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Blog à part.... Balade matinale à Niort un dimanche de mai (2)

20 Mai 2013 , Rédigé par niduab Publié dans #Blog à part

 La suite de la balade avec le groupe de marcheurs du quartier de Goise en passant en rive droite puis en faisant un détour vers l'ouest pour respecter le quota de kilomètres d'une marche digne de ce nom et rappeler que Niort est une ville à la campagne puis finir en repassant par la vieille ville, côté nord pour découvrir les secrets et charmes de la colline Saint André. 

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 Comme dans le billet précédent les textes accompagnant les photos sont en partie tirés de documents que nous avaient transmis les organisateurs avec, en complément,  des informations tirés du  remarquable Guide de Niort de Marc Thébault et  André Alcade que l'on peut se procurer à l'Office du tourisme.

 Nous quittions les halles et le Donjon pour traverser la Sèvre en passant par le parking de l'île puis emprunter une passerelle (dont j'avais vérifié la capacité portante) pour atteindre  le Fort Foucault et le centre d'action culturel François Mitterrand en laissant sur la droite le théâtre de verdure où nous reviendrons ensuite.

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Dressée sur une petite île une élégante tour crénelée sur laquelle s'appuie une bâtisse constitue le Fort Foucault, bâti au XIIe siècle pour défendre le passage de la Sèvre et permettre à la garnison de se ravitailler auprès de la campagne. Cet ouvrage de défense, avant-poste du château, considérablement, remanié, fut habité à partir de 1875 par Auguste Tolbèque, célèbre violoncelliste, qui fut à la fous musicien, luthier, compositeur et collectionneur d'instruments de musique. Le lieu est aujourd'hui une résidence d'artistes. Nous passons devant le centre d'action culturel par le parc où tous les jeudis de l'été des concerts gratuits sont donnés. 

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Le groupe traversa le boulevard Gambetta, laissant le Pont Main sur la gauche pour nous diriger vers le canal de la Sèvre. Nous dépassions les usines Boinot où les ouvriers travaillaient les peaux depuis le XVIIIe siècle, en ganterie et chamoiserie et employaient plus de 3000 personnes traitant plus de 600000 peaux par an. Le nom du club de football les chamois niortais vient de cette mémoire ouvrière. 

 Après avoir dépassé la Cale du port nous avons poursuivi notre marche en rive gauche du canal jusqu'à l'écluse de Comporté avec son îlot et ses différentes passerelles colorées assurant le passage d'une rive à l'autre. Le retour vers le centre ville se fit en rive droite par le quai Métayer . Flâner sur cet ancien chemin de halage est un lieu privilégié des promeneurs niortais lors des week-ends en raison de l'ensoleillement et la sérénité du quartier où l'on rencontre aussi de très nombreux pêcheurs à la bonne saison.

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 De retour  au centre ville, entre les bras de la Sèvre  face au Donjon on s'arrêta au petit théâtre de verdure aménagé en demi cercle. Une curieuse bâtisse flanquée d'une tourelle qui abritait autrefois les bains-douches.

Le groupe s'est dirigé ensuite vers Pré Leroy où nous avons fait une petite pause café. Nous pouvions admirer au dessus de nous sur la colline, l'église Saint André et le jardin des plantes. Rejoignant la rive droite par une passerelle nous sommes revenus par le quai de la Regratterie. C'est  le quartier des chamoiseurs qui travaillaient dans des conditions particulièrement difficiles au bord de la rivière et firent richesse et réputation de la ville, il y a bien longtemps. Toute proche, au coeur du quartier,la rue de la Regratterie, est très pittoresque. L'écrivain Henri Clouzot en faisait une description édifiante à la fin du XIXe siècle. Il évoquait les odeurs  nauséabondes provenant des usines et des ateliers qui se succédaient depuis le XIIIe siècle en bordure de Sèvre. Il décrivait ces groupes d'ouvriers, au larges tablier de grosse toile, raclant sur des chevalets, les peaux de mouton ou de chèvre et lavant sur leur bateau au milieu de la Sèvre, les laines embrouillasses. On devine d'anciennes échoppes et il existe encore des séchoirs  

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  A la friperie ''le Maintenon'', rue du Pont serait née Françoise d'Aubigné, épouse morganatique du roi Louis XIV. Son père était emprisonné au Donjon en tant que que assassin, traître et faux-monnayeur. Elle passa son enfance de pauvreté chez sa tante protestante de Mursay près de Niort où  avait vécu aussi son grand père le poète-soldat Aggripa d'Aubigné.

