuels et sentimentaux de l’adolescence, doublé d’une évocation d’une époque révolue et idéalisée par le narrateur. »

Par la suite Mulligan continua le plus souvent à explorer les thèmes de l’enfance et de l’adolescence avec une approche sensible. On assiste souvent à la confrontation de l’innocence avec la réalité et parfois même avec la culpabilité. De ses huit derniers films je n’ai vu, en DVD, que « L’autre » (1972) un film fantastique d’autant plus angoissant que les personnages sont des enfants ; enfin jai beaucoup aimé  le très beau « Un été en Louisiane »  (1991) avec Reese Witherspoon alors âgée de 14 ans dans le rôle principal. Ce fut le dernier film de Robert Mulligan qui avait alors 66 ans. Il mourut en 2008 à 83 ans. 

Ciné-cure.... Le sillage de la violence & Une certaine rencontre.....
Ciné-cure.... Le sillage de la violence & Une certaine rencontre.....Ciné-cure.... Le sillage de la violence & Une certaine rencontre.....

Il me faut maintenant aborder la filmographie de Steve Mc Queen, the king of cool, mais je vais faire une petite pause avant de prolonger l'histoire dans un billet suite. Toujours pour le plaisir mais c'est quand même du boulot.

Plus que jamais ..... A suivre. 

Sources diverses dont ma mémoire de fan, Studio magazine, Studio ciné live, Première,  Allociné, Wikipédia.... etc dont quelques emprunts et deux vidéos dont le nom de l'auteur apparaît.

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