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Ciné-cure.....‘‘Le dernier loup’’, longtemps après ‘’La victoire en chantant''

25 Février 2015 , Rédigé par niduab Publié dans #ciné-cure

Je suis heureux que l’actualité cinématographique me permette de faire un billet ciné-cure sur « Le dernier loup »  le  très beau film de Jean Jacques Annaud. Mon précédent billet dans  cette rubrique concernait Régis Wargnier et son dernier film « Le Temps des aveux ». Ces deux réalisateurs  ont de nombreux points communs, des trajectoires qui se croisent : sensiblement de la même génération et donc de la mienne, ce sont des réalisateurs-voyageurs avec des points de chutes voisins notamment pour ce qui concerne l’ex-Indochine, dont les temples d’Angkor, mais aussi l’Afrique et la Russie. Ils nous font toujours voyager dans le passé, dans l’histoire ; Annaud nous ayant même emmenés jusqu’au Paléolithique avec la « Guerre du feu ».  Tous les deux prennent des risques à faire des films ‘’ grands espaces’’ hors du commun, enfin tous les deux furent honorés par un Oscar du meilleur film en langue étrangère : « La victoire en chantant » pour Jean Jacques Annaud en 1977 (son 1er film) et « Indochine » pour Régis Wargnier en 1933 (c’était son 3ème film).

J’aurai du ou plutôt, devrais-je dire, j’aurai pu rencontrer Jean Jacques Annaud en 1985, mais cela ne s’est pas fait. Je travaillais et vivais alors à Yaoundé et je fus  en tant qu’adhérent de l’ADFE (association des français de l’étranger) l’un des organisateurs d’une semaine culturelle d’amitié Franco-Camerounaise. Nous avons longtemps cru possible la venue d’Annaud pour un mini-festival du cinéma africain. Nous pensions qu’il pourrait parler de la réalisation, dix ans plus tôt,  de son film « La victoire en chantant » qui fut tourné au Cameroun et qu'il évoque aussi son dernier film (1981) « La guerre du feu » dont les scènes avec les mammouths avaient été tournées au Kenya avec des éléphants customisés pour ressembler à leurs ancêtres préhistoriques.  Jean Jacques Annaud en pleine préparation du « Nom de la Rose » n’avait alors pas pu se libérer ! Nous l’avons beaucoup regretté, mais le mini-festival avait pu quand même se dérouler (voir le billet une semaine d’amitié Franco-Camerounaise)

Quand j’ai su en début d’année qu’il allait venir à Niort le 22 janvier pour présenter en avant-première «Le dernier loup » je suis allé immédiatement retenir deux places. Trois des plus grandes salles du Méga CGR étaient réservées à cette projection ce qui devait faire largement plus d’un millier de spectateurs ; mais il fallait aussi être dans la salle 1, la plus grande, celle où le débat allait se dérouler. Nous avions assuré le coup en arrivant très, très  tôt.

Le film est projeté en 3 D, mais une 3 D très douce, non agressive. Les paysages sont somptueux et très rapidement on se laisse prendre à l’histoire : À la fin des années 60, en Chine pendant la Révolution culturelle,  des jeunes étudiants  sont envoyés dans les campagnes reculées pour se frotter à la vie paysanne tout en devant contribuer à l’éducation des familles notamment pour diffuser la langue mandarin. Le héros de l’histoire Chen Zhen se retrouve alors dans une tribu de Mongolie, une province autonome de Chine.  Il apprend vite que la vie dans ces lieux est rythmée  par la présence du loup, le grand prédateur des steppes. Complètement envouté par le noble et terrifiant animal, Chen décide, un jour, de capturer un louveteau pour l’élever…  Bien évidemment j’ai pensé à « Danse avec les loups » de et avec Kevin Costner. Si la qualité de la réalisation n’a pas à rougir de la comparaison, il faut bien avouer que  le jeune acteur Shao Feng qui interprète Chen, et qui est une très grande vedette en Chine, pour moi et sans doute pour une grande partie du public européen, est loin de crever l’écran comme le faisait Costner au début des années 90. La seule chose qui manque à ce film pour être un grand chef d’œuvre international c’est le lieutenant John Dunbar (Ceci dit ce film devrait rassembler 10 fois plus de spectateurs chinois que de spectateurs français ou américains). Tout le reste y est et notamment  le message écologique comme en témoignent quelques critiques :

Ciné-cure.....‘‘Le dernier loup’’, longtemps  après ‘’La victoire en chantant''
Ciné-cure.....‘‘Le dernier loup’’, longtemps  après ‘’La victoire en chantant''Ciné-cure.....‘‘Le dernier loup’’, longtemps  après ‘’La victoire en chantant''Ciné-cure.....‘‘Le dernier loup’’, longtemps  après ‘’La victoire en chantant''

Studio Ciné Live : Jean Jacques Annaud est un amoureux des grands espaces. Il n’y a qu’à voir comment il capte la beauté des steppes de Mongolie intérieure et ses contrées aussi infinies que ses cieux comme la chorégraphie d’une meute de loups, filmée au raz du poil ou le tableau de chevaux pétrifiés dans les glaces. Le dernier loup est une fresque écolo décoiffante. ..’’…’’….Annaud renoue avec le thème de l’équilibre de la nature, déjà présent dans l’Ours, tout en intégrant davantage l’homme.

