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I-débat…. Wolfgang Schaüble, jusqu’où ?

13 Juillet 2015 , Rédigé par niduab Publié dans #Idées-débats

En ce début de matinée et après un week-end éprouvant, la tragédie grecque n’a toujours pas débouché sur un accord-compromis accepté par tous. Certes il semble que le ‘’grexit’’ ne soit plus d’actualité (encore que ….) et que le réalisme semble l’emporter, un projet de compromis serait sur la table, mais l’intransigeance de l’Allemagne fait peur, et pas seulement aux grecs. A la manœuvre son ministre des finances Wolfgang Schaüble.

Dans son édition de ce matin parue sur internet, hier soir à 22h30. « Les Echos » Anne Bauer fait le récit d’un week-end sous haute tension :

« Les ministres des Finances se sont réunis samedi et dimanche dans une ambiance survoltée révélant leurs divergences.

Pour la Grèce, chaque seconde qui passe rapproche le pays du désastre. Tenue à bout de bras par la Banque centrale européenne (BCE), qui a déboursé 180 milliards de financements pour elle, la Grèce est maintenant engagée dans une course contre la montre pour ne pas couler. Le contrôle des capitaux mis en place en Grèce est désormais prolongé de deux mois. Samedi, aux petites heures du matin, le Parlement grec a donné son feu vert au gouvernement pour qu’il aille négocier un nouveau programme d’aides à Bruxelles, en apportant en gage de sa bonne volonté  la liste des réformes qu’avaient refusées les Grecs par référendum cinq jours plus tôt. Samedi matin, le nouveau ministre des Finances grec, Euclide Tsakalotos, est donc arrivé confiant à Bruxelles pour un nouvel Eurogroupe, fort d’une majorité de 251 députés sur 300. Le pauvre Tsakalotos, décrit par tous ses collègues comme un homme sérieux, engagé et de bonne foi, ne s’attendait sans doute pas à tomber dans une telle pétaudière. Car, après avoir fait preuve d’une unité sans faille contre son prédécesseur, Yánis Varoufákis, les ministres des Finances, cette fois-ci appelés à mettre la main au portefeuille, se sont montrés vindicatifs, désorientés, incapables de voir plus loin que leur contrainte parlementaire immédiate. Assommés et tétanisés par l’ampleur des nouveaux besoins financiers de la Grèce (81,7milliards d’euros sur trois ans), ils se sont divisés en deux clans, l’un mené par la France, qui plaide pour l’aide à Athènes, et l’autre mené par le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, qui préférerait sortir la Grèce de la zone euro. Une note de son ministère a fuité avec une liste de conditions longue comme le bras, avant toute nouvelle aide ou le fameux « plan B » : un Grexit provisoire de cinq ans avec à la clef une restructuration de la dette grecque, sur le modèle de ce que fait le Club de Paris pour les pays en développement. Un papier violent, qui a en flammé le débat en Allemagne, et qui risque de coûter cher au leader du SPD, Sigmar Gabriel. Le ministre allemand n’a cessé samedi de répéter son manque de confiance. Et de rappeler qu’il était là en 2009, 2010, 2011, 2012 lors de toutes les négociations clefs sur la Grèce et qu’il n’était plus question pour lui de se faire avoir par les promesses jamais tenues d’Athènes. Dans la cacophonie, le ministre finlandais des Finances, Alexander Stubb, a rajouté de l’huile sur le feu, déclarant ne pas vouloir participer au moindre plan d’aides à Athènes, car son partenaire dans sa coalition gouvernementale, le parti d’ultra droite Les Vrais Finlandais, ne le veut pas. S’ensuivait un débat venimeux, sur les règles de vote du Mécanisme européen de stabilité, afin de savoir si on pouvait se passer de l’avis de la Finlande. La nuit porte conseil Samedi soir, même l’impassible président de la BCE a failli dérailler lors d’un échange musclé avec Wolfgang Schäuble. « Ne me prenez pas pour un imbécile », aurait déclaré le ministre allemand, furieux de l’analyse de Mario Draghi, selon laquelle un Grexit et une faillite des banques grecques peuvent mettre en danger la stabilité de la zone euro. Samedi soir avant de se quitter, Wolfgang Schäuble prenait encore une dernière fois à partie le ministre français Michel Sapin, pour le mettre en garde contre sa « gentillesse » avec Athènes. Les déclarations vendredi matin de François Hollande, jugeant les propositions grecques « sérieuses et crédibles », ont froissé Berlin. La nuit du samedi au dimanche a quelque peu porté conseil. Le matin, les ministres reprenaient leurs travaux dans une atmosphère plus calme. « Je pense que Mme Merkel a dû passer par là », soulignait un proche des négociations. Avec des trésors de patience, le président de l’Euro-groupe, Jeroen Dijsselbloem, a réussi à mettre au point un texte, réunissant selon lui un accord sur 90% des points. A leur arrivée, les dirigeants, débriefés par leurs ministres des Finances, avaient encore des déclarations guerrières. Il leur restait à trancher certains sujets. D’un côté, déterminer la longue liste des textes qu’Aléxis Tsípras doit faire adopter par son Parlement cette semaine en préalable à l’ouverture d’un nouveau programme : TVA, réforme des retraites, indépendance du fisc et de l’office des statistiques, et réforme de la justice. De l’autre, trouver la formule pour rassurer l’Allemagne sur les privatisations, et surtout sur la perspective d’un allégement de dette, tout en évitant des mots qui fâchent comme « restructuration ». A l’heure du dîner, tout espoir n’était pas perdu pour que les chefs d’Etat donnent un feu vert à une ouverture des négociations. La BCE a averti : demain, il lui faudra débrancher, si elle n’a pas une perspective d’accord. Avec derrière un calendrier très serré, d’une semaine au maximum, pour que d’un côté, le Parlement grec vote les réformes demandées, puis pour que les autres Parlements votent le principe d’un troisième programme…...»

