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A livre ouvert.... Bertrand Tavernier : Amis Américains (1)

14 Décembre 2015 , Rédigé par niduab Publié dans #à livre ouvert

Ce fut mon cadeau, ou plutôt mon auto-cadeau, mon caprice du Noël 2008, car bien évidemment je n’attendais pas qu’un de mes enfants me l’offre au prix où il était vendu (70 euros). Mais ce n’était pas du vol car le bouquin de Bertrand Tavernier le méritait amplement et d’ailleurs j’ai mis sept ans pour le lire. Non pas qu’il soit ennuyeux mais disons que c’est du lourd : environ un millier de pages, sans doute autant de photos ou d'images pour un poids total de cinq kilos. Une sorte d’encyclopédie du cinéma même s’il y a trop absences pour mériter ce label. En fait ce livre est plutôt un gros carnet de bord des échanges que l’auteur eut avec quelques grands d’Hollywood à l’époque où il était, dans les années 60 et 70, critique pour diverses revues dont ‘’Les Cahiers du cinéma’’ et ‘’ Positif’’. Ce livre est une version enrichie et actualisée d’un précédent livre sorti en 1993.

28 cinéastes sont présentés en rappelant leur filmographie, en proposant des interviews réalisées avec eux ou des entretiens avec des témoins ou proches, et l’ajout de nombreuses photos des films et affiches d'époque. Le livre est structuré en grands chapitres.

Le parrain : John Ford

Les grands anciens: Tay Garnett, Henry Hattaway, Edgar G. Ulmer, William A. Wellman
Middle Generation: Budd Boetticher, Delmer Daves, Stanley Donen, Robert Parrish, Richard Quine, Jacques Tourneur, John Huston, André De Toth

Série B: Roger Corman

Liste noire: Sidney Buchman, Edward Chodorov, Carl Foreman, Julian Zimet, Philip Yordan, Bikerman, John Berry, Polonsky, Elia Kazan, Joseph Losey

Le joueur solitaire: Robert Altman

L'amour du cinéma américain: Alexander Payne, Joe Dante, Quentin Tarantino

Je ne pourrai probablement pas tous les présenter, même si j’y consacre comme c’est prévu trois parties. Pour ce premier billet je vais m’intéresser aux grands anciens dont bien évidemment le plus illustre, celui que Tavernier a désigné comme  ‘’Parrain’’. Je ne reporterai que quelques lignes pour chaque réalisateur accompagnées de photos des films les plus représentatifs.

 

John Ford (1894/1973) aurait réalisé environ 150 films dont plus de 50 des plus anciens (muets)  ont été perdus. Ses premiers films sonores sont sortis en 1929 et 1930. Les derniers à la fin des années 60. Il a remporté 4 fois l'Oscar du meilleur réalisateur avec :

1935 : Le Mouchard (The Informer)

1940 : Les Raisins de la colère (The Grapes of Wrath)

1941 : Qu'elle était verte ma vallée (How Green Was My Valley)

1952 : L'Homme tranquille  (The Quiet Man)

«… chez John Ford la ligne de force est étirée, lâche, rarement construite autour d’un sentiment individuel ou d’un mobile négatif…. Ces films sont tous des odyssées de groupe, de plusieurs personnes appartenant au même milieu, à la même collectivité….Le héros fordien ne se pose pas de question morale ou son éthique n’existe que par rapport à un sentiment d’ordre collectif…..Il n’a pas besoin de se prouver à lui-même qu’il est capable d’aller jusqu’au bout……. il le fait simplement, littéralement porté par un idéal collectif qui lui fait ignorer les doutes….. Les héros fordiens sont des paysans et son cinéma est un cinéma de paysans..... » 

1/ La chevauchée fantastique (1939) . 2/ Les raisins de la colère (1940) 3/ Qu'elle est verte ma vallée (1941) 4/ La poursuite infernale (1946)  5/ La charge héroïque (1948) 6/ Rio Grande (1950)1/ La chevauchée fantastique (1939) . 2/ Les raisins de la colère (1940) 3/ Qu'elle est verte ma vallée (1941) 4/ La poursuite infernale (1946)  5/ La charge héroïque (1948) 6/ Rio Grande (1950)1/ La chevauchée fantastique (1939) . 2/ Les raisins de la colère (1940) 3/ Qu'elle est verte ma vallée (1941) 4/ La poursuite infernale (1946)  5/ La charge héroïque (1948) 6/ Rio Grande (1950)
1/ La chevauchée fantastique (1939) . 2/ Les raisins de la colère (1940) 3/ Qu'elle est verte ma vallée (1941) 4/ La poursuite infernale (1946)  5/ La charge héroïque (1948) 6/ Rio Grande (1950)1/ La chevauchée fantastique (1939) . 2/ Les raisins de la colère (1940) 3/ Qu'elle est verte ma vallée (1941) 4/ La poursuite infernale (1946)  5/ La charge héroïque (1948) 6/ Rio Grande (1950)1/ La chevauchée fantastique (1939) . 2/ Les raisins de la colère (1940) 3/ Qu'elle est verte ma vallée (1941) 4/ La poursuite infernale (1946)  5/ La charge héroïque (1948) 6/ Rio Grande (1950)