Première : …. En deux séquences d’anthologie, la traque initiatique d’une meute de loups et la charge de cette dernière, Jean Jacques Annaud nous rappelle qu’on peut distiller de l’émotion avec de pareils morceaux de bravoure. Le film ne manque d’ailleurs pas d’ambition humaniste et de souffle romanesque….

Télérama : Pas spectaculaire, le cinéma français ? Celui de Jean-Jacques Annaud, si : tournage dans les steppes de Mongolie, avec deux cents chevaux, vingt-cinq loups et des drones pour les filmer en pleine course... Il adapte Le Totem du loup de Jiang Rong, immense succès en Chine : en 1969, un jeune étudiant originaire de Pékin est envoyé en Mongolie-­Intérieure pour éduquer une tribu de bergers nomades. C'est lui qui va apprendre sur les hommes et sur ces loups que le gouvernement communiste a décidé d'éliminer. C'est un conte naïf et sauvage. La mise en scène d'Annaud a du souffle, notamment lors d'impressionnantes scènes d'attaques de troupeaux et de poursuites nocturnes. Le moment où le héros découvre un cimetière animal dans la glace, d'une beauté étonnante, évoque les peintures animalières de Géricault. Quant au communisme, le cinéaste le raille en douce avec des scènes aux couleurs rétro où les personnages sont filmés plein cadre devant l'horizon, à la manière des vieilles cartes postales de propagande...

Les Echos : « Le Dernier Loup » est un grand film d’aventure qui donne à frissonner, à s’émerveiller, à gamberger, à s’indigner…..De fait, le film de Jean Jacques Annaud, comme le roman dont il est tiré, développe un discours écologique qui ne ménage pas les autorités, jugées coupables de la destruction de l’écosystème mongol. D’ailleurs, à sa sortie en 2004, « Le Totem du loup », publié sous pseudonyme, était passé sous le radar de la censure avant de devenir un best-seller, le livre le plus vendu après « Le Petit Livre rouge », avec 5 millions d’exemplaires. « Le Totem du loup » raconte l’histoire vraie d’un « jeune instruit » qui, pendant la Révolution culturelle, est envoyé au fin fond de la Mongolie-Intérieure. Là, il découvre le mode de vie, les traditions, les coutumes, la philosophie, le chamanisme et surtout les loups. Entre les Mongols et les loups, la relation est puissante, mystique. S’ils laissent les loups prélever leur « dîme » parmi les gazelles et les chevaux de la steppe, ils en limitent aussi la progression. L’industrialisation à outrance de la Mongolie va casser ce cycle millénaire et provoquer un désastre à la fois moral, économique et écologique. Un film au propos sombre et aux images lumineuses.

Le Monde :…. Jean-Jacques Annaud s'est très souvent amusé à plonger des humains dans un bouillon de culture qui leur est étranger. « Le dernier loup » est une histoire chinoise qui met aux prises la civilisation nomade des éleveurs mongols et la colonisation de peuplement du pouvoir de Pékin. Film de commande, tiré de l'ouvrage le plus lu en République populaire de Chine depuis Le petit livre rouge, Le Dernier Loup est une fable spectaculaire, qui ouvre une fenêtre sur un monde et ses enjeux qui – par la grâce d'un cinéaste qui retrouve sa faculté d'intéresser et d'impliquer le spectateur – nous semble un instant à portée de main. A leur arrivée dans la steppe, les deux citadins sont accueillis à bras ouverts par la horde à laquelle ils sont affectés et coulent une existence idyllique faite d'un échange de leçons de mandarin (que les nomades ne parlent pas) contre l'apprentissage de la vie pastorale – équitation, conduite des troupeaux et chasse. Le héros, Chen Zen est fasciné par les loups qui suivent les éleveurs et leurs troupeaux. Il boit comme du petit-lait de jument les paroles du chef qui lui enseigne les rudiments de l'équilibre écologique en l'appuyant sur une cosmogonie animiste : si les loups sont trop nombreux, les troupeaux sont menacés ; si l'on en tue trop, les hardes de gazelles détruiront les pâturages. Annaud filme cette éducation avec une tranquille assurance confortée par la grandeur des paysages, la grâce des êtres et la conduite d'un récit qui navigue habilement entre les figures imposées du genre et les allusions discrètes au contexte historique. Car le film est aussi la chronique de la fin d'un mode de vie. Sous prétexte d'étudier les prédateurs, Chen Zen a introduit un louveteau à proximité des yourtes du village. Ce rapprochement est aussi voué à l'échec que la survie du nomadisme. La famine qui règne dans le reste de la Chine force les Mongols à chasser, à abattre leur bétail ; le commissaire politique du district encourage la venue de paysans sédentaires. C'est sans doute ce que le film montre de plus beau, ces plans au bord d'un lac dont la sérénité est troublée par l'arrivée de gens qui n'ont d'autre tort que de vouloir faire pousser des céréales. Une perte inéluctable, peut-être nécessaire, mais irréparable.