Par internet tout au long des journées de samedi et dimanche notamment lors des débats au sein de l’l’Euro-groupe, on voyait que les journalistes qui suivaient les réunions s’interrogeaient : Mais que veut Wolfgang Schäuble, l'intraitable ministre des Finances allemand ? Ces interrogations m’ont conduit à reprendre pour ce billet le titre ‘’critique’’ que j’avais retenu il y a quelques jours : « Alexis Tsypras, jusqu’où ? » (1 et 2)

Pour l'Obs le 12/7 (extraits) : « Grèce : L'inflexible ministre allemand des Finances exige encore de meilleures offres d'Athènes …( …)… Nous ne pouvons avoir confiance dans des promesses" des Grecs, a-t-il martelé. Affichant toute sa défiance à l'égard d'Alexis Tsipras et de son gouvernement de la gauche radicale grecque, le très orthodoxe ministre allemand a estimé que les espoirs de règlement nés à la fin de l'année dernière avaient "été réduits à néant de manière incroyable ces derniers mois" par ceux qu'il considère comme de dangereux marxistes méditerranéens, attardés, incompétents et trompeurs…(….)….Pire : alors que la crise semblait se dissiper, Schäuble, qui fut longtemps un ministre de l'Intérieur à la poigne de fer, a fait savoir qu'il n'entendait pas vivre avec "le désordre grec". Le rigide ministre allemand, a proposé une solution radicale, quoique pas définitive. L'Allemagne envisage une sortie temporaire de la Grèce de la monnaie unique, le "Grexit" si le pays n'améliore pas ses propositions de réformes…(…)…. Si la Grèce ne peut garantir une mise en œuvre crédible de mesures et une dette soutenable, il faudrait lui offrir de rapides négociations pour une période hors de la zone euro, avec une possible restructuration de sa dette, si nécessaire (...) pendant cinq ans", selon un cinglant document allemand publié après l'Eurogroupe de samedi…» J.B. Naudet

 