1/ La chevauchée fantastique (1939) . 2/ Les raisins de la colère (1940) 3/ Qu'elle est verte ma vallée (1941) 4/ La poursuite infernale (1946) 5/ La charge héroïque (1948) 6/ Rio Grande (1950)

« Note sur ‘’About John Ford’’ le livre de Lindsay Anderson : ……Anderson est sévère pour la dernière période de Ford dont il ne sauve pratiquement que Le Sergent Noir et L’Homme qui tua Liberty Valence. On peut regretter son analyse trop restrictive de La Prisonnière du désert qu’il juge ‘’beau imposant mais pas réellement inspiré’’. Si ses réserves sur La Taverne de l’Irlandais et surtout Les Cheyennes me semblent justifiées, je le trouve beaucoup trop injuste pour La Dernière Fanfare et tous ces moments décontractés et  personnels que l’on rencontre dans Les Cavaliers….. » 

1/ La prisonnière du désert (1956)  2/ Les Cavaliers (1959)  3/ Le Sergent noir (1960) 4/ L'homme qui tua Liberty Valence (1962) 5/ La Taverne de l'Irlandais (1963)  6/ Les Cheyennes (1964) 1/ La prisonnière du désert (1956)  2/ Les Cavaliers (1959)  3/ Le Sergent noir (1960) 4/ L'homme qui tua Liberty Valence (1962) 5/ La Taverne de l'Irlandais (1963)  6/ Les Cheyennes (1964) 1/ La prisonnière du désert (1956)  2/ Les Cavaliers (1959)  3/ Le Sergent noir (1960) 4/ L'homme qui tua Liberty Valence (1962) 5/ La Taverne de l'Irlandais (1963)  6/ Les Cheyennes (1964)
1/ La prisonnière du désert (1956)  2/ Les Cavaliers (1959)  3/ Le Sergent noir (1960) 4/ L'homme qui tua Liberty Valence (1962) 5/ La Taverne de l'Irlandais (1963)  6/ Les Cheyennes (1964) 1/ La prisonnière du désert (1956)  2/ Les Cavaliers (1959)  3/ Le Sergent noir (1960) 4/ L'homme qui tua Liberty Valence (1962) 5/ La Taverne de l'Irlandais (1963)  6/ Les Cheyennes (1964) 1/ La prisonnière du désert (1956)  2/ Les Cavaliers (1959)  3/ Le Sergent noir (1960) 4/ L'homme qui tua Liberty Valence (1962) 5/ La Taverne de l'Irlandais (1963)  6/ Les Cheyennes (1964)

1/ La prisonnière du désert (1956) 2/ Les Cavaliers (1959) 3/ Le Sergent noir (1960) 4/ L'homme qui tua Liberty Valence (1962) 5/ La Taverne de l'Irlandais (1963) 6/ Les Cheyennes (1964)

Tay Garnet (1894/1977) a réalisé 45 films entre 1928 (début du cinéma parlant) et 1973.

« Tay Garnet n’est plus un nom très connu aujourd’hui, c’est le moins qu’on puisse dire. Pourtant il fut le réalisateur du Facteur sonne toujours deux fois version de 1946 avec John Garfield et Lana Turner. Le premier film de Garnett que j’ai vu  à la cinémathèque française est Son homme (1930). Le reste de son œuvre que j’ai découvert des années plus tard m’a moins convaincu malgré quelques réuissites comme le Poignard mystérieux (1939) ou Batnaan (1943). Par contre je n’ai toujours pas vu Voyage sans retour (1932) qui est pour beaucoup son chef d’œuvre.

1/ Son homme (1930)  2/ Voyage sans retour (1932)  3/ Le facteur sonne toujours deux fois (1946)1/ Son homme (1930)  2/ Voyage sans retour (1932)  3/ Le facteur sonne toujours deux fois (1946)1/ Son homme (1930)  2/ Voyage sans retour (1932)  3/ Le facteur sonne toujours deux fois (1946)

1/ Son homme (1930) 2/ Voyage sans retour (1932) 3/ Le facteur sonne toujours deux fois (1946)

Henry Hathaway (1898/1985) a réalisé une soixantaine de films entre 1932  et 1974.

