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Ciné-cure...... Les affranchis.

21 Septembre 2012 , Rédigé par niduab Publié dans #ciné-cure

C’est une couverture du journal le Point de fin juin qui m’a donné envie de renouer avec la rubrique Ciné-cure ; une édition d’avant la trêve estivale que je n’ai pas exploité, faute de temps et faute d’y croire vraiment : Une couverture qui illustrait le thème principal de l’hebdo, cette semaine là : Après la fin du sarkozysme, la guerre de succession et la reconstruction de la droite.

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«…. Affranchis de la tutelle de Nicolas Sarkozy, les ambitieux s’affichent au grand jour. A l’UMP, cent fleurs jaillissent, parfois vénéneuses, quand il s’agit de procéder à l’inventaire. La guerre de succession est ouverte. Sur fond de duel entre François Fillon et Jean-François Copé, tous ceux qui comptent peser en 2017 prennent leurs marques avec une ardeur inusitée….. »

Franchement je ne crois pas du tout que le peuple de droite se soit affranchi de Sarkozy, il attend son retour messianique, et ça freinera probablement les ardeurs des prétendants. Je suis d’accord pour dire que Fillon et Copé feront tout pour empêcher, ce come back…. mais ils devront composer avec cet électorat de fans, de croyants aveugles. Fillon en sait quelque chose, lui qui a dit un jour qu’il était à la tête d’un pays en faillite et qui a du apprendre ensuite, à la fermer, pour rester à sa place de simple collaborateur et essayer de sauver l’essentiel malgré les inepties, la médiocrité de son chef.

Mais cette couverture pointilleuse était quand même une superbe occasion pour évoquer la filmographie de Martin Scorsese l'un des maîtres du septième art, tout en m’amusant à empiéter sur les plates bandes de la politique. Je n’allais pas louper ça ! Juste un zest de mauvaise foi pour la bonne cause en introduction -- c’est fait -- et quelques interrogations et critiques en guise de conclusion.   

Tout d’abord il convient de préciser le sens du mot "affranchis". Le titre original du film «The Goodfellas » pourrait signifier « Les bons petits gars du clan », mais Scorsese n’avait pas pu retenir "Wiseguy" (Les informés ou les éclairés), le titre du livre de Nicholas Pileggie dont est tiré le film qui est donc relativement proche du titre français, dans la version argotique….. et non bien sûr celle, politiquement correcte, du dictionnaire et du Point pour parler des libérés, des affranchis de la contrainte Sarkozy. Henry, le personnage interprété par Ray Liotta, donne dans le film la définition d’un affranchi : « Ne jamais balancer et toujours la mettre en veilleuse » et c’est sûr qu'avec cette définition on s’éloigne de la politique et des politiciens. 

Ce film a été réalisé en 1990 et fut présenté à la Mostra de Venise début septembre 1990 pour sortir, quasiment simultanément, en France, Italie et Etats-Unis. « Depuis sa plus tendre enfance, Henry Hill (Ray Liotta), de père irlandais et de mère sicilienne, veut devenir gangster. Adolescent dans les années cinquante, il commence par travailler pour le compte de la Mafia et voue une grande admiration pour Jimmy Conway (Robert De Niro), qui a fait du détournement de camions sa grande spécialité. Lucide et ambitieux, il contribue au casse d’Air France en volant 420000 $ dans un avion au terminal de l’aéroport. Ce vol marqua son entré dans le grand banditisme. Il épouse Karen (Laurren Bracco) qu'il trompe régulièrement. De séjours en prison en sorties et en nouveaux casses, il est étroitement surveillé par le FBI. Son implication dans le trafic de drogue le fera plonger...  »

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   Les personnages du film ont réellement existé. Le véritable Henry Hill, qui dénonça ses complices en1980, bénéficia du programme de protection des témoins et dirigea par la suite un restaurant italien, dans l'Etat de Washington. Après la sortie du film, il dût s'installer ailleurs, dans un lieu tenu secret. Son complice Tommy DeVito (Joe Pesci)  s'appelait en réalité Tommy De Simone, tandis que le vrai nom de Jimmy (De Niro) était Burke. Ce dernier mourut d'un cancer du poumon en prison en 1996.  « Le talent de Martin Scorsese est de nous faire partager cette fascination du jeune Henry pour ce milieu, en montrant le train de vie des pontes de la Mafia, avec leurs voitures, leurs femmes, leurs costumes, leurs appartements  mais aussi leurs violences gratuites, imbéciles, sauvages......Tout au long du film, Scorsese suit la vie d’Henry Hill, petit à petit rongée par l’escalade de la violence, l’avidité jamais satisfaite, des règlements de compte minables, les coups pour rien, des petites victoires et des terribles défaites.» Joe Pesci obtint l’oscar du meilleur second rôle pour son rôle du mafieux Tommy DeVito.

