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Brèves de trêve... Où caser De Gaulle sur son blog quand on n'est pas gaulliste?

9 Novembre 2010 , Rédigé par daniel Publié dans #Brèves de trève

C'est en lisant l'éditorial du Monde de ce soir que j'ai eu envie de faire ce billet et il me faut donc au préalable en rapporter quelques lignes : 

« .....  Comment ne pas voir à quel point la France et le monde a changé ? Le franc a vécu, le Plan n'a plus de raison d'être, la mondialisation des échanges est passée par là.......

..... Héros de la seconde guerre mondiale, héraut tonnant de la guerre froide, De Gaulle ne reconnaîtrait plus son cher pays. Il en découle que le gaullisme aujourd'hui, revendiqué par les uns, exploité par les autres est un anachronisme......

.......Restent la figure historique et le mythe, l'homme d'Etat modèle et la nostalgie. Hauteur de vue, foi inébranlable dans le génie français, verbe, rapport puritain à l'argent, par comparaison, le théâtre politique d'aujourd'hui est peuplé de nains ?..... »

Voilà et quoi dire de plus ? D’abord et contrairement à ce que pourrait laisser croire le titre j’ai déjà consacré un billet à De Gaulle et...  Churchill, qui s’intitule « La mésentente cordiale ». Certes de je ne suis pas gaulliste mais le personnage était hors du commun et ma passion de l’histoire fait que j’ai plusieurs livres le concernant.  

Je n'étais pas gaulliste pendant la courte période où j'étais en capacité de le juger et de voter, c'est à dire entre 1967 et 1969. Je n'ai pas voté pour ses couleurs lors des élections législatives de 1968 et j'ai voté Non au référendum de 1969..... Ensuite je me suis toujours opposé à ses successeurs.

Finalement je me suis prononcé pour De Gaulle qu’à une seule occasion, c'était en classe de BTS, un camarade avait organisé un mini-sondage sur l'élection présidentielle à venir fin 1965 et il n'y eut qu'un seul petit papier portant le nom du général, ce fut le mien ; mais relativisons car à Champigny, bastion communiste, c'était pipeau. D'ailleurs je m'en foutais comme de l'an 40 étant à l'époque complètement  ignare en politique, tendance rugbystique ce qui n’est pas incompatible.

En fait j'avais fait ce choix un peu par provocation envers des jeunes communistes très activistes et un peu par fidélité à mon père.

J'ai aperçu le Général, deux fois, sans doute deux fois le même jour, ce devait être en 1960 ou 1961 en Ariège où nous habitions et j’avais donc 14 ans. Je l’ai brièvement vu une fois à Foix le matin ; nous étions en rang avec tous les autres mômes du lycée, il est passé devant nous avant de monter sur une estrade pour faire un discours. Ensuite je l’ai entr'aperçu l'après midi (ou le lendemain ?) ; nous étions en famille au bord de la route de Lavelanet, un peu comme au tour de France, et il passait dans sa DS noire encadrée de motards et de la caravane publicitaire tout le cortège officiel. Je me rappelle surtout de l'explosion de ferveur de mon père Roger qui hurlait « Vive De Gaulle ».... J'étais surpris car je ne l'avais jamais vu montrer un tel débordement d'enthousiasme et c’est vraiment le seul que je garde en mémoire.

Je ne sais si j'aurais été gaulliste si j'avais eu, comme lui, 38 ans à cette époque : peut-être ! Je ne sais pas si mon père le serait resté s'il n'avait pas été emporté par un cancer du pancréas, quelques mois plus tard.

Par la suite, quand je me suis forgé une conscience politique (vers 1967/68) en entrant dans la famille de Pilou je ne penchais pas du tout vers la droite surtout que dans ces années-là la décolonisation étant réalisée et que le pouvoir gaulliste n’avait plus qu’une image ultra conservatrice, autoritaire, réactionnaire même. 

