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Saga néo-calédonienne … Arrivée et premiers jours sur le ‘’caillou’’.

29 Octobre 2016 , Rédigé par niduab Publié dans #saga africa

Nous sommes arrivés à l’aéroport de la Tontouta, vers 22 H 30, après un voyage de 23 heures : un vol de 11 h 30 en Boeing 777 entre le décollage de Paris 14 h et l’arrivée à Osaka le jeudi à 8 h 30. Une escale de trois heures à Osaka puis la liaison Osaka-Nouméa en Airbus 330 avec un vol de 9 heures. Le temps d’effectuer les formalités administratives, de récupérer les valises puis de rejoindre le pôle de location de voitures et nous pouvions enfin nous mettre en route, avec la Peugeot 208 où nous avions dû caser une de nos deux valises sur le siège arrière, pour rejoindre le gite de ‘’Tour du Monde’’ situé à Païta : quand nous quittâmes l’aéroport il était déjà plus de minuit et nous avions une petite vingtaine de kilomètres à parcourir en suivant le plan  que nous avait envoyé Dan. A priori pas de problème, mais entre la fatigue, la nuit très sombre, la méconnaissance du trajet, les hésitations et incertitudes sans parler des ‘’pick-up’’ rugissants, certes peu nombreux à cette heure tardive mais sans pitié pour le malheureux touriste perdu qui plafonne à 50 km/h, nous avons du faire deux fois demi-tour avant de trouver le gîte. Nous avons même dû téléphoner pour confirmation qu’on était proche (en fait nous étions à une centaine de mètres). Enfin arrivés ! On était vendredi et il devait être environ 1 H 30, heure locale, (mais après tout on n’était que jeudi vers 16 h 30 en métropole) et Dan nous attendait devant la porte. Il nous a conduit rapidement (et silencieusement) à notre logis (il y en a cinq au total). Il m’a aidé ensuite à porter sacs et valises…. Et puis bonne nuit les petits.

Nous étions réveillés vers 6 h 30 (le jour pointe vers 5 h 30) et une heure plus tard nous déjeunions à la table d’hôtes en compagnie d’un sympathique couple d’alsaciens qui, pour avoir déjà fait un séjour en Nouvelle Calédonie, nous donnèrent de précieux renseignements. Nous étions étonnés de nous sentir en si bonne forme, manifestement le décalage horaire ne se ressentait guère. Nous avons pris le temps de visiter les installations, de ranger nos affaires puis nous avons jugé qu’il était temps de faire quelques courses car il n’était pas question de prendre tous nos repas à la table d’hôtes. Nous avons trouvé une grande surface située à la limite entre Dumbéa et Nouméa. Nous sommes étonnés par la gentillesse et la politesse des gens. Une brave dame nous a fait, spontanément et généreusement, cadeau d'une pièce de 100 francs pacifique (100 XPF =84 centimes d'euro), pour pouvoir prendre un caddie. Nous avons fait les provisions minimales pour la semaine que nous allions passer au gite. Nous avons aussi sorti de l’argent en francs XPF, acheté une carte de téléphone pour les appels locaux et le journal ‘’Les nouvelles calédoniennes’’ pour se mettre dans le bain. Nous sommes ensuite revenus au gîte pour ranger les achats et déjeuner sur le pouce avant de reprendre la route vers Nouméa pour bien appréhender les accès pour atteindre le centre-ville. Il ne fallait pas tarder car la nuit tombe à 18 h et je ne voulais pas rentrer de nuit, dans la cohorte des ‘'pick-up’’ rugissants, une veille de week-end. Manifestement les petites voitures ne sont pas majoritaires dans ce territoire, pas même en site urbain. Finalement le trajet pour arriver au centre ville n’est pas trop compliqué, encore que…. heureusement que j’ai une copilote. Nous nous sommes facilement retrouver sur la place des cocotiers : le début de notre saga calédonienne. 

Saga néo-calédonienne … Arrivée et premiers jours sur le ‘’caillou’’.
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Place des cocotiers nous avons rencontré un personnage très intéressant, le premier d’une longue série. Il a facilement reconnu en nous un couple de touristes tout juste arrivé à Nouméa. D’un abord très sympathique il s’est présenté et nous avons fait de même : « Ah Pilar ! Madame vous avez un prénom espagnol » Et Édouard, c’était son nom, embraya sur son séjour en France, quand il était étudiant en droit et ses nombreux voyages en Espagne. Après lui avoir précisé l’origine de la famille de Pilou la discussion a bifurqué, par le biais de la guerre civile en Espagne, dans une tonalité politique qui n’était pas pour me déplaire. Comme notre ami était manifestement mélanésien et très probablement Kanak, on a rapidement abordé la situation intérieure et le prochain référendum. Une très agréable discussion et un point de vue exprimé avec des arguments très intéressants et une remarquable modération. Nous avons beaucoup aimé ce premier contact et les quelques fois où nous sommes repassés par la place des cocotiers j’espérais pouvoir le rencontrer à nouveau pour relancer, la discussion, le débat. Mais Edouard ne fut un ami que d’un moment ; mais dont je me souviendrai.

