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Ciné-cure… Robert Altman de Mash à The last show.

5 Septembre 2016 , Rédigé par niduab Publié dans #ciné-cure

« Il avait toujours beaucoup de monde dans les films de Robert Altman. Beaucoup d’histoires, de personnages. Ca se bouscule, se mélange, se disperse, bref ça vit. Malheureusement, ce beau manège tournera désormais sans lui. Le réalisateur américain est décédé le 20 novembre 2006, à 81 ans, dans un hôpital de Los Angeles, des suites d’un cancer…. ». C’est par ses mots que commençait le bel hommage que lui rendait le magazine mensuel Studio n°92 de fin décembre 2006.  

J’ai découvert Robert Altman fin mai 1970 en allant voir  « M.A.S.H » qui venait de recevoir la Palme d’or au Festival de Cannes. Je fus époustouflé par ce film et le culot de son réalisateur et je me promettais d’aller voir le prochain film qu’il réaliserait ce que je fis fin 1971 (ou début 1972) quand « John Mc Cabe » sortit en France. Pour parler de ces deux films j’ouvre à nouveau l'énorme et magnifique livre  de Bertrand Tavernier « Amis américain » auquel j’ai déjà consacré trois billets (liens 1, 2, 3). Je n'avais pas retenu le chapitre ‘’ Robert Altman le joueur solitaire’’  car l’entretien s’était déroulé en février 1972 et ne concernait essentiellement que ses deux films connus en France même si quelques films, qui ne furent pas commercialement diffusés en France sont aussi évoqués comme ‘’That cold Day’’ (1969) qui fut quand même présenté au festival de Cannes (puis disqualifié pour avoir été faussement référencé canadien) et ‘’Brewster McCloud ‘’ (1970)

« MASH » : De jeunes chirurgiens antimilitaristes aimant l'alcool et les femmes se retrouvent en pleine guerre de Corée à l'hôpital militaire mobile où ils sèment la pagaille. Avec Donald Sutherland, Elliot Gould, Tom Skerritt, Robert Duvall et Sally Kellerman. En plus de la palme d’or le film fut aussi récompensé  par un Golden Globe 1971 de meilleur film comédie, et l’Oscar 1971 du meilleur scénario adapté.                                                      Extrait de l’interview de Bertrand Tavernier : On dit que le succès du film est du au fait que le film était acceptable… Robert Altman : Non, le succès était contenu dans les prémisses du film. C’est normal, n’importe quel cinéaste cherche à avoir du succès….. Personne ne savait ce que l’on tournait. J’ai envie de dire, même pas moi-même…. Et puis il arrive un moment où le film vous dépasse et prend son envol pour des raisons parfois mystérieuses.

« John McCabe » : Joueur de poker et propriétaire d'une mine dans une petite ville de l'ouest américain, McCabe s'associe à Constance Miller, une prostituée avec qui il ouvre un bordel. La mine prospère si bien qu'une puissante compagnie souhaite la racheter. Les négociations ayant échoué la compagnie envoie des tueurs. Avec Warren Beatty et Julie Christie.                 Extrait de l’interview: Bertrand Tavernier : John McCabe se définit par rapport au western comme MASH par rapport au film de guerre. Robert Altman : Je n’ai jamais eu le désir de faire un western traditionnel et d’ailleurs, j’étais fatigué d’une certaine tradition. Nous avons abordé le film comme si nous n’avions jamais vu de western et nous avons fait beaucoup de recherches sur cette période. Pourtant le film a tous les éléments du western traditionnel mais traité sous un angle différent.