«  ….Là ou d’autres réalisateurs s’attachent à chanter les exploits de héros tenaces, à glorifier des actions d’éclats, à célébrer les pionniers, Hathaway reste terre à terre, insiste sur le travail quotidien, sur la violence et se montre plus à l’aise avec les personnages des milieux interlopes, les crapules. Parmi les metteurs en scène de sa génération, il est celui qui sut créer les plus spectaculaires personnages de méchants… La structure dramatique prime sur les idées générales. Sa mise en scène dramatise chaque scène dans ce qu’elle peut avoir de réaliste et finit par priver ses films de tout point de vue général….»

1/ La fille du bois maudit (1936)  2/ Peter Ibbetson ( 1935)  3/ Les trois lanciers du Bengale  4/  Le carrefour de la mort (1947  5/ Les ruelles du malheur  6/ Appeler Nord 777 ) 1/ La fille du bois maudit (1936)  2/ Peter Ibbetson ( 1935)  3/ Les trois lanciers du Bengale  4/  Le carrefour de la mort (1947  5/ Les ruelles du malheur  6/ Appeler Nord 777 ) 1/ La fille du bois maudit (1936)  2/ Peter Ibbetson ( 1935)  3/ Les trois lanciers du Bengale  4/  Le carrefour de la mort (1947  5/ Les ruelles du malheur  6/ Appeler Nord 777 )
1/ La fille du bois maudit (1936)  2/ Peter Ibbetson ( 1935)  3/ Les trois lanciers du Bengale  4/  Le carrefour de la mort (1947  5/ Les ruelles du malheur  6/ Appeler Nord 777 ) 1/ La fille du bois maudit (1936)  2/ Peter Ibbetson ( 1935)  3/ Les trois lanciers du Bengale  4/  Le carrefour de la mort (1947  5/ Les ruelles du malheur  6/ Appeler Nord 777 ) 1/ La fille du bois maudit (1936)  2/ Peter Ibbetson ( 1935)  3/ Les trois lanciers du Bengale  4/  Le carrefour de la mort (1947  5/ Les ruelles du malheur  6/ Appeler Nord 777 )

1/ La fille du bois maudit (1936) 2/ Peter Ibbetson ( 1935) 3/ Les trois lanciers du Bengale 4/ Le carrefour de la mort (1947 5/ Les ruelles du malheur 6/ Appeler Nord 777 )

« Pour un critique normal parler de Henry Hathaway équivaut à enfiler avec paresse une suite de lieux communs et d’idées reçus…. Il y a plusieurs explications à cette approche somme toute légère : d’une part quand la jeune critique commença à s’intéresser à nouveau au cinéma américain, dans les années 1954-55 , Hathaway traversait une mauvaise période qui n’incitait guère à l’indulgence….. D’autre part la critique se méfiait des cinéastes sous contrat avec un studio, préférant les auteurs indépendant…… En fait Hathaway mérite mieux que cette réputation d’homme à tout faire. Certes et il le confirmait, il acceptait tout ce qu’on lui offrait….. »

1/ Niagara (1953)  2/ Le jardin du diable (1954)  3/ les quatre fils de Katie Elder (1965)   4/ Nevada Smith (1966)   5/ Cent dollars pour un shérif (1969)  6/ Quand siffle la dernière balle (1971)1/ Niagara (1953)  2/ Le jardin du diable (1954)  3/ les quatre fils de Katie Elder (1965)   4/ Nevada Smith (1966)   5/ Cent dollars pour un shérif (1969)  6/ Quand siffle la dernière balle (1971)1/ Niagara (1953)  2/ Le jardin du diable (1954)  3/ les quatre fils de Katie Elder (1965)   4/ Nevada Smith (1966)   5/ Cent dollars pour un shérif (1969)  6/ Quand siffle la dernière balle (1971)
1/ Niagara (1953)  2/ Le jardin du diable (1954)  3/ les quatre fils de Katie Elder (1965)   4/ Nevada Smith (1966)   5/ Cent dollars pour un shérif (1969)  6/ Quand siffle la dernière balle (1971)1/ Niagara (1953)  2/ Le jardin du diable (1954)  3/ les quatre fils de Katie Elder (1965)   4/ Nevada Smith (1966)   5/ Cent dollars pour un shérif (1969)  6/ Quand siffle la dernière balle (1971)1/ Niagara (1953)  2/ Le jardin du diable (1954)  3/ les quatre fils de Katie Elder (1965)   4/ Nevada Smith (1966)   5/ Cent dollars pour un shérif (1969)  6/ Quand siffle la dernière balle (1971)