D’ailleurs aujourd’hui encore, je conserve une analyse très critique et rédhibitoire vis-à-vis de la constitution gaulliste, la Vème république, cette monarchie républicaine, avec un président de la République désigné de façon plébiscitaire ; un président (tous les présidents d'ailleurs y compris Mitterrand) qui a beaucoup trop de pouvoirs sans  véritables contre-pouvoirs. Serions nous le seul pays européen à ne pouvoir avoir une vraie démocratie avec une gouvernance primo-ministérielle ?

Depuis 1958 les seules périodes vraiment démocratiques, avec équilibre des pouvoirs, furent les périodes de cohabitation. Celles que Mitterrand  a subies et celle infligée pendant 5 ans à Chirac. Tant qu'on n’aura pas imposé à mi-mandat à un Président, comme aux Etats-unis, des élections  de chambres des représentants,  je resterai viscéralement hostile à toutes formes de régime présidentiel (et en plus avec un Président qui se prend pour Superman ça devient de la folie.)

 C’est un peu court pour un billet aussi je propose pour le compléter une grille de mots croisés, une spéciale «De Gaulle». ... du moins à peu près spéciale,   car ce n'est pas facile à préparer. J'ai bataillé pour placer des mots comme : Référendum, Oui, Franc, Massif, Quarteron, Colonels, République, Constitution, Grandeur, Chienlit, Honneur, Dissuasion, Compris, Londres, Cabris, Algérie, Machin, ONU ... etc....

J'ai fini par battre en retraite ; pas très gaullien n'est-ce pas ! Enfin voila le résultat ? J'ai fait ce que j'ai pu !

Grille croisée 4

  

 Horizontalement :

1/ Partisan d'un général qui voulait se faire plébisciter pour refonder la république.

2/ Se dit d'un opposant de l'intérieur. Hilare.

3/ A ses bêtes. En l'air.

4/ Sors les tripes. Adverbe.

5/ Dépôts fumeux. Avant le tac.

6/ Augmentèrent les revenus ou patrimoines des plus aisés

7/ Dévêtu. Récipient. Expression popularisée par un champion de la grimpette.

8/ Début d'isolation. Exposé aux rayons.

9/ En général ou en civil. Trois lettres du mot anticonstitutionnellement (pèle mêle mais dans l'ordre)

10/ Courantes mais sans effort. La tête à Toto.

11/ Prénom féminin. Placée en queue.

12/ Socle.  Quand elles sont fixes ça ne fait pas beaucoup avancer le débat (De Gaulle n'en avait qu'une pour la France, mais certaine....)  

 

Verticalement. 

A/ Assises. L'auteur.

B/ Veloutées.

C/ De même mère sans plus. En fin d'épilogues..

D/ Illustre inconnu niortais. Poète grec.

E/ Mauvaise digestion. OVNI.

F/ Enfantin. Coagulés.

G/ Question de caractère. Criée.

H/ La fin de messe en latin. Un nombre utile aux sages. Début de résolution.

 I/ Titre, parfois triste. Vallée envahie par la mer (espagnol). En latin précède en situation et au choix hoc ou libidum.

J/ Pour de Gaulle « Elle suivra ».

K/ Epoque. Sous entendue. 

L/ Anachroniques.

     

 Pour conclure ce billet, plutôt décousu, je cite parmi les innombrales phrases célèbres de Charles de Gaulle celle qui me semble coller le mieux au grand personnage :  « La guerre c'est comme la chasse ; mais à la guerre le lapin tire ».

Ah bon ! Cela manque de grandeur ? Qu'en penses tu Jef ?

Des citations qui font référence à la grandeur, il y en a d'autres en réserve,... s'il le faut :

  « Mon seul rival international c'est Tintin ».

 « Comment voulez vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage. ».

 « La pire calamité après un général bête, c'est un général intelligent »...

   etc......

 

 (A suivre)

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