Une fois la projection terminée et copieusement applaudie le professeur Annaud s’est prêté au jeu des questions et a enthousiasmé par ses précisions techniques une salle pleine à craquer (des spectateurs des deux autres salles plus petites étaient venus nous rejoindre dans la grande salle de 600 places en s’installant dans les allées et en s’entassant en fonds de salle.) Je voulais lui poser une question quelque peu impertinente et puis le micro-baladeur et l’évolution du débat ne l’ont pas permis. Ma question aurait été la suivante : Sachant que ce projet a été financé à plus de 80% par la Chine, on peut penser que les autorités politique ne lui en veulent plus d’avoir réalisé « Sept ans au Tibet ». Je n’ai pas posé la question mais Jean Jacques Annaud y a répondu  dans une Interview au Monde datée de ce jour :

 «  Une délégation chinoise est venue le voir en  2007. Avait-il lu  ‘’le Totem du loup’’, un best-seller qui avait passionné et divisé la société chinoise ? Ce roman de Lü Jiamin, alias Jiang Rong, racontant l'histoire d'un jeune garde rouge envoyé en Mongolie-Intérieure à la fin des années 1960 où il découvre la civilisation des descendants de Gengis Khan ? Oui, avait-il répondu, se remémorant par ailleurs les nombreuses autres propositions de scénarios sur les épopées mongoles ou sur la Révolution culturelle.

"  Je crois que vous faites fausse route  ", avait-il dit à ces messieurs polis venus d'Asie, en leur rappelant qu'il était placé sur liste noire pour son histoire tibétaine. "  Non, Monsieur Annaud, la Chine a changé, et puis nous sommes pragmatiques et nous avons besoin de vous  ", lui répondirent-ils. Le soft power allait triompher, marquant le début d'une drôle d'aventure, avec des conditions de tournage difficiles et le recours à de véritables loups. Il fallut deux ans pour signer un contrat acceptable par les parties française, chinoise et américaine, qui régissait une coproduction financée à 80  % côté chinois, le reste côté français – une affaire digne, somme toute, d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Après une conférence de presse annonçant la mise en chantier de cette adaptation dans un hôtel de Pékin, en  2009, le réalisateur français partait en pèlerinage dans la steppe mongole en compagnie de Lü Jiamin. Pendant trois semaines, l'écrivain a partagé ses souvenirs avec le cinéaste, sur les lieux mêmes qui l'avaient inspiré : "  J'ai découvert la Mongolie à travers ses yeux et son amour (…) Il est complètement imprégné de Mongolie, au point qu'il m'a fait manger les herbes que mangent les moutons  ", raconte le réalisateur de L'Ours.  Lü Jiamin est reconnaissant à Annaud d'avoir porté tant de soin à l'adaptation de son œuvre  :"  

Plutôt que d’être trop long sur l’aspect technique du film et piocher à droite et à gauche dans les nombreuses interviews de promotion qu’a accordées ces derniers jours Jean Jacques Annaud , je renvoie le lecteur sur un site qui fait une analyse exhaustive et pédagogique de ce très beau film : http://www.ledernierlouplefilm.com/enseignants/download/LE_DERNIER_LOUP_DOSSIER_PEDAGOGIQUE.pdf

Pour finir ce billet je propose en diaporama d'images un rappel de la filmographie de Jean Jacques Annaud. Ainsi que les quelques commentaires suivant :

Tout d’abord je précise que je n’ai pas vu « Sa majesté Mirror » (2007) qui fut d'ailleurs son principal bide.