Ensuite nous avons flâné dans quelques échoppes et dès ce premier jour nous avons acheté un joli paréo. Ensuite nous nous sommes approchés des quais du port pour nous renseigner sur les départs du ferry pour rejoindre l’île des pins. En fin d’après-midi nous avons pris la route du retour au gite. A Dumbéa nous nous sommes arrêtés à l’entrée du Parc provincial, le temps de faire quelques photos avant que la nuit ne tombe. Nous nous promettons de revenir un autre jour et de remonter la piste, si possible jusqu’au barrage…… Forcément !

Ce soir-là nos avons dîné à la table d'hôte pour faire un peu plus connaissance avec Dan et Jean Marie les propriétaires. Nous retrouvions aussi le sympathique couple alsacien et et nous avons beaucoup discuté et appris tout en savourant la cuisine de Dan. 

Demain, samedi nous irons au parc de la rivière bleue situé à 70 km de Nouméa par la RP 3 en passant le col de Mouirange. 

Saga néo-calédonienne … Arrivée et premiers jours sur le ‘’caillou’’.
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Saga néo-calédonienne … Arrivée et premiers jours sur le ‘’caillou’’.

En suivant la RP3 vers l'est, en direction de Yaté nous avons traversé un paysage montagneux sauvage, avant d'arriver sur un plateau. Quelques kilomètres plus loin nous avons bifurqué sur la gauche pour atteindre l'entrée du parc provincial de la Rivière Bleue. Cette réserve se déploie autour de la partie ouest du lac de Yaté, un lac formé par un barrage hydroélectrique, le barrage de Yaté, qui fut réalisé à la fin des années 50 et qui alimente en électricité 20% du territoire. Le lac couvre une superficie de 40 kmet est alimenté par la rivière Blanche et la rivière Bleue. A l'entrée du parc on nous a remis un plan descriptif. Le circuit de la rivière Blanche peut se faire en voiture mais il semble être le plus banal. Le circuit de la rivière Bleu ne peut se faire qu'en vélo ou à pied mais on peut se faire déposer en n'importe quel endroit du parcours par la navette. Au total il y aurait plus de 50 km de sentiers divers s'écartant de la piste principale où circule la navette, ce que nous n'avions pas tout à fait compris. Nous avons laissé la voiture au parking, traversé le pont Pérignon et attendu la navette. Peu après le départ nous apercevions la Forêt noyée ainsi nommée car elle résulte de la mise en eau du barrage de Yaté. La navette s'arrête, nous permettant de descendre pour prendre quelques photos de ce tableau de troncs d'arbre squelettiques émergeant des eaux ; il s'agit de chênes gommes, morts mais toujours debout car imputrescibles. Cet arrêt nous a trompé car nous pensions qu'à chaque arrêt le chauffeur nous laissait quelques minutes pour faire des photos. L'arrêt suivant concernait le Grand Kaori. Nous sommes descendu pour prendre en photo cet arbre millénaire, mais à peine avait-on parcouru une dizaine de mètres que la navette redémarrait emportant avec elle notre sac de pique nique et de rafraîchissements. Les autres voyageurs qui étaient descendus, allaient parcourir le sentier des kaoris long de 9 km pour un voyage en forêt de plus de trois heures. Nous, nous devions rester sur la piste pour intercepter le car au retour et récupérer nos sacs et notre pique nique. Ce qui fut fait une heure plus tard un peu avant le pont Germain. Il y avait, à cette halte une aire de pique nique, ce qui tombait bien car on se rapprochait de midi et nous avions l'estomac dans les talons et les talons avaient besoin de faire une petite pause. La navette aussi, faisait une longue pause à mi-journée, ne revenant qu'en milieu d'après-midi pour récupérer les premiers voyageurs sur le retour (heureusement que nous avions pu récupérer nos sacs). Nous avons donc poursuivi notre visite à pied jusqu'au terminus. Sur ce parcours de maquis nous avons pu voir des vestiges d'exploitations forestières et d'extraction de minerais (Chrome et nickel), des plantes carnivores (Nepenthes et Drosera), aperçu de loin des oiseaux (Notou, corbeau, méliphage) et surtout nos premiers coups de  soleil. Nous avons poursuivi notre piste sous le soleil de plomb jusqu'au vieux refuge, le terminus de la navette, dont nous nous sommes écartés en prenant un sentier qui nous a conduit au bord de la rivière Bleue pour un peu de repos bien mérité et voir nos premiers Pétroglyphes, des signes gravées dans les rocher du lit de la rivière, témoins d'une occupation humaine ancienne. Vers 16 h nous avons pris la navette du retour. Au niveau du sentier du Grand Kaori, le chauffeur nous a bien signalé, en ralentissant mais sans s'arrêter, un couple de Cagous, l'oiseau emblématique de la Nouvelle Calédonie. Nous n'étions pas du bon côté du car, ça sera pour une autre fois. 

Nous avons pris la route du gîte où nous sommes arrivés vers 17 h 30 avant la tombée de la nuit. Demain dimanche nous poursuivrons notre découverte du Grand Sud en allant à Prony et Yaté. 

En bleu : quelques paragraphes empruntés aux guides de voyage 

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