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A livre ouvert......... Le rêve doré, les Conquistadors de Walter Chapman (suite)

23 Août 2021 , Rédigé par niduab Publié dans #A livre ouvert

Je poursuis l'analyse du remarquable livre de Walter Chapman. Après la conquête de La Nouvelle-Grenade et la déception de ne pas y avoir trouvé l'El Dorado, les Conquistadors changent de terrains de chasse au trésor.   

4e chapitre : L'Eldorado des Omaguas (pages 110  à 151)

Après le départ des généraux conquistadors pour l'Espagne, la direction des affaires en Nouvelle-Grenade incomba un temps à Hernan Pérez de Quesada. Il était persuadé que Guatavita n'était pas le vrai lac de la légende et il se mit à son tour à la recherche du vrai qui devait se trouver à l'est du plateau, la seule zone qui n'avait été visité par les troupes espagnoles. Savait-il ou refusait-il d'admettre que Federmann y avait passé trois ans. Cette exploration fut encore un échec et ayant perdu plus de la moitié de ses troupes il regagna Bogota. Une surprise désagréable l'attendait : Alonso de Lugo était de retour d'Espagne en brandissant son brevet; il notifia au jeune Quesada qu'il était à présent gouverneur de la Nouvelle-Grenade et lorsque Hernan, incapable de comprendre comment ce vaurien déshonoré avait pu éliminer son frère, éleva des objections, Lugo le fit arrêter. Comme les populations de la Nouvelle-Grenade menacèrent de se soulever.  Lugo bannit Hernan du territoire ; Celui-ci prit un bateau à Cartegena pour Cuba, où il n'arriva pas. La tension ne retombait pas en Nouvelle Grenade, au point que Charles Quint envoya en 1544 un fonctionnaire espagnol pour enquêter. Alonso de Lugo fut renvoyé en Espagne où il occupa d'importantes fonctions militaires et était remplacé en qualité de gouverneur intérimaire par son cousin Montalvo de Lugo.
L'idée absurde d'Hernan de Quesada selon laquelle le royaume de l'or se trouvait à l'est du Cundinamarca, fut partagée par beaucoup de conquistadores, car personne ne mettait en doute l'existence de ce royaume. Ces projets de conquêtes coûtaient chers au royaume et Cundinamarca n'avait pas répondu aux espoirs ; il fallait trouver plus d'or. Ces déceptions produisaient des effets désastreux sur l'économie espagnole. En fait la grande mutation vers l'est de l'Eldorado avait commencé plus tôt. En 1536 l'un des lieutenants de Belalcazar, Gonzalo Diaz de Pineda quitta Quito et prit cette direction. Et après une longue marche il arriva dans une vallée de canneliers et sans s'en rendre compte il avait fait une découverte botanique qui valait bien une mine d'or. Mais ce qui était alors l'information la plus importante était ce que lui avaient dit les tribus indiennes rencontrées. En poursuivant plus loin vers l'est il arriverait dans un vaste pays habité par des indiens qui portent tous des bijoux en or. Les frères Pizarro furent sensibles à ces découvertes et Francisco chargea son frère Gonzalo de conduire une expédition dans le secteur des canneliers et de poursuivre plus loin pour trouver l'Eldorado. Gonzalo quitta Cuzco pour s'installer à Quito pour préparer l'expédition. En février 1541, une avant garde partit vers l'est. Gonzalo suivit quelques semaines plus tard avec une troupe de 340 fantassins et cavaliers espagnols, quelques milliers de porteurs indiens et des quantités de provisions dont lamas et cochons... etc.... Mais pour atteindre les plaines du pays de la cannelle, il fallait d'abord franchir les cordillères andines, peu éloignées de Quito. Ce fut une aventure terrible dans le froid intense et ensuite il fallait descendre dans la chaleur intense des basses terres. Afin de conserver le plus longtemps leurs provisions les espagnols dévastaient les villages et cultures des indiens qui non seulement conduirait les tribus à la famine mais condamnait aussi à la faim les fantassins de l'arrière garde menée par Orellana. Les espagnols finirent par arriver au bord d'une rivière très large (c'était la Coca un affluent de l'Amazone) ils devaient s'y reposer quelques temps pour permettre le rassemblement des troupes, se reposer et construire une embarcation. Ils virent aussi des indiens en pirogues. Des contacts se firent et ils purent rencontrer le cacique de la tribu qui s'appelait Delicola. Sans doute ce cacique avait été informé de l'arrivée et parfaitement renseigné du comportement barbare de ces étrangers lors de leur passage mais aussi de leur intérêt pour trouver de l'or. Délicola ravit ses hôtes par quantité d'histoires sur le royaume de l'or. Les espagnols ne se génèrent pas pour dépouiller les indiens de nourritures. Certains furent tuer ou pris comme esclaves pour construire l'embarcation, un brigantin. Délicola fut enchainé comme guide, mais il continua à raconter des fables à Orellana et Gonzalo. Le navire prêt Orellana le testait, tandis Gonzalo continuait à faire parler Delicola. Un matin il n'y avait plus le brigantin et d'Orellana, partit avec certains des ses hommes et l'essentiel des armes et des vivres. C'était le 26 décembre 1541. Le cacique et ses proches, s'évadèrent et disparurent dans la jungle. 