1/ Niagara (1953) 2/ Le jardin du diable (1954) 3/ les quatre fils de Katie Elder (1965) 4/ Nevada Smith (1966) 5/ Cent dollars pour un shérif (1969) 6/ Quand siffle la dernière balle (1971)

Edgar G. Ulmer (1900/1972) a réalisé une quarantaine de films (plutôt classés en série B) entre 1933  et 1965. Né à Vienne il s’expatria d’abord à Berlin où il fit la connaissance de Murnau avec qui il commença à travailler dans l’industrie naissante du cinéma. Il arriva à Hollywood en 1926 comme assistant de Murnau.

Extrait d’une interview par Tavernier en 1961 : « … Il y a une règle que je suis depuis trente ans ; on doit toujours raconter une histoire en montrant le point de vue d’un personnage. C’est le meilleur tuyau du scénariste….. Ce n’est pas toujours possible , mais il faut suivre un acteur et, à partir de cet acteur l’improvisation commence….moi mon grand défaut, ma femme vous le dira : je tombe amoureux d’un personnage, d’une situation, et à partir de ça j’improvise…. »

1/ Detour (1946). 2/ Le bandit (1955)  3/ Hannibal (1960)1/ Detour (1946). 2/ Le bandit (1955)  3/ Hannibal (1960)1/ Detour (1946). 2/ Le bandit (1955)  3/ Hannibal (1960)

1/ Detour (1946). 2/ Le bandit (1955) 3/ Hannibal (1960)

William A. Wellman (1896/1975) a tourné 75 films (dont 12 à l’époque du muet). Ses films premiers films sonores datent de 1929 et son dernier, Lafayette Escadrille, fut tourné en France en 1958 puis il arrêta alors qu’il était encore au sommet.

«…. Tout Wellman est dans la contradiction. D’un côté l’anticommuniste militant, réactionnaire, et de l’autre le bagarreur, l’anarchiste, le rebelle qui signa des œuvres très progressistes (heroes for sale, 1933 et Ox-box incident, 1943), l’individualiste généreux qui, s’il aime quelqu’un ou quelque chose oubliera ses préventions et ses principes…..Wellman fait partie de ces metteurs en scène hollywoodiens dont les films qui se voulaient ambitieux, novateurs, comptent parmi les plus intéressants et les plus réussis : The Public Enemy (1931), A Star is born (1937)…..On doit à cet auteur qui avait une grande réputation de macho quelques magnifiques portraits de femmes, voire  plusieurs films étonnamment féministes : Night nurse (1931), Safe in Hell(1931), Westward the women (1952) et d’autres qui remettent en cause la virilité, considérée alors comme vertu primordiale, comme track of the Cat (1954)

1/ L'ennemi public (1931) 2/ Héros à vendre (1933) 3 / Une étoile est née (1937)  4/ L'étrange incident (1943)  5/ Convoi de femmes (1952)  L'escadrille Lafayette (1958)1/ L'ennemi public (1931) 2/ Héros à vendre (1933) 3 / Une étoile est née (1937)  4/ L'étrange incident (1943)  5/ Convoi de femmes (1952)  L'escadrille Lafayette (1958)1/ L'ennemi public (1931) 2/ Héros à vendre (1933) 3 / Une étoile est née (1937)  4/ L'étrange incident (1943)  5/ Convoi de femmes (1952)  L'escadrille Lafayette (1958)
1/ L'ennemi public (1931) 2/ Héros à vendre (1933) 3 / Une étoile est née (1937)  4/ L'étrange incident (1943)  5/ Convoi de femmes (1952)  L'escadrille Lafayette (1958)1/ L'ennemi public (1931) 2/ Héros à vendre (1933) 3 / Une étoile est née (1937)  4/ L'étrange incident (1943)  5/ Convoi de femmes (1952)  L'escadrille Lafayette (1958)1/ L'ennemi public (1931) 2/ Héros à vendre (1933) 3 / Une étoile est née (1937)  4/ L'étrange incident (1943)  5/ Convoi de femmes (1952)  L'escadrille Lafayette (1958)

1/ L'ennemi public (1931) 2/ Héros à vendre (1933) 3 / Une étoile est née (1937) 4/ L'étrange incident (1943) 5/ Convoi de femmes (1952) L'escadrille Lafayette (1958)

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