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Ciné-cure ..... Le temps des aveux

28 Décembre 2014 , Rédigé par niduab Publié dans #ciné-cure

Ce billet ciné-cure sort un peu de l’ordinaire puisqu’il concerne un film actuellement à l’affiche. J’ai vu « Le temps des aveux »  samedi 20 décembre et je dois bien avouer que la salle était loin d’être bondée ; une petite trentaine de spectateurs, tout au plus…. Mais quelle idée de sortir ce film pendant les fêtes de fin d’année, moment où les salles de cinéma attirent surtout des gens friands d’amusements …. de plus il est à craindre que les rares personnes, renseignées, qui ont été intéressées par le sujet aient été déçus de ne pas voir en ‘’Douch’’ le monstre attendu.

Moi, j’ai adoré ce film et si je dois lui faire un peu de publicité, autant ne pas perdre de temps. Et puis le réalisateur Régis Wargnier, est quelqu’un d’assez rare, qui ne m’a jamais déçu et dont les films sont très souvent d’un esthétisme remarquable et marqués d’un esprit d’ouverture sur le monde, d’objectivité et de tolérance. 

 

Puisque je parle d’objectivité je dois quand même préciser que j’attendais « Le temps des aveux » puisque j’ai séjourné au Cambodge, dans la région d’Angkor, fin octobre et que Leth, notre guide, m’avait parlé du tournage de ce film qui a été fait fin 2013/début 2014. Nous avions aussi beaucoup parlé du film de Jérôme Joffé, « La déchirure » et de manière générale de la tragique période des Khmers rouges. (Thèmes évoqués en première partie d’un précédent billet : Respire).

J’avais vu, dès la mi-novembre, la bande annonce et je m’étais déjà techniquement bien renseigné sur ce film inattendu il y a encore quelques semaines et qui devrait être pour moi le film le plus marquant de l’année 2014.

« Synopsis : Alors qu’il travaille à la restauration des temples d’Angkor, François Bizot, un ethnologue français, qui vit au Cambodge dans la région de Siem Reap avec sa femme khmère et leur fille, est capturé par les Khmers rouges. Détenu dans un camp perdu dans la jungle, Bizot est accusé d’être un espion de la CIA. Sa seule chance de salut, convaincre Douch, le jeune chef du camp, de son innocence. Tandis que le français découvre la réalité de l'embrigadement des Khmers rouges, se construit entre le prisonnier et son geôlier un lien indéfinissable. Allo Ciné»

Le film est une adaptation du livre de François Bizot, « Le Portail » (éditeur Table ronde .2000).  Pour bâtir une fiction, si possible tous publics, Régis Wargnier devait prendre quelques libertés avec le livre, notamment dans la dernière partie du film où il choisit de montrer Douch négocier avec les Français pour obtenir que les Cambodgiens, réfugiés à l’ambassade de France en avril 1975, lui soient livrés, alors que l’interlocuteur réel fur un certain Nhem, mais pour capter l’attention des spectateurs il semblait préférable  de garder tout au long du film un seul représentant de ce monde de l’horreur  Douch reste le fil-khmer rouge du film, de l’attestation et emprisonnement de Bizot en 1971, jusqu’à la chute de Phnom Penh et l’abandon de l’ambassade en 1975. Enfin le film s’ouvre sur le retour de Bizot au Cambodge en 2003 et se termine avec ses retrouvailles avec Douch puisque ce dernier avait demandé sa venue comme témoin à décharge à son procès. (Cet épisode est raconté par François Bizot dans un autre livre « Le silence du bourreau ». Flammarion 2013. ).

Pour bâtir le film Régis Wargnier s’est appuyé sur le cinéaste franco-cambodgien Rithy Panh (Il est coproducteur du film) qui avait déjà retracé le parcours de Douch dans deux films documentaires « S21, la machine de mort khmère rouge (2003) » et « Douch, le maître des forges de l'enfer (2011) ». Rithy Panh caution morale s’il en est et peu suspect de sympathie pour le coupable de génocide.

