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No pasaran !..... Fuente Vaqueros, correctivo.

15 Juin 2008 , Rédigé par daniel Publié dans #no pasaran


  Et voilà el historiador novicio s'est trompé... pas trop dans le précédent billet « Fuente Vaqueros » (que j'ai pu corriger rapidement après relecture de ma co-pilote) mais dans le précédent, celui d'août 2007 « No pasaran !...Grenade ». J'avais pourtant la même co-pilote et la même source d'informations, mais bon....je n'ai sans doute pas tout bien enregistré. Mea culpa mais entre les prénoms qui sont transmis de génération en génération et les diminutifs (Francisco, Paco, Paquito, José, Joselito, Pepe, Pepito  etc...il y a de quoi s'y perdre)... alors pour les fidèles lecteurs de la famille (au demeurant majoritairement lectrices) pour qui cela a une certaine importance je rectifie : C'est donc bien le cadet de la fratrie, Francisco dit Paco qui a été assassiné, fusillé par les franquistes, en août 1936 alors qu'il avait environ 38 ans. Son aîné José dit Pepe, était mort quelques années plus tôt, victime d'une maladie tropicale qu'il avait ramenée du Maroc où il avait été militaire.

 Suite au décès en décembre 2002 de l'oncle Rafaël, et faute d'héritier direct, une étude généalogique fut nécessaire pour recenser les ayants droit d'une bien maigrelette succession.
 Cette recherche aura eu au moins le mérite de retrouver l'ensemble des descendants vivants de Francisco (1875 /~1936-37) et Francisca (1876/~1965-66). 
 Des onze enfants (plus deux morts en bas age) qu'ils eurent entre 1896 et 1923 seule Emilia serait encore vivante (ou du moins l'était-elle en 2004-2005 lors de cette étude). Elle arriva dans la lignée en 1917 juste après Luis et elle aurait donc aujourd'hui 91 ans et vivrait à Grenade. Elle eut quatre enfants Antonio, Paco, Rosa et Emilio. Elle fut aussi la première de la fratrie à naître non pas à Fuente Vaqueros mais à Chauchina, village voisin.

José mort jeune au retour de l'armée, avait eu le temps d'avoir une fille Carmen née en 1923 qui après un passage par Séville s'est installée à la fin des années 60 avec sa famille en Catalogne.
 Paco, le martyr, avait eu cinq enfants nés entre 1929 et 1935, trois garçons Victoriano, José et Antonio puis deux filles jumelles Carmen et Ascension. José, Antonio et Ascension sont venus s'installer en France en fin des années 60, comme agriculteurs d'abord dans le Lauragais comme métayers dans une ferme trouvée par leur oncle Luis. José s'était ensuite déplacé vers l'Ariège ; il est décédé depuis quelques années, et ses trois enfants, une fille et deux garçons, vivent dans le sud-ouest de la France. Antonio et Ascension sont maintenant en famille dans le Minervois. Victoriano et Carmen étaient toujours répertoriés dans la région de Grenade.
 Le suivant de la lignée était Antonio mais il ne figure pas dans cette recherche ce qui signifie qu'il n'a pas eu d'enfant ou que ses descendants sont déjà décédés.
 La descendance de Rosa, née vers 1900, à savoir Antonio, Rosa et Francisca, vivait toujours lors de cette étude dans la région de Grenade entre Chauchina et Cijuela.
 Vint ensuite Matilde qui resta au pays mais dont la plupart des enfants immigrèrent pour raisons économiques à la fin des années 50 début 60 accueillis par leurs oncles Luis et Rafaël : Paco et Luis en région parisienne où ils prirent racine et où sont installés leurs enfants. Pepe à Toulouse et ses 3 enfants répartis entre Toulouse et Bordeaux. Antonio était installé à Barcelone et enfin Rafaël et Matilde seraient restés dans la région de Grenade.     
 
  Dans la lignée il y avait ensuite un Manuel, qui n'apparaît pas dans l'étude et qui devait comme Antonio, soit ne pas avoir eu de descendance ou que celle-ci soit déjà éteinte.

 Ensuite ce furent les deux frères inséparables pendant la période de fuite et de camps dont j'ai déjà abondamment parlé Rafaël qui s'installa comme coiffeur à Toulouse qui n'eut pas d'enfant et Luis le cordonnier de Champigny qui eut 3 filles, Pilou, Paqui et Malou.
 
Guillerma qui eut trois enfants Pepe-Luis, Miguel et Margarita. Les deux garçons  furent aussi accueillis par leur oncle Luis en France au début des années 60. Ils y firent souche et résident toujours en famille en région parisienne.
 Margarita est restée à Grenade.
  Enfin Carmen, la dernière de la fratrie, dont les trois fils sont restés en Espagne, Antonio à Madrid et Francisco et Rafaël dans la région de Grenade.
 
                                                                    
Une belle descendance de Francisco et Francisca répartie entre Espagne et France, conséquence du drame de la guerre d'Espagne puis du retard au développement du régime franquiste jusqu'à la mort du Caudillo et l'entrée de l'Espagne dans l'Union Européenne.

 Ironie de l'Histoire, il semble bien que de cette grande fratrie initiale de onze enfants "élevés" (mais treize mis au monde), les seuls descendants de Francisco qui portent encore son nom de famille sont les arrières petits fils issus de Paco le fusillé dont la plupart (je ne sais pas si son fils Victoriano eut des garçons) vivent  en France.  


  (A suivre)

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