Avant de décliner la filmographie de Robert Altman entre 1970 et 2006 qui comprend environ 35 ou 36 longs métrages dont je n’ai du voir, à tout casser, qu’un tiers de l'ensemble, je vais reprendre quelques extraits de l’hommage de ‘’Studio’’ : «…..Robert Altman a réuni au fil de son œuvre le casting le plus prestigieux du cinéma ……Tous les grands acteurs se sont bousculés à son portillon. Son tempérament de fer, doublé d’un fort esprit d’indépendance, explique en partie l’incroyable longévité de sa riche carrière. En cinquante ans Altman a toujours tracé sa route en solo, déjouant les pièges qui se sont dressés devant lui et contournent les règles……A la fin des années 60, ce fut le début du nouvel Hollywood ; les auteurs prennent le pouvoir et dynamitent les vieux mythes du cinéma américain. Altman s’impose en chef de file avec la charge burlesque antimilitariste ‘’M.A.S.H.’’, son premier grand succès, puis le western crépusculaire ‘’John McCabeet la subtile mise en abyme du film noir ‘’Le Privé’. Il est au centre du cadre, l’intrigue faisant office de faire valoir. ‘’Nashville’’, en 1975, dans lequel on suit une vingtaine de personnages lors d’un festival de musique country, reste en cela son film le plus emblématique. Cet éclatement du récit où s’entrecroisent les destins deviendra sa marque de fabrique. Célébré en Europe, boudé aux États-Unis, Altman le self-man, récompensé d’un Oscar d’honneur en 2006, a toujours gardé un esprit rebelle……»

« Images » un film tourné en Irlande en 1972 et qui ne serait sorti en France qu’en mars 1994 mais je ne l’ai jamais vu. Les fantasmes et les rêves criminels d'une schizophrène. Un étonnant portrait de femme. Susannah York obtint le prix d’interprétation féminin au Festival de Cannes 1972.

Au printemps 1973 arrivait sur les écrans « Le Privé »  le nouveau film d’Altman avec Elliot Gould dans le rôle de Philipp Marlowe un personnage qui avait déjà été maintes fois interprété par Humphrey Bogart et Robert Mitchum. C’était une adaptation d’un roman de Raymond Chandler, The long Goodbye publié en français sous le titre Sur un air de navaja. Au casting du film on trouve aussi, Sterling Hayden.  En pleine nuit, Lennox demande à son ami Philip Marlowe, un détective privé, de le conduire de toute urgence au Mexique. Ce dernier accepte, mais à son retour il est fraîchement accueilli par la police. Sylvia, l'épouse de Lennox, a en effet été retrouvée assassinée et Marlowe est inculpé pour meurtre. Le film qui avait été testé dans quelques grandes villes américaines fut très mal reçu. Il fut donc retiré de sa programmation initiale pour être présenté six mois plus tard, précédé d’une intensive publicité. Cette fois l’accueil fut un peu meilleur mais sans plus. Par contre avec le temps il a fini par devenir culte et plus particulièrement en Europe où M.A.S.H avait marché et où le style d’Elliot Gould passait mieux.

Je mentionne très rapidement deux films sortis de Robert Altman en 1974 que je ne connais pas :

« Nous sommes tous des voleurs » avec Keith Carradine et Sheilley Duvall : ‘’Trois prisonniers s'évadent de leur pénitencier. Ils se mettent alors à attaquer des banques. L'un d'eux, blessé, tombe amoureux de la jeune femme qui le soigne’’.

« Les Flambeurs » avec Georges Ségal et Elliot Gould : La passion du jeu entraine deux hommes dans une aventure burlesque. Encore un film présenté au festival de Cannes.

« Nashville » est sorti en 1975. Comme mentionné dans l’hommage de Studio de 2006 ce film peut être considéré comme le premier film emblématique du style Altman.  A travers les itinéraires croisés de 24 personnes qui se retrouvent dans la capitale de la country-music, "Nashville" est une vaste fresque sur les mœurs américaines et le monde du show business. Avec une multitude d’acteurs et de chanteurs de Country. Ce film a reçu l’oscar et le Golden Globe de la meilleure chanson originale ‘’I’m easy ‘’ interprété par Keith Carradine. Il obtint aussi deux nominations aux Oscars : meilleur film et meilleur réalisateur et eut en France le César du meilleur film étranger.

En septembre 1976 je découvrais, la veille mon départ pour le Maroc et ce pour trois ans, mon film préféré de Robert Altman « Buffalo Bill et les indiens » avec Paul Newman, Harvey Keitel, Géraldine Chaplin et Burt Lancaster. En 1885, Buffalo Bill prépare son "Wild West Show" et le chef Sitting Bull accepte d'y participer, après avoir été capturé par l'armée. Mais lorsque le Président des États-Unis assiste au spectacle, le chef indien change légèrement ses plans.... Ce film obtint l’Ours d’or du meilleur film à la Berlinale 1976.