Kang Kek Leu plus connu sous le pseudonyme de Douch a surtout entre 1975 et 1979, pendant la dictature Khmère rouge, le directeur de la prison de Tuol Sleng à Phnom Penh où furent torturés et exécutés 17000 personnes. C’était ça le risque de ce film, raconter une histoire qui se termine bien pour un prisonnier français en 1971, sauvé par un monstre qui assassina par ailleurs des milliers de personnes.

La performance des acteurs est aussi particulièrement remarquable. J’ai découvert un très bon Raphaël Personnaz dans le rôle de François Bizot : Je l’avais déjà apprécié dans deux films de Bertrand Tavernier (Quai d’Orsay et la Princesse de Montpensier) et chez Daniel Auteuil (Marius et Fanny) mais dans le temps des aveux son talent explose.

Il y a aussi Olivier Gourmet valeur sûre dans le rôle du consul de France, mais l’acteur phénoménal du film est bien le Cambodgien Kompheak Pheung qui interprète Douch. Pour le présenter j’emprunte quelques extraits d’un article du  Monde du 19 décembre intitulé « Kompheal Phoeung, deux fois interprète du  camarade Douch »

« Ecrivain, poète, professeur de khmer et metteur en scène de théâtre traditionnel cambodgien, Kompheak Phoeung, 38 ans, est actuellement interprète aux Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC), une juridiction soutenue par les Nations unies pour juger les anciens dirigeants khmers rouges encore vivants, à Phnom Penh. Lors du procès de Kang Kek Leu, alias « Douch », l’ancien chef du centre de torture S-21 entre 1975 et 1979, Kompheak Phoeung, lui a servi d’interprète français-khmer – le français est l’une des trois langues de travail du tribunal. Pour « Le Temps des aveux », sorti en France mercredi 17 décembre, il a été choisi par Régis Wargnier pour interpréter le criminel khmer rouge.

Les connaissances acquises dans le cadre de votre travail d’interprète aux CETC vous ont-elles été utiles pour incarner Douch au cinéma ?

Régis Wargnier avait besoin d’un acteur cambodgien qui connaisse bien le contexte historique cambodgien. Il voulait aussi que, sans chercher à reproduire à la façon de parler de Douch, l’interprète ait un accent cambodgien assez léger et qu’il parle bien le français. Régis Wargnier n’avait pas spécialement besoin de mes connaissances, mais j’ai pu discuter avec lui de ce que représentaient les Khmers rouges avant 1975 [date de leur prise du pouvoir à Phnom Penh]. A l’époque, ils n’étaient pas encore devenus complètement fous. Ils avaient besoin de l’opinion publique internationale, voulaient avoir l’air proches du peuple et n’avaient pas intérêt à se montrer cruels. Dans le film, en effet, l’évocation des massacres commis par le régime khmer rouge est assez rapide et assez sobre. Par ailleurs, mon travail aux CETC m’a permis de cerner le comportement de Douch, sa façon de parler très calmement et de s’énerver brutalement.

Comment les autres personnes travaillant aux CETC ont-elles réagi à votre participation au film ?

Je n’ai pas observé de regards désagréables ni soupçonneux. Certains de mes collègues me surnomment désormais « camarade Douch », mais aujourd’hui, les gens savent faire la part des choses. Les gens ne lancent plus des cailloux à ceux qui interprètent les méchants au théâtre, ils observent le jeu d’acteurs et s’en tiennent là. A Phnom Penh, les « premières » ont été bien accueillies par le public. »

Voyons maintenant quelques critiques intéressantes du film :

 Première : « En parfait complément de l’approche documentaire et pédagogique de Rithy Panh sur la barbarie des Khmers rouge, le long métrage de Régis Wargnier s’adresse à un public plus large. Il apporte aussi une dimension romanesque au récit des aventures d’un ethnologue français….. L’incroyable histoire de François Bizot méritait d’être racontée parce qu’elle repose sur un paradoxe : il doit sa vie à un tueur. Il a en effet connu Douch avant que celui-ci n’exerce à grande échelle, ce qui évite au réalisateur d’illustrer le génocide, mais lui permet de questionner l’incompréhensible cruauté de certains hommes….. Un soupçon de lumière semble éclairer le mystère quand à la fin du film le bourreau est confronté à sa victime …… »