 Je me plonge encore avec beaucoup de plaisir dans une interview croisé de Robert De Niro et de Martin Scorsese, par Studio Magazine de novembre 1990, quelques semaines après la sortie du film « Les Affranchis » qui était leur sixième film ensemble. (Ils en feront encore deux autres : « Les nerfs à vifs » en 1991 et « Casino » en 1995). En présentant la filmographie de Scorsese j’intercalerai quelques extraits de ce dialogue.

 Le premier film que j’ai vu en salle de Martin Scorsese fut « Taxi Driver » sorti en 1976 et qui a obtenu la Palme d’or au festival de Cannes. Je fus subjugué par la performance de Robert de Niro dans le rôle de Travis, chauffeur de taxi, déséquilibré, ancien du Vietnam, qui veut nettoyer la ville, et tue un souteneur (Harvey Keitel)  pour libérer une prostituée mineure (Jodie Foster)

« Martin Scorsese : Taxi Driver c’était en 1975 et nous nous sommes sentis vraiment bien en le faisant. Je crois que c’est ça qui a tout consolidé. Paul Schrader avait vu ‘’Mean Street’’ et il avait beaucoup aimé. Du coup il avait pensé que l’idéal pour Taxi Driver qu’il avait écrit serait que ce soit moi qui le réalise et toi qui l’interprètes »

   Le premier film à succès de Scorsese fut « Mean Street » en 1973. Je n’ai vu ce film qu’en DVD, très, très longtemps plus tard.  C’était en quelque sorte l’épure des Affranchis : A New-York, dans la petite Italie, Johnny Boy (Robert de Niro) et Charlie (Harvey Keitel), de jeunes voyous à l'affût de combines louches, côtoient les mafiosi qu'ils envient. Johnny, un bagarreur se procure une arme à feu et ça tourne mal.

 « Robert de Niro : Je n’arrêtais pas penser que le rôle qui me convenait le mieux, en tout cas celui que je voulais faire, c’était le personnage de Charly que devait jouer Harvey Keitel. Je l’ai dit gentiment à Harvey. Il m’a dit ‘’tu devrais faire Johnny Boy. C’est un rôle fait pour toi…. je l’ai écouté mais j’ai encore hésité. Heureusement que Martin était patient… et finalement je me suis décidé pour Johnny Boy.»

  Pour leur troisième film ensemble Scorsese se lança en 1977 dans le film musical « New-York New-York ». Je n’étais pas en France à cette époque et j’ai du attendre de le voir en cassette vidéo. Jimmy Doyle (De Niro) est un saxophoniste de jazz. A la fin de la guerre il  rencontre Francine Evans (Liza Minelli), chanteuse, et tous deux jouent dans le même orchestre. Il épouse Francine, mais les aléas de la vie vont les séparer.

« Martin Scorsese : On a eu du mal à finir ce film. Nous n’arrêtions pas d’improviser, d’essayer des choses différentes. On construisait des décors comme au bon temps d’Hollywood. Toute la tension du film vient de ce mélange d’improvisations et de contraintes.

 De Niro : Sur ce film nous avions de vrais problèmes de script et nous n’arrêtions pas de le retravailler. Ca partait dans tous les sens. Tous les jours on discutait la scène, on essayait de la faire fonctionner, de la jouer, de la recommencer. »

  En 1980 Scorsese tournait « Raging Bull » avec De Niro dans le rôle Jack La Motta. Ce biopic, tourné en noir et blanc, raconte l’histoire d’un boxeur issu d’un milieu modeste, d’origine italienne, qui devint champion du monde des poids moyens…. Mais qui connut ensuite des échecs dans sa vie privée. Au casting on trouve également Joe Pesci et Cathy Moriarti, jouant respectivement le frère et la femme de Jack La Motta. De Niro reçut pour ce rôle l’oscar du meilleur acteur. Pour jouer les scènes de La Motta vieillissant l’acteur a pris 30 kg en 4 mois. Scorsese eut sa première nomination comme meilleur réalisateur.

