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L'invité...... une déclaration de l'ANJCA.

7 Mai 2009 , Rédigé par daniel Publié dans #L'invité

 
 Entretien recueilli par Alain Faujas du journal Le Monde. 

 C'est cet article paru, sur deux colonnes en page 13, du  Monde du 6 mai 2009 qui a conduit la commission administrative de l'ANJCA (Association Niortaise pour le Jumelage coopération avec Cové et Atakpamé) à faire la déclaration suivante qui fut adressée aux journaux (Nouvelle République et Courrier de l'Ouest.).

 A droite le début de l'article du Monde et en fin de billet un autre chapitre.

Déclaration de l'ANJCA : Les conséquences de la crise en Afrique

  Si chez nous, dans les pays européens, les conséquences de la crise sont bien connues, alors que nous avons un ensemble important d'institutions sociales, de protection et de solidarité, qu'en est-il dans les pays africains ? La Banque mondiale vient de révéler, par la voix de son économiste en chef pour l'Afrique, Shantayanan Devarajan, quelles seront les conséquences de la crise actuelle pour le continent africain. " Selon les calculs, à partir des précédentes crises, la récession contribuera à faire mourir au cours de leur première année 700 000 enfants africains par an. Les causes de cette surmortalité sont toutes imputables à la crise : nutrition dégradée, eau potable plus rare, assainissement plus inefficace, services de santé moins présents, parents obligés de délaisser leurs enfants pour assurer la substance de la famille, etc..."

 Chacun l'aura bien compris, rien à voir avec nos situations difficiles en Europe et, bien entendu, pas d'affolement médiatique mondial comme sur d'autres problèmes ! Comme si la mort annoncée de 700 000 enfants africains n'avait que peut d'importance. Nous l'avons tous remarqué, cela ne fait pas la une du 20 heures.

 Que faire ?

 L'heure n'est pas à tomber dans la compassion et le misérabilisme pour d'envoyer quelques paquets de riz, des livres, des crayons ou des médicaments. Le moment est venu pour que l'ensemble de nos institutions, depuis les collectivités locales jusqu'aux Etats et institutions internationales, s'interrogent sur leur action, sur des actions concertées avec des partenaires crédibles. Ainsi, la Banque mondiale, pour sa part, va augmenter son aide pour l'agriculture africaine. Est-ce que cela sera suffisant ? Et toutes les autres institutions que font-elles ?

 C'est la question que nous nous permettons de poser aujourd'hui à l'heure où, dans certains milieux,  il serait plutôt question de se désengager.

 A son modeste niveau d'association locale et en convention avec la Ville de Niort, l'ANJCA s'interroge pour diversifier ses activités afin de permettre une ouverture à d'autres personnes et pour renforcer ses moyens.

Sur la ville d'Atakpamé les efforts actuels sont concentrés sur la mise en place de structures économiques et commerciales avec la construction d'un ensemble de marchés spécialisés. La construction du marché aux poissons vient justement de débuter en ce début mai. Il jouera un rôle positif supplémentaire dans la réponse aux besoins alimentaires de cette ville de 65 000 habitants et dans la région. Il viendra compléter les marchés aux tubercules, aux fruits et aux céréales déjà mis en place. Tout cela, sous la gestion et l'animation des groupements de femmes de la ville d'Atakpamé et dans le cadre des services municipaux.  

 

 Nous souhaitons que ces expériences puissent servir aussi à d'autres villes togolaises si demain la décentralisation peut enfin se mettre en route, ainsi qu'avec la ville de Covè au Bénin, car nous croyons aux vertus des échanges entre villes africaines pour renforcer leur propre développement.


En espérant que cette information qu'il est dramatiquement nécessaire de faire connaitre sera largement diffusée. 
A suivre 

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