Je n’ai jamais vu les quatre films réalisés par Robert Altman entre 1977 et 1979. Je les cite brièvement.

« Trois femmes » avec Sheilley Duvall, Sissy Spacek et qui valut le Prix d’interprétation au festival de Cannes pour Shelley Duvall et Janice Rule : Au cœur de la Californie désertique, Pinky, tout juste dix-huit ans, est engagée comme aide-soignante dans un sanatorium. Millie vingt cinq ans, est chargée de la former. Millie prend rapidement Pinky sous sa coupe et l’invite à partager son petit appartement. Pinky est totalement fascinée par l’idéal féminin que représente Millie. Mais à la lecture du journal intime de Millie, elle est totalement bouleversée. Leurs relations, leurs aspirations vont être irrémédiablement modifiées.

« Un Mariage » avec Vittorio Gassman, Géraldine Chaplin et Mia Farrow   Le mariage de deux jeunes gens réunissant une cinquantaine d'invités est le prétexte à une investigation en profondeur de la haute société américaine, familiale et sociale. Un tableau plutôt sombre et sans concession.

« Quintet » un film de science fiction post apocalyptique avec Paul Newman, Vittorio Gassman et Fernando Rey. Je serais très curieux de le voir !

« Un couple parfait » avec Paul Dooley : Un couple se constitue grâce à un club de contacts par vidéo.

En 1980 « Popeye » un film musical et burlesque que j’ai vu. Il est inspiré des personnages de la série de comics trips Popeye. Ce n’est pas trop mal mais ce n’est pas vraiment représentatif du style Altman. Avec Robin Williams et Sheilley Duvall.

1/ Robert Altman   2/ MASH    3/ John McCabe  4/ Le Privé   5/ Nashville    6/ Buffalo Bill et les indiens   7/ Popeye
1/ Robert Altman   2/ MASH    3/ John McCabe  4/ Le Privé   5/ Nashville    6/ Buffalo Bill et les indiens   7/ Popeye
1/ Robert Altman   2/ MASH    3/ John McCabe  4/ Le Privé   5/ Nashville    6/ Buffalo Bill et les indiens   7/ Popeye
1/ Robert Altman   2/ MASH    3/ John McCabe  4/ Le Privé   5/ Nashville    6/ Buffalo Bill et les indiens   7/ Popeye
1/ Robert Altman   2/ MASH    3/ John McCabe  4/ Le Privé   5/ Nashville    6/ Buffalo Bill et les indiens   7/ Popeye
1/ Robert Altman   2/ MASH    3/ John McCabe  4/ Le Privé   5/ Nashville    6/ Buffalo Bill et les indiens   7/ Popeye
1/ Robert Altman   2/ MASH    3/ John McCabe  4/ Le Privé   5/ Nashville    6/ Buffalo Bill et les indiens   7/ Popeye

1/ Robert Altman 2/ MASH 3/ John McCabe 4/ Le Privé 5/ Nashville 6/ Buffalo Bill et les indiens 7/ Popeye

Je fais un nouveau saut de plusieurs années dans la filmographie Robert Altman un saut de 1982 à 1987 en partie du à plus de 3 ans de vie au Cameroun (1983 et 1986) mais aussi, il faut bien le reconnaître en raison d'un moindre intérêt pour les réalisations du cinéaste à cette époque. D’ailleurs, certains de ces films ne semblent pas avoir été projetés en France comme : « Health » qui fut réalisé en 1982 et dont on ne trouve aucune trace sur internet.

«  Streamer » sorti en 1983 : Un groupe de jeune gens attend dans un baraquement militaire le moment où ils vont être envoyés pour combattre au Vietnam avec Matthews Modine,

«  Fool For Love » de 1985. Dans un vieux motel de désert May vit et travaille depuis quelque temps dans l'espoir d'échapper à la poursuite d'Eddie, un ancien amoureux et ami d'enfance. Mais ce dernier la retrouve. Avec Kim Bassinger et Sam Shepard. Ce fut aussi un film présenté au Festival de Cannes. 