    En bas de la rue Basse, l'espace Saint-Vaize a été construit à l'emplacement de l'ancien hôtel de Saint-Vaize qui datait du XVIIe siècle. La réalisation de l'architecte Milou est du plus bel effet, parfaitement intégré dans le coeur de la ville historique. au centre de l'espace trône une sculpture de Richard Téxier.  

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 Rue Cloche Perse, se trouve l'ancien logis de l'Hercule. Le 6 mai 1603, à la veille de la foire Saint-Jean Porte-Latine, la peste noire, maladie contractée par un marchand rochelais, se déclare à l’auberge médiévale à l’enseigne de l’Hercule, près des anciennes halles. L’épidémie, qui dure huit mois, décime plus du tiers de la population. Seul le cellier est conservé aujourd’hui. L’évènement tragique est sculpté à l’angle des rues du Soleil et de la Juiverie, au-dessus de la porte de la Maison des Atlantes, construite en 1874 à l’emplacement des écuries.  

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Elevée de 1530 à 1535 par le maître-maçon Mathurin Berthomé sur les fondations d'un bâtiment du XIVème siècle, cette «forteresse des libertés communales», le Pilori  est l’ancien Hôtel de Ville de Niort du Moyen Âge à la Révolution. Elle porte ce nom pour rappeler que jadis le maire avait le droit de rendre la justice. A ce titre, deux colliers de fer, fixés dans le mur du bâtiment, permettaient de « piloriser » le délinquant portant au cou une pancarte sur laquelle était mentionnée son délit. Musée lapidaire et numismatique de 1887 à 1987, le Monument historique est aujourd'hui l'«Espace d’arts visuels » (lieu d’expositions temporaires portant sur des œuvres contemporaines).. On découvre dans ces rues étroites de très jolies maisons.   

La rue Saint-Gelais est une des plus anciennes voies commerçantes qui joignaient les anciennes halles de la ville à la porte de Saint-Gelais. Elle abrite quelques beaux hôtel particuliers dont celui de la Roulière. 

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La noblesse habitait sur la colline et les commerçants dans la ville basse. L'angle de la rue Vieille Rose présente une    maison à colombages du XVe-XVIe siècle., inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, est l’ancienne auberge du Dauphin, nom donné en souvenir du séjour dans le secteur du Dauphin pendant la Praguerie, mouvement de révolte des seigneurs fomenté par le fils de Charles VII en 1440. Du XVIIe au XVIIIe siècle, elle est un relais de la poste aux chevaux, une boutique de curiosités au XIXe siècle., un café-épicerie, puis le lieu de réunion de la Jeune Chambre Economique au XXe siècle. Sa dénomination actuelle lui vient de la Vierge à l’enfant sculptée au XIXe siècle. dans une niche à dais par le Niortais Henri Jacquelin.  

Fièrement dressée sur la colline la plus haute de Niort, l’église de l’architecte Segrétain se donne des airs de cathédrale avec ses deux flèches de 70 mètres de haut. Présente dès le XIe siècle, elle connaîtra par la suite les guerres de Religion. Sous la Révolution, en grande partie détruite, elle est rebaptisée "Temple de la Montagne". Elle est entièrement reconstruite à la fin du XIXe siècle. dans le style néo-gothique. L’église Saint-André était, dit-on, "la plus belle et la plus grande de la province" et également plus ancienne que Notre-Dame.  

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Ce grand bâtiment du XVIIIe siècle. de style Louis XIV est l’ancienne école de cavalerie jusqu’en 1919 avec le 7ème Hussards. La bâtisse pouvait abriter 720 soldats du roi sur trois étages. Avant, les militaires logeaient chez l’habitant. Le rez-de-chaussée recevait aussi bien les hommes que leurs chevaux, car les chambres étaient construites en écuries voûtées avec cheminées ! Chaque étage était composé de 20 chambres à 6 lits avec deux cavaliers par lit ! Le quartier prend le nom de Du Guesclin en mémoire de la reprise de Niort aux Anglais par l’illustre capitaine pendant la guerre de Cent Ans. Bertrand du Guesclin nommé en 1370 connétable de France par Charles V libère Niort du joug anglais le 27 mars 1372 en faisant revêtir à ses plus braves soldats les tuniques de l’ennemi occis lors du siège du château de Chizé, situé au S-E de la ville. Ainsi, en sortant des guerres de Cent Ans et grâce au duc Jean de Berry, frère du roi et comte du Poitou, la prospérité revient avec la sécurité et la facilité du commerce, matérialisée par la construction de l’échevinage (mairie) et du second port de Niort.  

( A suivre......notamment pour poursuivre cette balade niortaise caril  reste des quartier à découvrir et à décrire)

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