Pour Le Point le 12/7 (extraits) : « Fidèle à lui-même, Wolfgang Schäuble ne cédera pas. Alors que les ministres des Finances de l'Eurogroupe siègent à nouveau dimanche à Bruxelles pour analyser les nouvelles propositions déposées par le Premier ministre grec Alexis Tsipras, le ministre allemand crée la surprise en proposant deux scénarios. Le premier, radical, qui -Wolfgang Schäuble ne s'en cache pas - a sa préférence : un Grexit temporaire. La Grèce serait suspendue de la zone euro pendant au moins 5 ans, le temps de restructurer sa dette. La Grèce resterait cependant membre de l'Union européenne. Le second scénario, à peine plus conciliant : tout en revoyant, rapidement et en profondeur, ses propositions de réformes avec l'appui de son Parlement, le gouvernement grec transfère à l'étranger le siège du fonds chargé de gérer les revenus des privatisations pour être sûr que ceux-ci soient exclusivement réservés au remboursement de la dette…..(…)… Pour Wolfgang Schäuble les négociations autour de la dette grecque ressemblent à un très délicat numéro d'équilibriste : il faut, d'un côté, assurer la solidité financière de la maison européenne, et, sur ce point-là, il n'est pas question de lâcher du lest. Mais un Grexit, personne ne l'ignore à Berlin, risquerait non seulement de conduire la Grèce à une catastrophe humanitaire, mais aussi de déstabiliser la zone euro tout entière et d'entraîner d'autres pays, ceux du Sud, dans son sillage. Pascale Hughes.»

J'ai interrompu la rédaction de ce billet en entendant à la télévision qu'un accord avait été trouvé et j'ai écouté la conférence de presse du président Hollande. Un Hollande fatigué mais extrêmement clair et précis. Le ''grexit'' a finalement été évité et l'entente franco-allemande sauvegardée. Bravo ! mais je reprendrai la suite de ce billet en soirée après avoir analysé et digéré ces plutôt bonnes nouvelles.

Je reprends ma revue de Presse avec le Libération de ce matin et donc imprimé et paru avant la nouvelle l'accord. En 1ère page on voit le visage d'Angela Merkel faisant une grimace de scepticisme, accompagné d'un provoquant « A quoi joue l'Allemagne »

Le Monde paru sur internet le 13/7 à 15h : La nuit où l'Allemagne a fait plier Tsipras : David Revault d'Allonnes, Jean-Pierre Stroobants, et Cécile Ducourtieux.

« Alexis Tsipras va donc revenir à Athènes avec la promesse que les négociations sur ce plan d'aide vont démarrer. Et c'est à peu près tout. Il a dû accepter le principe d'un fonds chargé de privatiser les actifs publics grecs à hauteur de 50  milliards d'euros, qui certes ne sera pas logé au Luxembourg comme le demandait Berlin mais à Athènes. Ces 50  milliards seront consacrés à la recapitalisation des banques grecques, à la charge de la dette, et pour ce qu'il reste, à des investissements dans le pays. S'agit til d'un nouveau "Versailles" pour la Grèce, demande un journaliste allemand à la chancelière Angela Merkel? " Je ne participe pas aux comparaisons historiques, nous ne sommes pas dans une Europe allemande ", répond-elle. " Nous avons combattu à l'étranger, nous devons maintenant lutter au pays contre les droits acquis ", a déclaré pour sa part M.  Tsipras lundi matin, en allusion aux blocages de l'économie grecque.

Un accident est encore possible. Il faut que cet accord sans concession soit validé par le Parlement à Athènes, et aussi par les élus allemands, néerlandais, finlandais,… L'accord ne pouvant pas être bouclé en moins de deux ou trois semaines, il reste aussi à mettre en place un financement d'urgence alors que la Grèce doit rembourser 3,5  milliards d'euros à la BCE le 20  juillet et que ses caisses sont vides. Ce sera l'objet d'un nouvel Eurogroupe, lundi dans l'après-midi. On parlait, lundi matin, d'une enveloppe de 13  milliards d'euros disponible dans une "  poche  " de fonds européens…  La BCE, qui devait aussi se réunir dans la journée, et qui attendait ce signal depuis des semaines, pourrait relever le plafond des liquidités d'urgence et redonner de l'air aux banques grecques au bord de l'asphyxie.

