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Blog à part .... L'exposition Madame de Maintenon.

22 Décembre 2019 , Rédigé par niduab Publié dans #Blog à part

A l’occasion du tricentenaire de la mort de Madame de Maintenon (1635–1719), le Musée Bernard d’Agesci à Niort présente 18 octobre 2019 au 15 mars 2020 une exposition dédiée à cette femme à la destinée exceptionnelle, qui serait née à la conciergerie de la prison à Niort et qui devint l’épouse Le Louis XIV le roi le plus puissant du monde à cette époque.

Nous sommes allés courant novembre admirer cette exposition dont je fais aujourd’hui un très

modeste de billet de blog en espérant que quelques lecteurs-voyageurs passant par Niort aient envie de  faire une pause culturelle.

Pour en savoir plus : Madame de Maintenon dans les allées du pouvoir.

Lors de notre visite j'ai pris des notes et fait quelques photos (sans flash) avec mon Smartphone. Pour quelques photos de tableau j'ai retrouvé sur internet des images plus belles. Pour d'autres j'ai du me contenter des mes photos.

 

Le parcours retrace en six sections les étapes de la vie de Françoise Aubigné future marquise de Maintenon.

-- la jeunesse de Françoise d'Aubigné et son mariage avec Paul Scarron, 

-- le rôle de la veuve Scarron, devenue ensuite Mme de Maintenon, comme gouvernante des enfants de Mme de Montespan,

-- son mariage secret avec Louis XIV en 1863,

-- sa place à sa cour,

-- son œuvre à la Maison Royale de Saint Louis à Saint Cyr,

-- sa légende.

 

La Belle Indienne.

Petite fille d'Agrippa d'Aubigné, poète et compagnon d'armes d'Henri IV, Françoise d'Aubigné est née à Niort en 1635, vraisemblablement dans l'enceinte de la conciergerie de la prison où son père est détenu. Elle passe la partie heureuse de son enfance au château de Mursay, chez sa tante Arthémise Le Valois de Villette.

Après un séjour aux Antilles, qui lui vaut son surnom de Belle Indienne, son père aventureux disparait et elle est même contrainte à la mendicité.

Elle épouse à 16 ans le fameux poète Scarron. Cet homme au profil ingrat, la forme à l'art de la conversation et au goût de belles choses. Scarron fait également connaître à son épouse les cercles précieux de la capitale. Elle a ainsi l'occasion de nouer des amitiés durable, notamme

nt avec Ninon de Lenclos, puis avec Mme de Sévigné, Mme d'Heudicourt et Mme de Montespan.

Devenue veuve en 1660, Françoise Scarron prend pension dans un couvent.

Ceci n'empêche pas certaines rumeurs évoquant une liaison avec le marquis de Villarceaux, lui même amant de Ninon de L'enclos. Ce dernier aurait même peint Françoise Scarron nue, au bain comme en témoigne la mystérieuse toile encore conservée au domaine de Villarceaux. 

   

La gouvernante 

C'est probablement à l'hôtel d'Albret que Françoise Scarron rencontre Mme de Montespan, qui devient son amie. Devenue la favorite de Louis XIV en 1667, cette dernière confie à Françoise Scarron la mission d'élever les enfants illégitimes issus de ses amours avec le roi. Né en 1670, le duc de Maine est son préféré. C'est avec lui et avec son frère le comte de Vexin qu'elle se fait peindre sous les traits de la Vierge Marie. Pour le de Maine qui a du mal à marcher, elle effectue deux long séjours successifs à Barèges dans les Pyrénées, lieu réputé pour ses bains thérapeutiques.

Après la légitimation des premiers enfants en 1678, cette fonction de gouvernante lui permet de s'établir à la cour. Elle a ainsi la possibilité de se faire apprécier du roi et, par les grâces de ce dernier, de devenir châtelaine de Maintenon.

En décembre 1674, sans même l'avoir vu, elle achète le domaine de Maintenon, situé à proximité de Chartres. Bien qu'elle n'y ait pas beaucoup séjourné, elle y fait faire plus tard des travaux d'aménagement, notamment pour y accueillir le roi et une partie de la cour. 

 

Madame de Maintenant.

La disgrâce de Mme de Montespan puis la mort de la reine permettent la dernière étape de l'ascension de Mme  de Maintenon (surnommée Mm de Maintenant) : le roi l'épouse. Probablement célébré en octobre 1683 à Versailles, en présence notamment du confesseur du roi le père de la Chaise, ce mariage n'a jamais été officiel. Si les circonstances précises ne peuvent en être connues, son existence est néanmoins indiscutable, comme en témoignent deux lettres exceptionnelles émanant de l'évêque de Chartres, Godet des Marais : l'une non datée, à Louis XIV et celle du 12 août 1709, transcrite de la main de Mme de Maintenon, à qui elle est adressée.

En épousant Louis XIV, Mme de Maintenon entre de fait dans la famille royale. Outre

Monseigneur, le fils du roi, elle a affaire à Monsieur, le frère du roi et à son épouse, Madame, qui l'accueille avec beaucoup de réticence, jusqu'à nourrir à son encontre une haine tenace. 