De toute évidence la  troupe de Gonzalo Pizarro ne pouvait plus espérer poursuivre la marche dans un pays aussi difficilement pénétrable et quasiment sans porteurs. Il donna l'ordre d'entreprendre la construction d'un autre brigantin qui chargé des matériels lourds descendrait la rivière à la voile. Il organisa une nouvelle unité de reconnaissance avec les pirogues, la plupart récupérées dans les villages indiens. Elle était commandée par Gonzallo Diaz de Pineda celui qui avait découvert la vallée des canneliers cinq ans plus tôt. En se laissant porter par le courant ils finirent par trouver le confluent objet de tant d'espoirs évoqués par Delicola. C'était là que le Rio Napo et le Coca se rassemblait pour faire une très grande rivière qui plus loin serait un affluent de l’Amazone. Un mois plus tard les pirogues de Pineda étaient de retour au camp de Gonzalo Pizarro, il rapportait du manioc mais aussi de mauvaises nouvelles : Un espagnol, Hernan Sanchez de l'équipe d'Orellana avait été retrouvé ; il avait refusé de poursuivre. Il dit qu’Orellana avait décidé de continuer et de descendre la rivière, soit jusqu'au royaume de l'or, soit jusqu'à l'Atlantique. Pour Gonzalo Pizarro et sa troupe, l'expédition tournait à la catastrophe. Plus personne ne parlait de l'El Dorado, ils ne songeaient qu'à faire demi-tour et rentrer à Quito. Tant de souffrance et de pertes espagnoles pour rien. 