Le Monde «…..Témoin du début du génocide perpétré par les Khmers rouges, la parole de Bizot est capitale……. Interrogé il y a quelques années Bizot expliquait : « Vu de l’intérieur, mon geôlier, Douch, n’est pas si différent de mes copains ou de moi-même. C’est un homme qui a décidé de décider, il est passé à l’acte. J’ai eu cette chance de voir un monstre sans dents, sans griffes, sans poils dans le dos. Il en résulte une frayeur bien plus grande encore : il me ressemble ! …… Au-delà du récit de la captivité et de la libération de Bizot, c’est aussi cela Le Portail : une interrogation philosophique et éthique sur la capacité de l’homme à se comporter comme un monstre…… Le temps des aveux, le film de Régis Wargnier, ne fait qu’effleurer la richesse et la profondeur de ce livre. Ce lien indéfinissable entre un jeune ethnologue français de 28 ans et un combattant Khmer rouge à peu près du même âge que lui, quel est-il ? Pourquoi Duch, contre l’avis de ses camarades, a-t-il un jour décidé que Bizot était innocent du crime d’espionnage dont on l’accusait ? Et surtout, pourquoi, après avoir été capturé, alors même qu’il allait être jugé pour crime contre l’humanité, Douch a-t-il souhaité à ce point parler avec « son ami français» ? La victime face au bourreau, un intellectuel français face au « révolutionnaire » cambodgien qui lui a sauvé la vie, deux hommes face à face. Entre-temps, il y eut un génocide…»

Les Echos : « Adaptation du livre saisissant et fondateur de François Bizot, « Le Portail ». Régis Wargnier, le réalisateur d’« Indochine » réussit le passage à l’écran. Raphaël Personnaz interprète un Bizot héroïque, sans doute sauvé par son art d’établir un dialogue avec un ennemi qu’il cherche sincèrement à comprendre. Kompheak Phoeung, acteur cambodgien qui interprète Douch, s’impose comme la révélation du « Temps des aveux ». Voix parfois cassante ou veloutée, regard sévère ou réservé, qui est Douch? La force du film et du comédien est de ne jamais apporter de réponse. L’horreur reste toujours une énigme : « Je ne fais pas ça par cruauté, dit-il simplement, c’est juste que je dois le faire. »

Télérama : « On ne se remet jamais de devoir sa vie à un bourreau. D'avoir échappé à la mort par le bon plaisir d'un tueur de masse. Lorsqu'il est libéré, après quatre mois de captivité dans la jungle cambodgienne, François Bizot s'entend dire par son gardien : « Grâce à moi, ta fille aura un père qui la verra grandir. » Cette phrase, il ne l'oubliera jamais. Régis Wargnier, lui, filme les prémices de la terreur. Un duel dans la jungle, silencieux, fascinant, indéchiffrable. A chaque instant, Douch pourrait liquider son petit Français, colonialiste et présumé espion. Il ne le fait pas. Est-ce parce qu'il le sait innocent ? Parce qu'il le découvre digne dans les épreuves qu'il lui fait subir ? Ou parce qu'il est le seul à la ronde à pouvoir l'entendre justifier sa mission révolutionnaire en récitant Alfred de Vigny : « Gémir, pleurer, prier est également lâche. Fais énergiquement ta longue et lourde tâche » ?... Bizot ne lui facilite rien : par l'entremise d'un paysan, il essaie de faire passer une lettre à sa femme. Il tente de s'enfuir. En dépit de tout, Douch défend son protégé. Contre ses subordonnés. Contre ses supérieurs, dont un certain Pol Pot... C'est cette bizarrerie qui intéresse Régis Wargnier. C'est ce mystère qu'il cerne. Sa mise en scène rend tout singulier : les liens, visibles et invisibles…… L'essentiel, cependant, et jusqu'au bout, demeure l'affrontement entre Douchet Bizot. Le rapport presque sado-maso qui unit, malgré eux, ces deux hommes. D'où cette scène incroyable, où Douch, incarcéré après la chute des khmers rouges, appelle son « ami français » comme témoin à décharge, lors de son procès à venir. Bizot refuse de témoigner pour Douch, mais accepte de le rencontrer une dernière fois. Régis Wargnier montre, alors, des mains qui se serrent à contre-coeur, des regards qui fuient et des questions sans réponse sur le mal aveugle et le pardon impossible. Entre ces deux survivants troubles, il filme l'inexpliqué. »

Voilà pour la présentation de ce film qu’il ne faut pas louper et j’espère que les quelques lecteurs qui seront arrivés jusque là, auront envie d’aller le voir. Pour finir ce billet je vais quand même tracer, plus succinctement, la filmographie de Régis Wargnier.