A Versailles, la chambre de l'appartement de Mme de Maintenon est une des pièces les plus importantes du château. C'est là que le roi se rend chaque jour, notamment pour y travailler aux affaires de l'État. Mme de Maintenon vit dans un cadre raffiné, à Versailles et dans les autres résidences royales.

Dès que sa faveur éclate aux yeux de tous à la cou, Mme de Maintenon fait l'objet de nombreuses critiques : pamphlets et caricatures ne la ménagent pas

 

La  presque reine de Versailles. 

Malgré des relations difficiles, avec sa belle-famille, Mme de Maintenon réussit à s'imposer comme une figure importante de la cour en tissant autour d'elle tout un réseau d'ami fondé sur l'estime et la tendresse. Outre Mme de Caylus, sa nièce à la mode de Bretagne, le marquis de Dangeau et son épouse, puis l'abbé Fénelon représentent les principales figures de ce cercle raffiné. 

En 1696, l'arrivée à la cour de Marie-Adélaïde de Savoie, future duchesse de Bourgogne, comme épouse du petit-fils aîné du roi, permet à Mme de Maintenon de reprendre un rôle prépondérant dans l'éducation des princes de la famille royale. Mme de Maintenon prend en affection cette jeune princesse de 11 ans, qui l'appelle familièrement ma tante et qui se rend fréquemment chez elle. Mme de Maintenon exerce un véritable ascendant  - en faisant nommer, notamment, les principaux officiers de sa Maison - sur celle qui est appelé à régner, jusqu'à sa mort prématurée, à l'âge de 26 ans.

Durant la longue période de son mariage avec Louis XIV (1683-1715), Mme de Maintenon est

dédicataire de plusieurs ouvrages publiés, dont un étonnant recueil de psaumes mis en page sous forme de calligrammes. Elle est également l'objet de plusieurs représentations gravées destinées à être largement diffusées, à la différence des portraits peints. Parmi ces dernière, une gravure particulière dans la mesure où elle est en compagnie du roi et de la famille royale au camp de Compiègne de 1698. 

 

L'institutrice

Saint-Cyr représente l'aboutissement de l'œuvre de Mme de Maintenon comme éducatrice. Fondée en 1686 pour accueillir les jeunes filles pauvres de la noblesse de France, l'institution  est installée dans de vastes bâtiments édifiés par Mansart aux confins de Versailles.

Objet d'une sélection attentive, comme en témoigne la correspondance de Mme de Maintenon, les demoiselles de Saint-Cyr sont au nombre de 250, réparties en quatre niveau. Elles reçoivent une éducation soignée et d'une grande modernité accordant une part importante aux activités de l'esprit. Ainsi pour Saint-Cyr, Racine reprend la plume pour composer deux tragédies bibliques : Esther en 1689 puis Athalie en 1691

destinées à être jouée par les pensionnaires. 

Le portrait de Mme de Maintenon accompagné de sa nièce, la future duchesse de Noailles a été peint pour Saint-Cyr. Il était présenté à côté du portrait de Louis XIV tenant le plan des bâtiments de Saint Cyr. 

En 1715, à la mort du roi, Mme de Maintenon se retire définitivement à Saint-Cyr. Elle y rend le dernier soupir le 15 avril 1718. Le portrait de peint par Jouvenel passe pour la représenter peu de temps avant sa mort, en habit de Dame de Saint-Cyr. 

 

Madame de Maintenon et sa légende. 

Le parcours et l'extraordinaire ascension de Mme de Maintenon  n'ont eu de cesse d'intriguer, curieux et malveillants. Il est vrai que déjà de son vivant, Mme de Maintenon avait organisé sa propre légende. Me voilà hors d'état de prouver que j'ai été bien avec le roi. : Elle prononce cette formule au moment où, peu de temps avant la mort de Louis XIV, elle détruit par le feu de nombreuses lettres,

dont celle qu'elle a reçu de son époux. 

De sa retrait à Saint-Cyr, Mme de Maintenon devient en quelques sorte une légende vivante, que les voyageurs cherchent à apercevoir. Ainsi, en 1717, lors de son séjour en France, Pierre le grand tient à rencontrer Mme de Maintenon, relique vivante du règne passé et veuve du Grand Roi.

     

Il y a un peu plus sept ans de ça j’avais déjà proposé un travail en deux articles sur l’histoire de Françoise d’Aubigné. Ces articles sont un peu plus  étoffés et je conseille aux curieux  et intéressés de s’y reporter (et peut-être de me laisser un commentaire, surtout en cas de désaccord.

 

Une histoire de France passant par Niort : Un juge, un poète, un criminel et l'épouse d'un roi.

Première partie : Une histoire de France passant par Niort : Un juge, un poète, un criminel et l'épouse d'un roi. (Article du 11 octobre 2012.)

Deuxième partie : Les descendants du soldat poète, un fils criminel et sa petite fille, épouse du roi. (Article du 15 octobre 2012.)

 

Blog à part .... L'exposition Madame de Maintenon.
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