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Blog à part ....Balade parisienne : les passages couverts...

2 Avril 2015 , Rédigé par niduab Publié dans #Blog à part

Une fin de semaine en région parisienne pour diverses rencontres familiales ou amicales mais qui a commencé par une superbe balade dans Paris ; une balade concoctée par les deux soeurs, Pilou et Paqui. Nous sommes arrivés par le RER à Châtelet-Les halles, pour nous diriger vers le premier passage couvert de cette longue marche : la galerie Véro-Dodat.

Au préalable nous avons pu admirer de loin l'église St Eustache puis nous avons contourné la  Bourse du commerce pour arriver place des deux écus ou le Café des Initiés semblait nous attendre pour une pause café et divers. 

Pour atteindre la Galerie Véro-Dodat nous devions prendre la petite rue Jean Jacques Rousseau où vécu le philosophe entre 1746 et 1752.

La galerie fut construite en 1826, financée par deux investisseurs, un charcutier, M. Véro, et un financier, M. Dorat. Ce passage reliait les rues Rousseau et Bouloi ou plus largement le Palais Royal et les Halles, offrant un raccourci plaisant entre ces deux lieux alors très fréquentés. 

Au n° 33 de la galerie il y avait le Café de l'Epoque où Gérard de Nerval aurait pris le 26 janvier 1855, un dernier verre avant d'aller se suicider dans la rue de la Vieille Lanterne.   

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Nous nous sommes ensuite dirigés vers les galeries et les jardins du Palais Royal en empruntant la rue Montesquieu, la rue Saint Honoré, la place Valois, la rue de Valois, place du Palais Royal, la place Colette et enfin la place Malraux pour atteindre le Palais royal. 

La rue Montesquieu fut percée en 1802 au travers du cloître de la collégiale Saint-Honoré. Un décret ministériel du 7 prairial de l'an X lui donna le nom de l'écrivain moraliste et penseur politique. 

La place de Valois fut inaugurée, après transformation, le 26 août 1850. Elle s'appelait auparavant place des Fontaines en raison des réservoirs, destinés au service du Palais Royal, qui étaient situés en ce lieu.

 La rue de Valois fut ouverte en 1784 à l'emplacement d'anciens jardins du Palais Royal. Elle était alors dénommée passage de Valois, puis devint rue de Valois en 1815. C'est là que fut dressée, le 23 février 1848,  l'une des premières et des plus importantes  barricades de la révolution de trois jours qui chassa du pouvoir le roi Louis Philippe. Le 24 février la Deuxième République fut proclamée. 

Le bâtiment principal du ministère de la Culture est situé au 7 rue de Valois. Les services fonctionnels sont regroupés dans l'Immeuble des ''Bons enfants'' rue Saint-Honoré.

La place du Palais Royal, avec la place Colette et la place Malraux, est l'une des trois places qui bordent les jardins du Palais Royal et de la Comédie française. A l'angle de la rue de Valois et de la rue Saint-Honoré se situait la salle de théâtre du ''Petit Cardinal'' où Molière fut pris d'un malaise mortel  le 17 février en jouant ''Le Malade imaginaire''. 

La place Malraux était nommée avant 1977, la place du Théâtre français. 

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Le Palais Royal est un haut lieu de l'histoire de France et de la vie parisienne. Construit par Richelieu en 1628, le Palais Cardinal fut légué au roi et servit de résidence à Louis XIV enfant pendant les troubles de la Fronde, devenant alors Palais Royal. Donné en apanage, en 1692, à Philippe d'Orléans, frère du roi, il devint le Palais des Orléans : le Régent y résidait. Philippe Egalité y fit faire des travaux en 1780, encadrant le jardin de constructions et de galeries qui devinrent pendant plus d'un demi-siècle, par leurs cafés, restaurants, salons et autres divertissements, le rendez-vous à la mode de la société parisienne élégante et libertine. 

