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Touche pas à mon rugby…. Mercenaire le combat continue tant que …

10 Décembre 2016 , Rédigé par niduab Publié dans #Touche pas à mon rugby

Je commence ce billet en parlant du film « Mercenaire » que j’ai vu fin octobre au retour de notre séjour en Nouvelle Calédonie. Pour sa première fiction le réalisateur Sacha Wolff a choisi un sujet à la fois original et d’une évidence frappante : le destin des jeunes rugbymen mélanésiens négociés comme des bestiaux dans le « Mercato » des clubs de seconde zone de l’ovalie. Soane un jeune colosse essaye de survivre entre les magouilles des clubs et des entraîneurs et la dureté de son père qui l’a banni pour avoir désobéi, pour ne pas l’avoir respecté….. Le film fut présenté à Cannes où il fut récompensé du Label Europa Cinéma. Il fut aussi très bien accueilli au festival des films francophones d’Angoulême. J’ai aussi beaucoup aimé le point de vue, sur ce film, de professeur Marcel Rufo, célèbre pédopsychiatre, dans Midi Olympique (le journal du rugby) du 21 novembre.

Extrait : « Le film de Sacha Wolff, ‘’Mercenaire’’, admirable, qu’il faut absolument aller voir, pose parfaitement l’évolution et la problématique du rugby. Un jeune homme, originaire de Wallis, archipel qui fait partie des confettis de l’empire, arrive en France pour faire carrière de rugbyman. Le réalisateur va s’immerger en Nouvelle-Calédonie pour écrire le scénario. Il est passionné de jeu, mais surtout des hommes qui le pratiquent. Il scrute les vieux joueurs cassés de partout, il voyage ensuite au niveau des clubs pour rencontrer Laurent Pakihivatau, dit ‘’Paki‘’, pilier Calédonien de Lyon, qui joue le rôle d’Abhaham, symbolisant le milieu recruteur. Il choisit Fumel – le choix est magnifique, car il plonge dans le passé du rugby : le stade émouvant, le patron de l’usine, patron de club. L’usine qui comptait 3000 ouvriers, trente maintenant. C’est la Fédérale 3 mais voilà que depuis, un Georgien et deux Tonguiens ont été recrutés. Philippe Rougé-Thomas, demi d’ouverture international, joue son rôle de recruteur, il refuse Soane, le héros du film. Provale, devrait utiliser ce document pour faire œuvre de prévention et d’éviter le rêve qui aboutit parfois – souvent – à un désespoir.(..).. Ce film nous plonge dans la réalité d’aujourd’hui…. Merci Sacha Wolff pour ce beau travail qui nous rapproche des joueurs venus de loin pour partager avec nous la passion du rugby.»

J’ai aussi intégré dans le titre de ce billet ‘’le combat continue’’ pour faire oublier celui du précédent billet consacré au rugby. J’étais encore sous le coup de la piètre performance du XV de France lors de la coupe du monde de l’automne 2015 et de quelques déceptions enregistrées pendant le dernier Tournoi et sans parler du top 14. Depuis la donne a quelque peu changé ! Tout d’abord, j’ai dénoncé mon abonnement Canal plus et je ne gâche donc plus des soirées voire parfois des week-ends à regarder à la télévision un rugby médiocre joué par une flopée de retraités étrangers. Dorénavant je me contenterai de suivre le XV de France sur France 2 et dans les tribunes le Stade Niortais qui a très bien commencé sa saison en Fédérale 2. Et puis en ce mois de Novembre, le XV de France, le XV de Novès nous a fait voir de très belles choses, même si la victoire a cruellement manqué. L’espoir est revenu comme l’affirme Pierre Villepreux dans une très intéressante tribune du ‘’Midol’’ de lundi dernier

Extraits « Aujourd’hui, collectivement, les Bleus, c’est indéniable, jouent bien mieux et en plus ils plaisent. Pour aller plus loin et accéder devant les meilleurs aux victoires qui semblent aujourd’hui les fuir, il conviendra que les situations en or créées ne se transforment plus en plomb. Sous la conduite de Noves, le jeu se débarrasse progressivement d’un rugby abusivement programmé, mentalement contraignant pour oser prendre des initiatives. Avec toujours plus d’intentions, de volume de jeu développé, de liberté accordée, les joueurs vont s’enhardir et donner du sens aux responsabilités qui vont avec. C’est précisément parce que le jeu français prend volume et ampleur, qu’il s’agira de construire en conséquence les séquences cousues main mais aussi le jeu adaptatif, imprévisible et incertain que génère le mouvement des joueurs et du ballon. Il est essentiel de continuer à s’appuyer, d’abord sur ce qui se fait de bien, avant de corriger ses faiblesses. On sait bien que l’humain est plus réceptif dans la valorisation. Elle encourage et motive. Dans cette tournée automnale la France a imposé un mode de jeu qui deviendra son style. Là où on aurait cherché seulement à ne pas subir le jeu adverse, on a accepté de défier y compris les meilleurs…(...)…. Aujourd’hui pour les tricolores ne convient-il pas d’accepter que les résultats puissent se concrétiser dans le long terme. Les trois tournois à venir, en conservant l’esprit de jeu des dernières productions, généreront victoires et confiance. Sans être devin, le prochain Tournoi sera très complexe pour les Bleus, mais, ô combien intéressant, d’abord, contre l’Angleterre à Twickenham, puis les Irlandais à Dublin. »