« Beyond Therapy » de 1987. Bruce après avoir passé une annonce dans un magazine de rencontre a rendez-vous avec Prudence dans un restaurant français. L'entrevue se passe mal, Bruce annonçant d'emblée sa bisexualité. On découvre que l'un comme l'autre suivent une thérapie et que leurs psys sont aussi excentriques qu’eux. Avec Jeff Goldblum et Julie Hagerty.

Fin Juin 1991 serait sorti en France, sans tambours ni trompettes « Vincent et Théo » un film sur les frères Van Gogh, dont je ne sais rien sinon que le rôle principal était tenu par Tim Roth et que ce film fut en partie tourné en France avec aussi Jean Pierre Cassel et François Perrier et que ce fut un flop. (Tout le monde attendait le Van Gogh de Maurice Pialat annoncé en Octobre 1991)

En mai 1992 Robert Altman revenait à Cannes, pour la sixième fois, pour présenter, en compétition « The Player » avec dans le rôle principal Tim Robbins accompagné par Whoopi Godberg et Greta Scacchi pour un portrait au vitriol d’Hollywood. Altman accorda au magazine Studio n° 62 une longue et belle interview dont voici quelques extraits :                                 Studio : Pourquoi avez-vous décidé aller à Hollywood pour taper ainsi du poing sur la table ?  Altman.  « Parce que c’est le genre de film que je fais. Le genre de films que j’ai fait toute ma vie….mais les gens ne semblent y prêter attention que lorsqu’il y a un côté sensationnel, scandaleux…. » Studio : Vous sentez vous objectif vis-à-vis du milieu hollywoodien ? Altman.  « Très objectif. Ce n’est d’ailleurs pas un milieu qui me touche plus qu’un autre même si je suis bien évidemment obligé de le fréquenter souvent., à cause de mon travail. Je fais des films et ces films doivent parfois être distribués par des studios. Mais je ne me considère pas comme faisant partie de ce milieu. En revanche, dès qu’il s’agit de faire un film sur la manière dont ces gens se comportent, cela m’est particulièrement facile, parce que je les connais très bien. Et si ‘’The Player’’ a un tel écho aujourd’hui, c’est sans doute que le portrait est réussi……» Studio : Bien que le film soit très anti-Hollywood sur le fond il utilise tout les éléments marketing d’Hollywood : le suspense, une histoire d’amour, le sexe, la violence. Est-ce que vous trouvez plus efficace d’attaquer un système en utilisant ses propres armes ?   Altman.  « Absolument. C’est même la seule manière. Parce que si je reste à l’extérieur du système et que je dis ‘’ ce que vous faites c’est mal’’, ils n’y prêteront pas aucune attention. Non si je veux critiquer quelque chose la meilleure manière est de faire en sorte que les gens que je critique m’acceptent, me réclament, comme un des leurs…. »  Studio : Il y a dans le film beaucoup de stars qui jouent leur propre rôle. Comment les avez-vous convaincues d’apparaître dans le film ? Altman.  « Je leur ai juste demandé. Je leur ai dit ‘je fais un film sur Hollywood. C’est l’histoire d’un producteur qui tue son scénariste. Ca vous dit de venir jouer votre propre rôle ? ‘’ Ils ont ri, et ils sont venus. Ils n’avaient pas d’appréhensions. Ils n’étaient devenus paranos. Ils sont juste venus. Et le plus surprenant c’est aucun d’entre eux ne m’a demandé à lire le scénario. Mais je crois qu’au fond d’eux-mêmes, ils avaient compris le film que je voulais faire, et qu’ils souhaitaient ce joindre à cette manifestation…. ».   The Player fut récompensé à Cannes avec le prix d’interprétation pour Tim Robbins. Il fut aussi récompensé aux États-Unis avec le Golden Globe du meilleur film comédie.