Toute la nuit du dimanche au lundi, les Dix-neuf ont négocié, pied à pied. Les positions, depuis quelques jours étaient claires. François Hollande voulait un " deal  " à tout prix pour éviter un " Grexit " Comme M. Tsipras "  il s'est fait une religion assuraient des observateurs, il veut l'accord. Il veut sauver les banques. Mais la délégation grecque s'est battue sur chaque détail. Ce qui coinçait le plus  ? Il y avait une liste de mesures allant beaucoup plus loin que ce que les institutions avaient préconisé le 10  juillet au soir. Et qui avaient déjà fait l'objet d'un non au référendum du 5  juillet, à 61  %. L'accord a été arraché au finish, grâce à l'obstination des Français, M.  Hollande ayant multiplié les réunions à quatre (avec Donald Tusk, président du Conseil, M.  Tsipras, Mme  Merkel) et les têtes à têtes avec le premier ministre grec. Mais c'est surtout le Fonds de valorisation des actifs grecs, une idée du ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, appuyée par la Mme  Merkel, qui ne passait pas. Alors qu'un accord semblait s'ébaucher, vers 5 h 30 du matin, l'entourage de M. Tsipras expliquait que le principe du Fonds lui semblait inacceptable et plaidait pour que le chiffre de 50 milliards d'euros ne soit pas mentionné. " Les créanciers veulent toute la richesse de la Grèce, et mon costume aussi "lâche un proche, épuisé, de M. Tsipras, au petit matin. " Chez nous, en comptant tout, les banques, les aéroports, la gestion de l'eau etc. on arrive à 17 ou 18  milliards d'euros à privatiser. Pour monter à 50  milliards, il faut leur donner toutes nos banques "ajoutait-il. " Et si on ne trouve rien  ? ", demandent des journalistes. " Sex and drug and rock'n roll ", lâche, le Grec… Et encore, les Grecs ont échappé dans les conclusions de l'accord, à une phrase faisant mention d'un "  exit  " temporaire de la zone euro, encore une idée de M.  Schäuble, mise sur la table du sommet de la zone euro, et très vite baptisée "  clause By By  " à Bruxelles… M. Schäuble avait en fait développé ces idées juste avant  l'Eurogroupe du 11  juillet, qui avait inauguré ce week-end de folie " spécial Grèce  " à Bruxelles. Des mesures, qui, malgré leur dureté, allaient être été endossées par les dix-neuf ministres des finances de la zone euro, puis se retrouver sur la table des chefs d'Etat et de gouvernement de l'union monétaire, dimanche. Que résout cet accord qui semble tellement plus dur que tout ce qui a circulé à Bruxelles ou Athènes ces derniers mois ? Tellement éloigné des aspirations des Grecs ? Le week-end aura en tout cas été ravageur. Il aura mis à jour les divisions, profondes, des Européens. Il y avait d'un côté le clan des " faucons ", partisans du Grexit ou de l'humiliation du leader de Syriza –  voire des deux à la fois. On y trouvait l'Allemagne, les pays baltes, la Finlande, la Slovaquie, etc. De l'autre, se retrouvaient, moins nombreux, ceux qui voulaient que la Grèce reste à tout prix dans la zone euro : la France, les Italiens, plus discrets, les Chypriotes.

L'épisode commencé samedi avec le treizième Eurogroupe " spécial Grèce " ne semblait pas devoir engendrer un tel psychodrame. La veille, à la fin d'une séquence politique inespérée, M.  Tsipras avait fait voter par une majorité conséquente de son Parlement (251 députés sur 300), la liste des réformes qu'il s'engageait à mettre en œuvre contre un nouveau plan d'aide. La Grèce s'engageait à faire passer rapidement une réforme de la TVA destinée à faire rentrer l'équivalent de 1  % du produit intérieur brut (PIB) de recettes fiscales supplémentaires dès 2016, et une réforme des retraites, qui elle, est censée permettre une économie de 1  % du PIB en année pleine. Vendredi, toujours, la Commission, conjointement avec la BCE et le FMI, constataient, dans un document commun, que la Grèce était dans une telle situation économique et financière telle qu'elle avait effectivement besoin d'un troisième plan d'aide, d'un minimum de 74  milliards d'euros. Après les jours de tension extrême qui ont suivi le "non" au référendum du 5  juillet, quand certains craignaient que Berlin refuse désormais tout net de discuter avec Athènes, et après l'ultimatum prononcé le mardi 7  juillet, lors du sommet européen ("  les réformes ou le Grexit "), un léger vent d'optimisme soufflait sur Bruxelles.Certains commençaient à douter de la nécessité d'un sommet, convoqué en principe dimanche 12  juillet. D'autres, plus prudents, avaient prévenu :Ce sera très dur. Des parlements nationaux vont peut-être bloquer un nouveau plan d'aide de cette ampleur"commentait une source diplomatique.