Sans compter que la semaine dernière Bernard Laporte est devenu président de la FFR et que l’on sait pertinemment que ce qui lui importe le plus c’est que le XV de France gagne des matchs et ce rapidement, pour assurer au pire une huitième place dans le classement des nations et un tirage au deuxième rang pour les poules du prochain mondial. Bien sûr qu’il va falloir commencer à gagner plus de matchs qu’on en perd. Mais j’espère aussi et surtout que le XV de France continuera à bien jouer. Il est utile de garder en mémoire ce que furent ces trois matchs de la tournée d'automne. Contre les Samoans les hommes de Guy Noves ont transpercé la défense adverse à quinze reprises et ont marqué sept essais dont un de pénalité, pour gagner 52 à 8. Contre les Australiens ils ont été encore plus percutants avec 18 franchissements de la ligne d'avantage sauf que les wallabies ont eu le même rendement et que les deux équipes ont chacune marqué trois essais. Le match c'est joué sur la réussite des buteurs, l'Australie l'emportait 25 à 23, Lopez ayant raté le drop de la victoire dans les dernières secondes. Contre la Nouvelle Zélande le bilan est encore plus flatteur, même époustouflant pour les français qui ont troué 17 fois la défense des All Blacks alors  que ceux-ci n'ont débordé la défense française que six fois. Six fois seulement mais pour marquer trois essais (1 seul essais pour le XV de France) et remporter le match 24 à 19. Ne pas oublier aussi que la Nouvelle Zélande et l'Australie étaient l'affiche de la finale de la coupe du monde il y a juste un an. 

La dernière partie du titre est ‘’tant que….’’. J’ouvrais un porte sur le dernier sujet et qui concerne mon rugby, mon ancien club, mes amis….. Mon ami Fanfan, mon pote, mon camarade, mon presque frère est décédé samedi dernier, après s'être battu contre la maladie pendant 18 mois. Son combat est terminé, la leucémie a eu le dernier mot. Les obsèques eurent lieu mercredi 7 décembre dans la petite église de Javerdat (87), puis en milieu d’après-midi au crématorium de Limoges. Nous étions plus de 60 anciens joueurs du même club, ES Villiers sur Marne, venus de presque tous les coins de France pour être présents et rendre hommage à notre cher ami. Plusieurs générations sur une trentaine d’années, du début des années 60 à la fin des années 80. Fanfan était la cheville ouvrière, le lien  inter-générationnel de notre amicale; une flamme qu'il entretenait par des messages réguliers, quasi hebdomadaires, qu’il nommait ‘’Avant-première’’. Voici son dernier :

« Un grand bonjour à tous les membres de l’amicale, et aux alliés de toute nature,

Comme je vous l’ai laissé entendre dans mon dernier billet, je me mets au piano (virtuel) dès le samedi arrivé. Justement, en ce jour du 26 novembre, j’ai le plaisir de vous annoncer que nous nous sommes réveillés avec un grand soleil inondant un brin de gelée blanche. Mais à dix heures, la température était de 12 degrés, bien sentis. Et pour tout dire, nous n’avons pas eu une mauvaise semaine, sauf, peut-être, jeudi où il à bien plu. Mais ne faut-il pas  arroser les terrains si on ne veut pas s’arracher les genoux ?

Je voulais, surtout, rappeler à tous les potes, que demain, dimanche 27 novembre, est à marquer d’une pierre arc-en-ciel. Notre grand ami Alain, le play-boy des années cinquante et plus, toujours aussi bel homme, Alain, disais-je, va attaquer une future année –ma parole, il en fait une sacrée collection. Je me pensais, donc, qu’il serait de bon ton que chacun de nous, ses fidèles compagnons, nous lui exprimions notre amitié en lui souhaitant par le moyen que nous jugerons le mieux approprié (téléphone, SMS, mèl, tambour, trompette, corne de brume, etc.) un joyeux et heureux anniversaire. Pour ma part  et celle de ma Mimi, mon bon Alain, je joins à mes vœux d’anniversaire, une longue, belle et excellente santé auprès de ceux qui t’aiment. Je pense qu’ils ont beaucoup de chance. Alain, nous te serrons fort contre nous. Grosses bises à partager avec Nicole.

Je vous laisse pour aujourd’hui et je vous adresse, à vous et à tous les vôtres, mon amitié affectueuse et fraternelle. Prenez bien soin de vous et de ceux que vous aimez. Votre sincère et dévoué. Félix, Fanfan.

J’ai consacré plusieurs billets à mon ami qui, d'ailleurs, tenait aussi un blog. Je propose ci-après quelques liens. 

Touche pas à mon rugby... Le Président, le Sore et le Cordoua

Touche pas à mon rugby ... la fête à Popaul, quel festival !

Touche pas à mon rugby.... En croisant mauls et mails 

L'invité....Fanfan le Prolix(e)

Etc ... 

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