On trouve son nom pour la première fois comme assistant réalisateur au générique de « La femme en bleu » de Michel Deville, il n’a alors que 25 ans. Pendant onze ans il continuera à faire ses gammes auprès de Chabrol, Chouraqui, Schlöndorff, Arcady, Leconte, Girod etc…

Son premier film comme réalisateur-patron est « La femme de ma vie » en 1986 avec Christophe Malavoy, Jane Birkin et Jean Louis Trintignan. Ce film mélodrame qui montre un musicien virtuose sombrer dans l’alcoolisme et se battre pour en sortir, a obtenu l’Oscar de la première œuvre.

Je n’ai jamais vu « Je suis le seigneur du château » film qui date de 1989 avec dans les rôles principaux Jean Rochefort, Dominique Blanc et deux adolescents qui sont, parait-il, remarquables. Les critiques furent dans l’ensemble très positives et j’espère pouvoir bientôt le voir. (En DVD ou à la télévision)

En 1992 Régis Wargnier nous offrait «Indochine» avec Catherine Deneuve, Vincent Pérez, Jean Yanne, Dominique Blanc, Lynn Dan Pham,….sur un scénario de Louis Gardel et Erik Orsenna. Oscar du meilleur film étranger, 5 Césars. Un monument du cinéma français….. «…. Plaisir des acteurs, plaisir des images, des mots et de la musique, plaisir du spectacle et des émotions, plaisir du cinéma … Régis Wargnier a su donner à son film de l’ampleur et du souffle…. En même temps, la force d’Indochine, c’est que, malgré tout ce qu’on nous raconte, malgré tout ce qu’on nous montre, il y a encore de la place pour notre imaginaire. ‘’ Indochine ‘’ est une porte ouverte, battant sur le rêve….. » J.P.Lavoignat. Studio Magazine.

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En 1995 ce fut « Une femme française » un film inspiré de la vie de la mère du réalisateur avec Daniel Auteuil et Emmanuelle Béart. « Une histoire simple magnifiée par une mise en scène lyrique et des interprètes hors pairs et déchirants…… Ce qui est beau, c’est que lorsque le film se termine, on réalise que cette femme française a conservé son mystère. Comme si Wargnier avait effleuré un secret, mais pris bien soin de le garder intact….»J.P.L. Studio Magazine.

En 1999 Régis Wargnier  proposait « Est-Ouest » avec Sandrine Bonnaire, Oleg Menchikov et Catherine Deneuve, un film qui fut nominé pour les Césars et pour l’Oscar du meilleur film étranger mais sans récompenses.« Répondant en 1946 à l’appel des autorités soviétiques aux émigrés russes, Alexeï rentre en URSS, avec sa femme Marie et leur fils. Le rideau de fer retombe sur eux. Leur amour survivra-t-il à l’exil et au désir de fuite de marie ?  Une page peu connue des soubresauts de notre siècle : un sujet fort et original, un scénario écrit au cordeau, un soin presque documentaire apporté aux décors, aux seconds rôles et à la lumière, une mise en scène au service des personnages, des acteurs bouleversants…. Tout concours à faire d’Est et Ouest un film qui laisse de beaux souvenirs… » J.P.L. Studio Magazine

En 2005 sortait « Man to Man ». Sur un scénario de l’écrivain William Boyd avec dans les rôles principaux Joseph Fiennes et Kristin Scott Thomas.« Wargnier film l’esprit et les yeux grands ouverts : ses envies le portent souvent hors de nos frontières. Avec Man on Man, il nous entraîne dans le sillage de Pygmées ramenés en Ecosse par un anthropologue qui ainsi les transforme en bêtes de foire. Ce film où il est question de racisme, d’incompréhension face à d’autres cultures et de négation de l’humain, apporte un témoignage singulier.  Car Wargnier ne martèle pas son message, ne joue pas au chevalier blanc. Comme d’habitude il tente de capter l’attention en touchant au cœur par son histoire. Un récit romanesque, nourri de sacrifice et d’héroïsme, où la mort côtoie le sentiment amoureux et l’émotion, la plus belle des pudeursJ.P.L. Studio Magazine.