Orellana s'efforçait de gagner la confiance des indiens qu'il rencontrait. Il mit un point d'honneur à apprendre les mots essentiels de leur dialecte et ainsi de se faire comprendre. Ils étaient arrivé à Aparia, du nom du chef de ce village, le 1er janvier 1542 et le quitta le 2 février avec des quantités de vivres que leurs offraient les indigènes et d'une femme indienne. En continuant à descendre le la rivière Napo ils arrivèrent Le 11 février au confluent avec une rivière encore beaucoup plus imposante qu'ils appelèrent Maranas. Pendant plusieurs semaines ils effectuèrent une croisière agréable. Les habitants des villages riverains se montraient hospitaliers et accueillant. Ils débarquèrent dans un grand village où ils construisirent un deuxième brigantin; cette tache les occupa jusqu'à fin Avril... Le 12 mai 1542 ils arrivèrent dans la région de Machiparo dont ils avaient entendu parler à Aparia et là l'accueil se révéla moins amical. La population était plus dense et ces peuplades semblaient plus développées. Dans les villages, quand ils pouvaient s'arrêter ils semblaient plus riches notamment en vaisselles. Ils étaient manifestement proches du territoire des indiens Omagas. Ils firent quelques prisonniers qu'Orellana interrogeait. Il eut bien sûr la confirmation qu'il y avait beaucoup d'or et que les Omégas étaient nombreux, qu'il y avait un cacique nommé Couynco qui régnait sur le territoire des Omaguas. Enfin de très jeunes guerrières combattaient les étrangers. C'est à partir de ce moment que le fleuve Maranas fut rebaptisé par Amazone. Mais à l'exception d'une douzaine de soldats qui se bâtirent contre elles sur le rivage, les Espagnols ne prétendirent jamais sérieusement qu'ils avaient vu des Amazones. Orellana tira un trait sur la recherche de l'Eldorado. Il savait être proche de l'embouchure de l'Amazone et qu'il allait falloir remonter l'atlantique pour rejoindre des ports espagnols sur la côte du nord ou en Caraïbe avec ses brigantins fragiles. Ensuite  il devrait expliquer qu'il n'avait pas trahi Gonzalo mais qu'au contraire que c'était lui qui avait abandonné l'exploration. Otellana se considérait le découvreur de ce vaste territoire qu'il appelait déjà la Nouvelle-Andalousie. Orellana et ses hommes mirent le cap sur Cubagua où ils accostèrent le 11 septembre 1542, puis il s'attarda à Saint Domingue où il raconta son aventure à l'historien Oviedo, puis il rentra en Espagne. En Mai 1543 Orellana se présenta à la cour d'Espagne où il n'avait pas que des amis. Le 13 février 1544 Orellana reçut le gouvernement de la province amazonienne d'Espagne, appelée Nouvelle-Andalousie. Il était absout de tout blâme, concernant l'abandon de Gonzalo Francisco. L'empereur Charles Quint refusa cependant de contribuer au financement de la Nouvelle-Andalousie. Orellana parti quand même le 11 mai 1545, mais n’arriva jamais. En décembre 1546 des survivants (deux douzaines) furent retrouvés sur l’île de Margarita près de Trinidad, dont la femme indienne d’Otellana.
Pendant qu'Otellana  parcourait plus de trois milles kilomètres à travers le continent sud-américain pour rejoindre les Caraïbes, Gonzalo Pizarro et ses camarades continuaient d'errer, sans espoir, perdus dans la jungle. C'est une nouvelle fois Pineda qui les sortit d'affaire en partant en reconnaissance avec quelques hommes et deux pirogues. Le soir ils allumaient des feux pour indiquer la direction à suivre par Pizarro. Ils finirent par arriver à Quito fin août, où Gonzalo apprit que son frère Francisco, gouverneur général du Pérou était mort depuis plus d'un an, assassiné le 25 juin 1541 par un membre de la faction du défunt Diégo de Almagro. Charles Quint avait envoyé un émissaire Vaga de Castro pour soutenir Francisco Pizarro. Comme il arriva trop tard il se déclara son successeur par décret impérial et fit immédiatement arrêter le jeune Almergro et ses partisans rebelles. Début de 1544 un vice-roi arriva au Pérou ; c'était un chevalier du nom de Blasco Nuñez Vela qui fit l'erreur de renvoyer Vaca de Castro en Espagne. Les troubles reprirent et Gonzalo Pizarro fit tuer le vice roi de l'Empereur ; c'était un crime impardonnable. Charles Quint mit les moyens avec une troupe dirigée par un prêtre, Pedro de la Gasca. La peur s'empara des soldats de Gonzalo, car Gasca était revêtus de l'autorité de Dieu et de l'empereur. Avec la débandade générale de son armée Gonzalo fut facilement arrêté . Tous les biens des Pizarro furent confisqués et Gonzalo fut guillotiné et sa tête promenée dans les rues de Lima.

 5e chapitre : La croisière du tyran Aguirre. (Pages 153  à 199)
Information : Cet article étant déjà très long je simplifie en retenant des extraits de wikipedia  complétés d'extraits de Walter Chapman