Samedi matin, la fameuse lettre de M.  Schäuble était déposée sur la table de l'Euroworking groupe, la réunion de travail préparatoire à l'Eurogroupe. Une bombe… Si Athènes – qui a déjà bénéficié de 240  milliards d'euros de prêts depuis 2010 – veut décrocher un troisième plan d'aide, de plus de 80  milliards d'euros supplémentaires, il lui faut accepter le Fonds luxembourgeois d'"  expropriation "… La proposition était dans l'air en  2012 mais n'avait pas été mise en place. Et puis il y avait cette " Bye bye clause "La réunion de l'Eurogroupe va être le théâtre d'un violent affrontement. Les pro-Grexit veulent plus de réformes et évoquent une confiance rompue par M. Tsipras. Les anti-Grexit sont, eux, hantés par les coûts à court terme d'une sortie de la Grèce  : les créanciers ne seraient jamais remboursés de leur dette, ce serait une catastrophe pour l'économie et la société grecques, ainsi qu'une grande menace au plan géopolitique, insistent-ils. M.  Sapin aurait pris la parole pour dire qu'un Grexit coûterait une fortune aux Européens. Les Grecs, une fois revenus passés à la drachme, ne pourraient jamais rembourser leurs dettes. Peu d'émoi autour de la table… Les échanges qui suivent seront décrits comme " extrêmement violents ". Le ministre finlandais Alexander Stubb n'a pas hésité à affirmer que les Grecs n'ont " rien fait depuis 50 ans "… Mario Draghi prend régulièrement la parole pour rappeler aux participants l'urgence et la gravité de la situation  : le contrôle des capitaux instauré depuis le 29  juin, l'économie à l'arrêt, le défaut de paiement d'Athènes face à la BCE, inévitable le 20  juillet… La BCE ne veut pas être accusée, plus tard, d'avoir joué ce rôle éminemment politique. Schäuble interrompt Draghi: " Tu me prends pour un idiot ? "… Le président de l'Eurogroupe, Jerœn Dijsselblœm, parvient toutefois à calmer les esprits. Dimanche, la tension retombe et le document à transmettre aux chefs d'Etat est élaboré. Dimanche en début d'après midi, quand s'achève enfin cet Eurogroupe, les choses sont claires  : c'est la ligne dure qui l'a emporté. Dans la liste, il y a le Fonds au Luxembourg, la "  clause Bye, bye "… Les chefs d'Etat et de gouvernement devront trancher. Et ils trancheront eux aussi, en faisant zéro concession à Tsipras.

Au bout du compte, les dégâts sont multiples, avec une Grèce humiliée, des institutions européennes abîmées (le travail de la commission européenne a été balayé sur la fin), un Eurogroupe incapable de décider, des ministres davantage mus par leurs émotions que par la raison, une Commission qui s'est battue mais qui est sortie du jeu. Et un rapport franco-allemand détérioré, même si l'Elysée voulait minimiser l'ampleur des divergences. "Il faut distinguer ce qui se dit dans le cadre de l'Eurogroupe de ce qui peut se dire entre le président et la chancelière ", y affirmait-on.. »

 

A suivre bien sûr: d'abord la ratification au parlement grec ; ça devrait passer ! A Berlin et à Paris aussi. Des risques de rejets dans certains pays du nord de l'Europe: il ne faudrait pas qu'ils soient trop nombreux pour que l'éventuel problème puisse être contourné. 

Et puis il faut aller passer ses vacances en Grèce pour les aider mais en refusant de régler en espèces. 

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