Début janvier 1994 « Short Cuts » arrivait dans les salles françaises avec au casting une pléiade de vedettes : Andie Mac Dowell,  Julianne Moore, Jennifer Jason Leigh, Anne Archer, Madeleine Stowe,  Frances McDormand…etc…. dont quelques mecs quand même Jack Lemmon, Bruce Davison, Tim Robbins, Robert Downey Jr....Ce film reçu le lion d’or du Festival de Venise 1993.  Inspiré de plusieurs nouvelles de Raymond Carver, "Short Cuts" est une fresque ou s’entremêlent les histoires de la vie quotidienne d’une vingtaine de personnages vivant à Los Angeles. Chaque histoire a ses moments et ses sommets d’émotions et d’intensités. Le film mêle drame, rire et émotion en abordant des thèmes tels que l’adultère, la solitude, le couple avec ou sans enfants ou encore les rapports entre parents et enfants et ce à tout âge. L’accueil du public et des critiques fut contrasté. Ainsi dans le magazine Studio les critiques n’étaient pas d’accord. Pour l’un (Laurent Tirard.) « …..Résumer l’intrigue de ‘’Sort Cuts'' tient de l’exercice suicidaire. D’ailleurs peut-on parler d’intrigue devant un film à la fois si complexe et si naturel dans lequel la caméra se promène d’un personnage à l’autre capturant des moments aussi fragmentés qu’essentiels, mais jamais aléatoires….. Ce qu’Altman réussit à reproduire n’est rien de moins que le cheminement du destin… Short Cuts ne présente pas la vie sous son jour optimiste, mais Altman n’a jamais été du genre à s’extasier sur la joie de vivre.» Tandis que pour l’autre (Christophe d’Yvoire) « Il y a quelque chose d’épouvantable dans ‘’Short Cuts’’. Cela ne tient ni à l’intelligence de son réalisateur, ni à sa manière de filmer mais a son état d’esprit. Altman hait tous les personnages qu’il met en scène. En signant ‘’Mash’’, ‘’Nashville’’ ou ’’The Player le cinéaste dénonçait des systèmes de valeurs. Avec ‘’Short Cuts’’ il ne s’en prend pas à une morale ou aux règles d’une société, mais à des individus qui sont lâches, salauds ou crétins….. Il y a tant de cynisme et d’aigreur dans son regard qu’il fait de ‘’Short Cuts’’ un film inconsommable. »

En mars 1995 sortait « Prêt- à- Porter » un film que j’ai vu : hélas ! Avec encore une multitude de stars : Julia Roberts, Tim Robbins, Kim Bassinger, Marcello Mastroiani, Sophia Loren et de nombreux acteur français le film ayant été tourné à Paris dans le monde de la haute couture. « Mais le film est une énorme déception. Parce que le roi des chassés-croisés, des histoires à tiroirs et des imbroglios du destin n’a pas suivi de scénario et semble s’être laissé emporter par des évènements qu’il était incapable de maîtriser. Michel Rebuchon. Studio.»

En mai 1996 Robert Altman était pour la huitième et dernière fois au rendez-vous de Cannes avec « Kansas City ». Ce film avec Jennifer Jason Leigh, Harry Bellafonte et Miranda Richardson est rentré bredouille. Il faut croire qu’Altman commence à lasser. Et pourtant moi j’ai adoré ! « Le film trace le portrait de l’Amérique profonde, racisme ordinaire et magouilles politiques compris. Son prétexte est l’histoire d’une jeune télégraphiste qui kidnappe la femme d’un responsable politique, afin d’obtenir la libération de l’homme qu’elle aime. Ca se passe en 1934 à Kansas City dont le réalisateur est originaire. … Le film est aussi une descente au cœur de la musique et retrace l’affrontement à l’occasion d’une ‘’jam session’’ entre les légendaires musiciens Lester Young et Coleman Hawkins sous les yeux d’un jeune homme nommé Charlie Parker…… Juliette Michaud. Studio