Les jardins du Palais-Royal furent modifiés sous le règne de Charles X (1824-1830), leur donnant leur physionomie actuelle et en faisant disparaître les enseignes trop voyantes, les tripots mal famés et les femmes de petite vertu, sonnant le glas des belles années du Palais-Royal. De nos jours on peut encore y croiser des poètes, philosophes ou autres intellectuels ou à la rigueur les fantômes des anciens dont Cocteau et  Colette. Les galeries portent le nom des rues parallèles qui entourent le Palais Royal : rue de Valois à l'est, rue de Beaujolais au nord, rue de Montpensier à l'ouest. Ces galeries ont, certes, encore de beaux restes mais les visiteurs viennent manifestement plus pour savourer la tranquillité et la beauté du lieu et plus particulièrement le jardin surtout quand les arbres sont en fleurs. Les sculptures contemporaines de Buren et Bury qui firent polémique, ne gâtent en rien le tableau.

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Par la rue des Petits Champs puis la rue Richelieu nous avons rejoint l'entrée de la Galerie Colbert. Cette Galerie qui fut construite en 1826 est depuis une trentaine d'années  la propriété de la Bibliothèque de France et est dévolue à l'Institut de l'art et du patrimoine culturel. Aussi n'est-elle plus accessible au public depuis les attentats de janvier. Dommage car nous ne pouvions pas entrer pour admirer sa magnifique rotonde surmontée d'une coupole en verre.

Nous reprîmes notre chemin pour rejoindre, à quelques pas de là, la rue Vivienne et la Galerie du même nom qui fut réalisée en 1823  par M. Marchoux (son premier nom) qui était président de la chambre des notaires.  Elle est longue de 176 m et avec ses boutiques de tailleur, bottier, marchand de vin, restaurateur, libraire, mercier, confiseur-chocolatier,etc, la galerie Vivienne tira profit, jusqu'à la fin du second empire, de son emplacement exceptionnel. Mais après les grands travaux d'Haussman et le déménagement des commerces prestigieux pour les grands boulevards elle perdit au XXe siècle de son attrait. Grace à l'installation de Jean Paul Gaultier en 1986, suivie d'autres couturiers, cette galerie s'est refait une santé et héberge aujourd'hui de nombreuses boutiques de prêt à porter et d'objet décoratifs. 

L'escalier monumental du numéro 13 conduit à l'ancienne demeure de Vidocq, l'ancien bagnard qui est devenu ensuite le célèbre chef d'une brigade de police. 

Au numéro 2 de la rue de Vivienne se trouvait l'hôtel Vanel qui était la demeure de Jean Baptiste Colbert qui fut le plus important ministre du roi Louis XIV. Il mourut en cette demeure le 6 octobre 1683.  

Le passage des Deux Pavillons a été construit en 1820. Il conduit au jardin du Palais Royal.

Un peu plus haut dans la rue des Petits Champs, s'ouvre le passage Choiseul construit entre 1825 et 1827 dans un quadrilatère formé par les rues Gaillon, Saint-Augustin, Sainte-Anne, et des Petits-Champs. C'est, avec une longueur de 190 m, le passage couvert le plus long de Paris.

Au n°23 se tenait la boutique de l'éditeur Lemerre où naquit le mouvement littéraire du Parnasse et où furent éditées les premières oeuvres de Verlaine. Au n°64 se trouvait la demeure d'enfance de Louis Ferdinand Céline où sa mère tenait une boutique de "dentelles et antiquités". Écrivain de génie, mais antisémite notoire puis collabo durant la seconde guerre, il a immortalisé ce passage qu’il décrit comme un cloaque infâme qu’il appelle le "passage des bérésinas" dans "Mort à crédit" sorti en 1936.

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En quittant le passage Choiseul nous avons déambulé entre la rue du Quatre Septembre et le boulevard des Italiens avant de nous restaurer et poursuivre la visite d'autres passages couverts. 

La suite de cette balade parisienne dans le prochain billet. 

Les paragraphes de couleur bleue sont empruntés à de multiples sources. Le guide vert, le routard et puis divers sur internet dont Wikipédia et quelques sites comme http://www.parisrevolutionnaire.com/spip.php?article192.

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