« Martin Scorsese : Je pense que c’est sur ce film qu’on a trouvé notre équilibre, notre harmonie. Nous étions arrivés à une parfaite compréhension mutuelle.

 Robert de Niro : Si on a eu cette impression c’est que le tournage a été divisé en deux : dix semaines environ de scènes de combat et dix semaines pour le reste. Naturellement tout allait de soi. »

  En 1983, Scorsese et De Niro connurent  un échec commercial avec « La valse des pantins.» Rupert Pupkin (De Niro) un comique méconnu, pour se faire reconnaitre, enlève Jerry Langford (Jerry Lewis) le présentateur d'un show télévisé et n'accepte de le libérer qu'à la condition de participer a son spectacle.

« De Niro : C’est autre chose ; tu te souviens on avait eu ce débat sur le fait de continuer ou pas…… C’est un script qu’on m’avait apporté et je l’avais fait lire à Marty.

Scorsese: Je crois qu’à l’époque je n’avais pas bien compris de quoi il s’agissait : Je l’avais pris pour une grosse farce. … Dans un film j’aime plus les personnages que l’intrigue et là je n’arrivais pas bien à appréhender le personnage de Rupert….. »

  Après ce film Scorsese et De Niro restèrent sept ans sans travailler ensemble, jusqu’au film Les Affranchis.

 Scorsese tourna en 1985 « After hours » avec Griffin Dune et Rosanna Arquette. Malgré un prix de la mise en scène au festival de Cannes et diverses nominations, notamment aux Golden globes, ce film, que je n’ai pas vu, fut un échec.

 En 1986 Il offrit à Paul Newman son unique oscar de meilleur acteur avec « La couleur de l’argent » qui est une suite de l’Arnaqueur de Robert Rossen. Newman reprenant, 25 ans après, le rôle d’Eddie Felson avec à ces côté Vincent le frimeur interprété par Tom Cruise. Un très grand film.

 En 1988 Martin Scorsese réalise « La dernière tentation du Christ » adapté du roman éponyme de Karantzakis. En Europe le film bouscule le dogme religieux ce que conteste le réalisateur, profondément croyant et qui jeune voulait devenir prêtre. A Paris des activistes mirent le feu à un cinéma. Scorsese fut nominé pour la deuxième fois aux oscars dans la catégorie du meilleur réalisateur. Le rôle du Christ est tenu par Willem Dafoe, Harvey Keitel est Judas et Barbara Hershey est Marie Madeleine.

 A noter que lors du dialogue de Studio entre Scorsese et de Niro, on apprend que le réalisateur envisageait de donner le rôle du Christ à son ami. «  Je laissais dire mais j’avais un blocage…. Nous nous somme rencontré j’avais la tête rasé, j’ai ôté ma casquette et j’ai dit à Marty est-ce que j’ai l’air de Jésus ? » On apprend aussi que les deux compères sont sur le point de tourner « Les nerfs à vif » , un remake d’un film de Jack Lee Thompson avec Robert Mitchum et Grégory Peck qui étaient déjà pressentis pour tenir un petit rôle en hommage à la première version. On apprend aussi que ce n’était pas Nick Nolte qui était prévu au casting pour interpréter l'avocat mais Robert Redford. En mars 1991 débarquait, donc, sur les écrans Max Cady (De Niro), musclé, tatoué et psychopathe qui vient, après 14 années passées en prison, persécuter son avocat, et sa famille, coupable d’avoir dissimulé lors du procès, une pièce importante qui l’aurait disculpé. Mitchum et Peck sont bien là, et le film est excellent, malgré une symbolique religieuse ou démoniaque….. sauf la fin qui est complètement ratée. Dommage ! J’ai revu « Les nerfs à vif » en DVD il y a peu et je confirme. Il y a encore au casting les excellents Nick Nolte, l’avocat, Jessica Lange sa femme et Juliette Lewis sa fille étudiante et tenté par le diable Max Cady.