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En 2007 Régis Wargnier, s’essayait au thriller fantastique en adaptant le roman de Fred Vargas, « Pars vite et reviens tard ». Ayant lu et apprécié ce roman je fus quelque peu surpris qu’il ne correspondait pas, a priori à l’univers du réalisateur d’Indochine. Avec Michel Serrault (son dernier film) José Garcia, Olivier Gourmet, Marie Gillain et Lynn Dan Pham. « Les lecteurs de la romancière ne manqueront pas de noter des différences entre le livre et cette adaptation…. Dommage que la tension retombe avec le dénouement. En revanche la mise en scène de Wargnier est maîtrisée de bout en bout. Le cinéaste arrive même à créer l’illusion que la peste pourrait encore se propager, aujourd’hui, à Paris, comme au moyen-âge. » Patrick Fabre. Studio.

Je n’ai pas vu « La ligne droite » un film qui est sorti en 2011 et qui traite de l’athlétisme handisport avec au casting Rachida Brakni et Cyril Descourt. Pourquoi ne l’ai-je pas vu ? N’était-il pas programmé à Niort  où avais-je été refroidi par les critiques après une appréciation mi-figue, mi-raisin de « Pars et reviens vite ». Studio Ciné Live fut plutôt sévère « Des instants de grâce pure, alourdi par une intrigue inutile….. Il y a quelque chose d’exaltant dans la mise en scène de Régis Wargnier qui tient à la fois de la grâce et de la passion. Les à-côtés, les galères de Leïla, la mère envahissante de Yannick sont dès lors superflus….. Mais que les semelles recommencent à battre le sol et le film à nouveau s’envole.» Je vais essayer de trouver ce film en DVD; il faut absolument que je le voie. !

J’arrive à la fin de ce billet et pour moi aussi c’est le temps des aveux : J’ai pendant plus de vingt ans été fidèle à ''Studio Magazine'' fondé en 1987 par Marc Esposito et Jean-Pierre Lavoignat. Un magazine de très grande qualité. En 2009 il a fusionné avec ''Ciné-Live'' pour devenir ''Studio-Ciné Live'' et progressivement je fus déconcerté par ses choix et critiques. Fin 2012 j’ai résilié mon abonnement et depuis je picore à droite et à gauche, après avoir feuilleté en rayons mais souvent en faveur de ''Première''

Voici ce que la critique de ''Studio- Ciné-Live'', Sophie B. pensait du «Temps des aveux», «….. Le paradoxe, de ce récit de survie est parfaitement amené par le cinéaste, qui joue subtilement avec passé et présent. Mais il l’empêche d’entrer pleinement dans le sujet, réduisant considérablement son impact sur le spectateur. Comme si Régis Wargnier s’était privé d’un sens du mélo dont il a pourtant fait sa marque de fabrique…..  » L'avis de quelqu’un qui n’a pas compris, sans doute par manque d’information, où qui n’a pas cherché à en savoir plus sur Douch et Bizot. La seule critique parmis celles que j'ai lues qui ne fait pas référence au livre de Bizot. Pour elle ce n’était qu’un film spectacle.

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Pour l’excuser et là je me répète, je me demande pourquoi ils ont programmé ce film pendant la période des fêtes de fin d’année. Sauf à espérer une récompense aux Césars ou aux Oscars, c’était suicidaire. Il est vrai qu’une troisième nomination pour l’Oscar du meilleur film étranger serait une prouesse, d’autant que le film peut-être présenté par le Cambodge où il est sorti avant la France.

Mardi prochain après deux semaines à l’affiche, il quittera la programmation du Méga CGR de Niort. Du coup je vais, peut-être bien, aller le voir une deuxième fois.

( A suivre

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