Début juin 1998 « The Gingerbread man » arrivait dans les salles françaises avec au très beau casting Kenneth Brannagh, Embeth Davidtz, Robert Downey Jr, Tom Béranger et Robert Duvall. J’ai bien aimé ce film construit façon thriller ce qui était une première pour Robert Altman et ce qui a peut-être déconcerté les critiques. Le scénario était l’adaptation d’un manuscrit non publié de John Grisham dont nombre de romans ont été adaptés au cinéma avec bonheur. Un avocat brillant et ambitieux de Savannah voit débarquer dans son cabinet une serveuse en détresse qui se dit harcelée par son père asocial, violent et vivant au fond des bois. Au dehors un ouragan gronde. Le critique Michel Rebichon du magazine Studio se montra plutôt sévère envers ce film «…..De ce scénario préfabriqué, Altman a essentiellement retenu le parallèle entre la montée du suspense et l’imminence de l’ouragan en soignant particulièrement le look de ce polar météorologique… »

Cookies’ s fortune est sorti en avril 1999 avec Glenn Glose, Charles S. Dutton et Julianne Moore. Je n’ai pas vu ce film mais je le regrette : Dans une petite ville sans histoire du Mississippi, le suicide de Coolie, vieille dame excentrique est très mal vécu, notamment par sa snobinarde de nièce qui décide de le maquiller en crime. Sophie Benamon de Studio a apprécié ce film et me donne envie de chercher en DVD. « …..On se souviendra de Cookie’s fortune comme d’une balade bluesy. Une bonne balade très bien éclairée où les interprètes font des prestations splendides…. »

Début janvier 2001 j’ai pu voir et apprécier « Docteur T et les femmes » avec Richard Gere, Helen Hunt, Farrah Fawcett, Laura Dern etc… Le docteur Travis est le gynécologue préféré des femmes de la haute société de Dallas. Mais sa vie jusque-là bien réglée va être bouleversée par des changements auxquels il ne s’attendait pas. Le critique de Studio Michel Rebichon avait aussi aimé «  Cette chronique sur les difficultés des rapport homme-femme qui est surtout une lettre d’amour aux femmes et aux actrices… »

Je n’ai pas vu « Gosford Park » sorti en mars 2002, sans doute n’est-il pas passé par Niort car un film qui avait obtenu le Golden Globe du meilleur réalisateur et était alors en course avec 7 nominations aux Oscars ça ne se loupe pas. Il me faudra le trouver en DVD. La critique de Thomas Baurez du studio était plutôt bonne : « Altman signe un film virtuose malgré un final peu convaincant.» Au casting on trouve une nouvelle fois beaucoup d’acteurs et d’actrices dont Kristin Scott Thomas et Emilie Watson. Ce film évoque une partie de chasse dans une grande propriété anglaise dans les années 1930. L'histoire s'intéresse autant aux aristocrates qu'aux domestiques, avec les intrigues, les potins… Puis le maître des lieux est assassiné, ce qui entraîne une enquête de police.

Je n’ai pas vu « Compagny » ’avant dernier film de Robert Altman qui traite de la vie d'une compagnie de danse, le Jofrey Ballet de Chigago. Dans ce film sorti en février 2004 il y a en plus des danseurs les acteurs Neve Campbell, Malcolm McDowell et James Franco « Loin de son habituel cynisme, Altman suit les péripéties de la troupe avec une étonnante absence de point de vue » indiquait Thierry Chèze, le critique de Studio.

Bien entendu je suis allé voir « The last Show » le dernier film d’Altman qui est sorti en France début décembre2006  une quinzaine de jours après le décès du cinéaste. Ce film est basé sur l'émission radiophonique américaine A Prairie Home Companion animée par Garrison Keillor, scénariste du film et interprète de son propre rôle. A ses côtés on retrouve Merryl Streep, Lily Tomlin, Tommy Lee Jones, Kevin Kline et Woody Harrelson. « Cela donne un film nostalgique et joyeux, anticonformiste et populaire, sans prétention, comme un bijou artisanal. » conclue Béatrice Toulon la critique de Studio. 

Ciné-cure… Robert Altman de Mash à The last show.
Ciné-cure… Robert Altman de Mash à The last show.
Ciné-cure… Robert Altman de Mash à The last show.
Ciné-cure… Robert Altman de Mash à The last show.
Ciné-cure… Robert Altman de Mash à The last show.
Ciné-cure… Robert Altman de Mash à The last show.
Ciné-cure… Robert Altman de Mash à The last show.

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