  Avec « Casino », sorti en 1995 Scorsese revient au monde de la Mafia. C’est son huitième film avec Robert de Niro, le dernier à ce jour. « ….Dans les années 70, Las Vegas, monde de faux-semblants, de toc et de vulgarité où règne l’avidité, appartient à la mafia qui fait son miel de cet argent qu’on y brasse…. Mais l’âge d’or est entrain de se terminer. Et c’est dans cette période de ‘’fêlure’’ que Scorsese situe l’action de cette fresque puissante….Ace (Fascinant De Niro) un homme mis en place, par la mafia, à la tête d’un casino qu’il gère d’une poigne de fer, Ginger (bluffante Sharon Stone), une tricheuse professionnelle qui se laisse acheter et posséder par cet homme tout puissant sans arriver à rompre avec son mac (l’excellent James Wood), et Nicky (Joe Pesci), l’ami d’enfance d’Ace , homme de main qui va péter les plombs. A travers un drame conjugal et la fin d’une amitié nous vivons le déclin d’un empire,…. Un brelan d’as d’acteurs en parfaite harmonie de jeu, magnifié par une mise en scène sidérante de brio car Casino est du grand cinéma… Studio Magazine» Comme pour Les affranchis, le film est tiré d’un roman de Nicholas Pileggi,---qu’il a lui-même scénarisé---- basé sur des faits réels. Sam Ace Rothshein (Robert De Niro) se nommait Frank Rosenthal ; il  dirigeait plusieurs casinos de Las Vegas pour le compte de la mafia de Chicago.

  Fin de clap pour le duo Scorsese-De Niro. Le réalisateur va dorénavant poursuivre la diversification de son cinéma comme il avait commencé avec plus ou moins de bonheur avec « New-York New-York »  «La valse des pantins » « La dernière tentation du Christ » et pour son précédent film « Le temps de l’innocence » Un très beau film sorti en septembre 1993, avant Casino qui fut un échec commercial. Il faut dire qu’il était tiré du roman d’Edith Wharton qui trace un tableau critique des conventions sociales dans la haute bourgeoisie au  du XIXe siècle….A travers le portrait d'un homme partagé entre deux femmes et deux mondes, c’est une étude minutieuse de la haute société new-yorkaise des années 1870, avec ses intrigues, ses secrets, ses scandales, ses rites désuets et répressifs. Un projet fou, aux antipodes du Scorsese habituel…. C’est beau même si c’est un peu lent et même un peu ch….… avec Daniel Day-Lewis, Michel Pfeiffer et Winona Ryder.

 En 1997, il a fait « Kundun » un film que je n’ai pas vu, volontairement : Ras le bol le mythe du Dallai Lama .

 En 1999 ce fut « A tombeau ouvert » avec Nicolas Cage et Patricia Arquette, Un urgentiste sillonne toutes les nuits dans son ambulance les rues d’un des quartiers chauds de New-York. Il est hanté par les vies qu'il n'a pas pu sauver. Un film que j’ai vu et que je n’ai pas aimé. N’est pas De Niro qui veut.

  En 2002 la première rencontre avec Di Caprio et le retour de Day-Lewis avec « Gangs of New-York ».Encore New-York mais cette fois en 1863 juste avant la guerre de sécession. Un quartier miséreux est mis à feu et à sang entre le gang de Bill le boucher ''des  américains de souche’’ et celui des immigrants irlandais. Un bon mais violent film avec aussi à l’affiche Cameron Diaz et Liam Neeson.

  En 2005 ce fut l’ambitieux «  Aviator » avec une nouvelle fois en tête d’affiche Léonardo Di Caprio. Le film raconte la vie d’Howard Hugues industriel, milliardaire, pionnier de l’aviation, producteur de cinéma, réalisateur et grand séducteur mais personnage excentrique, déséquilibré et paranoïaque.  Au côté de Di Caprio  qui joue Howard Hughes on trouve Cate Blanchett en Katharine Hepburn, mais aussi Alex Baldwin, Jude Law et Willem Dafoe.

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« Avec ''Aviator'' Scorsese a réalisé un de ses films les plus élégants, un hommage vivant à un cinéma disparu, riche de glamour et de tours de forces filmiques…Sa reconstitution majestueuse du tournage des batailles aériennes des "Anges de l’enfer" comme de sa triomphale avant-première est si éblouissante et regorge tellement de son amour pour le cinéma qu’elle en devient bouleversante. Studio »  

  En 2006 avec « Les infiltrés» Martin Scorsese obtint  enfin l’Oscar du meilleur réalisateur, si mérité pour l’ensemble de son œuvre, mais encore plus pour ce magnifique film.