J’ai bien aimé l’ambitieux «Or Noir» (2011) avec Tahar Rahim, Mark Strong, Antonio Banderas et Freida Pinto.  L'action se déroule en Arabie dans les années 1930 et mêle pétrole, islam, amour et luttes pour le pouvoir.[ Un film qui fut pourtant malmené par les critiques.

 J’ai vu aussi « Coup de tête »  (1979) qui ne m’a pas laissé un souvenir inoubliable puisque que je ne m’en souviens pas trop, sauf que ça concerne le milieu du football, ce qui explique peut-être mon amnésie...

 J’avais beaucoup aimé « Guillaumet les ailes du courage » (1995), un moyen métrage qui raconte la disparition dans la cordillère des Andes du pilote Henri Guillaumet et des conditions de sa survie. Le premier film utilisant le procédé IMAX 3D qui ne fut projeté en France qu’au Futuroscope de Poitiers. 

J'ai bien aimé presque tous les autres films avec une préférence pour « La guerre du feu » (1981) une adaptation du roman éponyme écrit en 1911 par J.-H. Rosny, Ce film obtint en 1982 les ''César'' du meilleurs film et du meilleur réalisateur. L’Oscar 1983 des meilleurs maquillages. Il fut aussi nominé au Golden Globes 1983 comme meilleur film en langue étrangère. Jean Jacques Annaud confiait qu’il a découvert l’histoire de la guerre du feu très tôt, très jeune même, dans le journal Mickey, moi aussi !

J’ai aimé  aussi l’excellent « Le nom de la rose » (1986) un thriller médiéval tiré du roman d'Umberto Eco.  Il met en scène Sean Connery- Bond dans le rôle de Guillaume de Baskerville et Christian Slater en Adso de Melk. Jean Jacques Annaud raconte qu’Umberto Eco fut initialement catastrophé du choix de Sean Connery pour interprété le personnage principal. Il changea d’avis après avoir vu le film et les récompenses obtenues dont le César du meilleur film étranger.

Enfin pour le podium j'ajouterai ex-eaquo «La victoire en chantant » qui fut rebaptisé « Noirs et Blancs en couleur » après avoir été ‘’oscarisé’’ sous ce titre aux Etats unis et pour une seconde sortie en France et naturellement  je retiens aussi  « Le Dernier Loup »

Je regrette de ne pas faire une petite place sur le podium pour les 3 ou 4 films que je n’ai pas encore mentionnés, notamment « L’ours » (1988) adapté du livre Le Grizzly de James Oliver Curwood, film qui permit à Annaud d’obtenir une seconde fois le César du meilleur réalisateur en 1989. La préparation du film est semblable à ce qui fut fait ensuite pour «  Le dernier loup » : Les ours ont été dressés durant quatre ans.

Le film suivant fut « L’amant » (1992) une adaptation du roman de  Marguerite Duras. Celle-ci voulait codiriger la réalisation, ce que n’accepta pas Annaud.  La romancière déclara un jour  «Rien ne m'attache au film, c'est un fantasme d'un nommé Annaud» ce qui n’empêcha pas le film d’avoir un beau succès critique et public.

Changement de thème avec le film « Sept Ans au Tibet »(1997) qui s'inspire d’un livre autobiographique du séjour au Tibet de 1944 à 1951 de l'alpiniste autrichien Heinrich Harrer. Au-delà de sa qualité indéniable, ce film fit polémique en raison du passé du personnage, Harrer ayant été un membre des troupes de choc nazies. L’interprétation en douceur du personnage par Brad Pitt corrige considérablement l’image de l’ancien nazi. Pour d’autres raisons, purement tibétaines, le film n’a pas plu non plus aux Chinois. Annaud et Pitt restèrent longtemps perona non grata en Chine.

« Stalingrad » (2001) est un film de guerre qui raconte l'affrontement entre deux tireurs d'élite, instrumentalisé par la propagande de leurs camps respectifs, soviétique et nazi, tout au long de la bataille de Stalingrad.  Avec au casting Jude Law, Ed Harris, Joseph Fiennes, Raquel Weiz.

Et enfin « Les deux frères » (2004) En France  les critiques furent très partagées : pour certains c’était  un film généreux, humaniste, plein d'humour, de tendresse et d'émotion. Pour d’autres le film est une fable enfantine et un divertissement sans le moindre réalisme. Quand je l’ai vu en salle, je l’ai qualifié d’enfantillage mais je l’ai revu en DVD il y a peu, de retour du Cambodge, des temples d’Angkor, et j’ai bien aimé. Quand je disais que Jean Jacques Annaud était un grand réalisateur-voyageur !

Voici le diaporama promis et cette fois dans l’ordre chronologique.

Ciné-cure.....‘‘Le dernier loup’’, longtemps  après ‘’La victoire en chantant''
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