 Lope d’Aguirre serait né vers 1515 dans une famille basque espagnole aisée mais non fortunée. Etant le deuxième enfant il ne pouvait hériter selon les coutumes basques; il devait donc soit entrer dans les ordres ou chercher fortune. Jeune homme il se fit dresseur de chevaux à Séville. Il eut l'occasion de voir Pizarro lors de l'un de ses retours en Espagne. Mais surtout il entendit parler de l'El Dorado et rêvait d'aventures. C'est dans ce contexte qu'il fit un premier voyage vers l'Amérique vers 1536 pour le compte de Pedro de Heredia gouverneur de Carthagène en compagnie de nombreux jeunes Espagnols. Il aurait été au service direct du gouverneur et le suit au Pérou.  Aguirre prend part aux nombreux soulèvements qui ensanglantent le Pérou, participant en 1538 aux batailles qui opposent pizarristes et almagristes. En 1544, il est du côté du premier vice-roi du Pérou Blasco Núñez Vela, qui arrive d'Espagne et malgré quelques revirements l'obligeant à s'enfuir un temps au Nicaragua, quand il rentre au Pérou  après ces deux années de guerres civiles il revient avec  avec le grade de sergent dans le camp vainqueur. 
En 1556 Charles Quint laisse le trône à son fils Philippe II avant de mourir fin aout. La situation économique du pays pousse le nouveau roi à réclamer davantage d'or à ses possessions d'Amérique : plus que jamais il devenait impératif de découvrir l'El Dorado et de le dépouiller de ses trésors. Les conquistadors n'avaient jamais complètement arrêté de chercher l'El Dorado. Peu de temps après Otellana, à la fin 1542, Hutten et une quarantaine de compagnons arrivant de Coro ville côtière du Venezuela, arrivait en pays des Omaguas. Il fut fasciné de voir en contrebas d'une montagne une grande ville très peuplé avec en son centre un édifice imposant. Mais ils firent demi-tour pour ne pas avoir à combattre ses terribles guerriers avec si peu de soldats. Il fallait encore laisser croire qu’El Dorado existe bien.... En 1545 un nouvel aventurier, Pedro de Ursua, chevalier de Pampelune, sous couvert, de combines d'un oncle juge inquisiteur, devenait gouverneur de la Nouvelle-Grenade. Il s'écoula peu de temps avant qu'Ursua ne partit à la chasse de l'Eldorado. En 1548 puis en 1551. Il mena des missions de pacification des frontières du plateau vis à vis de diverses tribus. Ces opérations constituèrent les dernières tentatives des espagnols pour découvrir l'Eldorado dans le plateau du Cundinamarca.
En 1551, Lope de Aguirre retourne à Potosí (alors située au Pérou) et est arrêté par le juge Francisco de Esquive pour violation des lois sur la protection des Indiens. Le juge condamne Aguirre à être fouetté en public malgré les protestations de ce dernier, arguant que le châtiment est indigne d'un gentilhomme de noble ascendance et qu'il préférait la mort. Blessé dans son honneur, Aguirre ne pensera qu'à assouvir sa vengeance. Durant plus de trois années Aguirre traqua le magistrat et finit par le trouver et l'assassina. Il put ensuite se cacher chez un proche.   En 1552, il participe au soulèvement de Cuzco contre le vice-roi Antonio de Mendoza et est impliqué dans le meurtre du général Hinojosa , corrégidor de Charcas, ce qui lui vaut une condamnation à mort. En 1553, il prend part au soulèvement de Sébastian Castilla puis retourne se cacher. En 1554, les auditeurs du Pérou promettent une grâce générale aux hommes qui se rangeraient sous l'étendard royal. Aguirre suit le maréchal Alvarado contre le rebelle Francisco Hernandez Giron et profite de l'amnistie. C'est à cette époque qu'il commence à être surnommé « Aguirre le fou ».
En 1559, le vice-roi Andres Hurtado de Mendoza organise une expédition fluviale de découverte et de conquête des territoires d'Omagua et d'Eldorado, réputés abriter d'immenses richesses. Il confie le commandement de la troupe à Pedro de Ursúa et le nomme gouverneur de ces contrées. Faisant d'une pierre deux coups, il souhaitait également éloigner du Pérou de nombreux soldats et mercenaires susceptibles de se rebeller contre l'autorité royale après la fin des guerres civiles.        Aguirre, indésirable au Pérou, sans fortune ni gloire, abîmé par les combats successifs, décide de s'engager dans l'expédition et fait venir sa fille métisse Elvira ainsi que sa maîtresse doña Inés de Atienza.  (Dans le livre de Chapman dona Inès était la maîtresse d'Ursua.) Le 26 septembre 1560, l'expédition se lance sur le fleuve Marañon.  Aguirre nommera par la suite ses partisans marañones en référence au fleuve. L'expédition se compose de 300 Espagnols, un demi-millier d'indiens et plusieurs dizaines d'esclaves noirs, tous embarqués sur deux brigantins, de larges barques et de petites embarcations. Dès le départ, ça part mal: Ursua nomme Pedro Romano pour conduire le gros de la troupe à Santa Cruz. Deux autres officiers jaloux de cette prérogative assassinent Romero et déclarent à Ursua Qu'il fomentait une rébellion contre lui. Il les remercie mais leur fait trancher la tête. Cette première crise avait été surmonté mais trois capitaines était morts. Ursua avait montré sa force et pendant quelques temps, ses trois cent repris de justice et rebelles se comportèrent avec une sagesse relative. Avant de partir, un an ami avait dit à Ursua de se débarrasser le plus tôt possible de Lope de Aguirre et d'un certain Lorenzo de Salduendo mais aussi de ne pas emmener Dona Inez. Ursua écarta toutes ces suggestions. Après la mort de Romero n'avait pas nommé de lieutenants avant d'atteindre le Maranon (Amazone). Il choisit en second Juan de Vargas et un jeune homme de noble extraction Fernando de Guzman. 
Au bout d'une année, l'expédition, qui se trouve sur le fleuve Amazone, commence à vaciller : aucune découverte n'est faite et plusieurs embarcations sont perdues. Les conflits entre hommes se multiplient jusqu'à l'éclatement d'une mutinerie. Avec la participation d'Aguirre, les mutins renversent et assassinent Pedro de Ursúa qu'ils remplacent par Fernando de Guzman. Ursua avait tente-cinq ans lorsqu'il mourut. Son voyage sur l'Amazone avait duré trois mois et six jours. Lope de Aguirre, qui s'affirme comme le chef des mutins, décide la création d'un royaume indépendant et fait sacrer Fernando de Guzmán « Prince du Pérou, de la Terre Ferme et du Chili ». Très vite, Aguirre fait assassiner les hommes réticents à son autorité dont Guzmán et ses fidèles. À la tête de ses marañones, il suit le cours du fleuve Orénoque et rejoint l'océan Atlantique, faisant subir de nombreuses violences aux populations indigènes rencontrées en chemin. Le 23 mars 1561, il fait ratifier par 186 soldats une déclaration le proclamant « Prince du Pérou, de la Terre Ferme et du Chili ». Il entreprend alors de se diriger vers le Pérou avec l’intention de conquérir la vice-royauté. 
En juillet 1561, il s'empare de l'île Margarita et assoit son autorité par la terreur, tuant notamment plus de 50 habitants lors de la prise de la ville ainsi que de nombreux habitants des localités proches. Il écrit une lettre au roi Philippe II, qu'il confiera à un prêtre de Valencia lors de la prise de celle-ci, chargé de l'envoyer à l'Audience royale. Au total, Aguirre fait assassiner 72 personnes de l'expédition qu'il considère comme non utiles, dont deux moines, un ecclésiastique et quatre femmes. Se dirigeant vers Panama, il traverse le Venezuela et prend la ville de Nueva Valencia del Rey, semant la désolation dans la région. De nombreux marañones, à qui les autorités espagnoles promettent le pardon, l’abandonnent. Isolé à Barquisimeto et cerné par les armées royales, il poignarde sa propre fille et tue plusieurs des marañones qui tentent de le capturer. Il succombe lui-même à deux balles d'arquebuse le 27 octobre 1561. Son corps est alors découpé en quartiers et envoyé à plusieurs villes du Venezuela. Ses restes sont mangés par des chiens. Sa tête est envoyée à El Tocuyo et placée dans une cage de fer sur le pilori au milieu de la place. Ses lieux d'habitations sont détruits jusqu'aux fondations, labourés et semés de sel12. Francisco Vázquez, qui participa à l'expédition, écrivit : « Il restera de lui le même souvenir que de l'infâme Judas, pour qu'on le maudît et le honnît comme l'être le plus pervers qui soit né dans le monde. »

Le mythe de l'Eldorado conduira longtemps des hommes à se lancer dans de folles explorations. ..... J'ai résumé l'essentiel des 200 premières pages du livre de Chapman qui en contient 300. Je n'irai pas plus loin.....
 

 

 

 

 

 

 

 

 

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