  A Boston la police, qui veut venir à bout de la pègre irlandaise dirigée par Frank Costello (Jack Nicholson), infiltre son gang par l’agent Billy Costigan (Di Caprio) qui est originaire des bas quartiers et qui sort de l’école de formation … Sauf que Costello avait eu la même idée en faisant entrer Colin Sullivan (Matt Damon) à l’unité des enquêtes spéciales. Risquant à tout moment d’être démasqués les deux taupes mènent une double vie. « A travers de ce chassé-croisé le bien et le mal s’interpénètrent. Léonardo Di Caprio et Matt Damon incarnent à merveille des êtres mi-anges mi-démons.».Au casting on trouve aussi Mark Wahlberg, Martin Sheen, Alex Baldwin.

  Dialogue Di Caprio- Scorsese (Studio de Décembre 2006)

 « Léonardo Di Caprio :....Sur le plan professionnel Martin est le boss. Sur le plan privé c'est mon ami, mon mentor, mon prof.....et puis nous aimons et détestons les mêmes choses.....Il ne peut raconter une anecdote sans citer trois films. Même les relations entre les gens lui font penser à une scène. S'il n'était pas réalisateur, il serait historien du cinéma.....

Martin Scorsese :.....Après avoir eu le bonheur de diriger De Niro, Harvey Keitel et d'autres, ces derniers temps je collabore avec Leonardo. Malgré notre différence d'âge, nous avons les mêmes idées sur la vie, la même sensibilité. Il comprend mes références. J'ai su qu'il parle de moi comme d'un mentor. J'en suis flatté.....».

  En 2010, pour la quatrième fois en huit ans, Martin Scorsese proposait à Léonardo Di Caprio, le rôle titre de son nouveau film. Il s’agit de « Shutter Island » tiré d’un thriller de Dennis Lehane. J’avais lu ce roman et j’attendais la sortie du film avec impatience.

«  … Le marshal Teddy Daniels (Di Caprio) et son coéquipier Chuck Aules (Mark Buffalo)  sont envoyés enquêter sur l'île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L'une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d'une cellule fermée de l'extérieur ? Le docteur Cawley (Ben Kingsley) leur précise que cette femme a assassiné ses trois enfants en les noyant…..Ce film se présente sous la forme de deux puzzles constitués des même fragments du récit …. En choisissant d’être fidèle au roman, Scorsese se condamne à tout expliquer, à réduire les zones d’ombres au minimum , ce qui tient au paradoxe pour une intrigue conçue comme un labyrinthe. .. Studio Ciné-live.»

   Lors des fêtes de fin d'année 2011 je suis allé voir « Hugo Cabret » un film d'enfants en 3 D, mais avec Scorsese il faut se méfier des apparences car c'est loin d'être un film enfantin. Tiré et très fidèle au roman de Brian Seznick on se croirait au début dans une aventure de Dickens : Un jeune garçon orphelin qui vit caché dans une gare et veut réparer l'automate cassé que lui avait fabriqué son père avant de mourir ..... et puis le film bascule dans une autre dimension : la reconstitution de la vie de Georges Méliès.... On retrouve le Scorsese historien du cinéma. Magnifique ! Avec Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen, Jude Law et le jeune Asa Buterfield.

  En 2013 sortira le dernier film de Scorsese « Le loup de Wall-Street » l’histoire d’un courtier en bourse qui a passé 20 mois en prison pour avoir refusé de participer à une gigantesque arnaque..... Avec encore et pour la cinquième fois Léonardo Di Caprio et, cerise sur le gateau, Jean Dujardin.  Il n’y a plus qu’à attendre.....  

   Ayant taclé la droite dans mon introduction il me faut équilibrer avec mes amis socialos pour la conclusion et, de la même façon, par le biais d'une couverture pointilleuse d'hebdo.

On se réveille

 Je leur dirais aussi qu'il est temps qu'ils s'affranchissent de l'anti-sarkozysme : les français, hors abrutis du fan club, ont compris que la situation de la France est grave et qu'elle s'est profondément dégradée, et le terme est faible, au cours des dix dernières années ; pas la peine d'en rajouter. La situation est urgente et si grave que Hollande et le gouvernement doivent aussi s'affranchir de certains dogmes gauchisant .... l'histoire ne se repasse pas et quitte à être froissé.... avec certains, il faut avant tout remettre notre pays sur la bonne voie qui, aujourd'hui ne peut plus être qu'européenne..... Je complèterai mon analyse prochainement.  

   (A suivre)

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