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Ciné-cure..... The Artist, Drive & Polisse......

20 Octobre 2011 , Rédigé par daniel Publié dans #ciné-cure

Nécessité de faire une pause entre divers billets sur la Guyane et revenir un moment à des fondamentaux comme la rubrique ciné-cure. De plus, je vais pour une fois, en parlant de films très récents sortis en salle ces derniers jours,  faire plaisir à mon copain Richard qui m’a reproché un jour de ne parler que de films que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaitre. Un jugement, un peu exagéré mais pas totalement faux…. Je fais plus dans la nostalgie que dans la  promotion….  Même si depuis cette remarque perfide j’avais fait  fin 2009 début 2010 un réel effort notamment avec « Avatar », « Good bye Bafana & Invictus » ou encore …. ????? (Il me faut faire une recherche)….. Ah, Oui « Disgrâce ».... mais depuis  j’ai replongé dans le cinéma du passé, les films mythiques de ma jeunesse, ceux qui meublent mes premières séances de réveils très matinaux. 

Les trois films cités dans le titre de cet article je les ai vus avec plaisir ces derniers jours. Ce sont trois films qui  furent récompensés à Cannes, ce qui n’est pas forcément pour moi un gage de qualité et de satisfaction. J’étais, d’ailleurs, allé voir  la Palme d’Or  « Tree of life »  qui était sorti en période de festival et je dois bien avouer que j’avais été terriblement déçu au point que j’avais quitté la salle avant la fin de la projection….. Et pourtant j’avais adoré les trois premiers films de Terrence Malick pour lequel j’avais fait, en avril dernier, un billet élogieux « La ligne rouge », son magnifique troisième film, tout en indiquant que j'étais déjà resté sur ma faim pour son quatrième film.... alors pensez avec ce cinquième film que j'ai vraiment détesté, le maitre est tombé de son piedestal. Le talent de Malick s’est étiolé dans une sorte de mysticisme difficilement compréhensible …. Il faut dire que de ne faire que 5 films en 50 ans ça permet certes de se créer une légende..... qui n'a pas résisté ,après son retour tardif, à l'usure du temps.

J’ai vu également au printemps  « L’enfant au vélo » des frères Dardenne, Grand Prix du Festival qui est un bon film ; un bon film mais sans plus, toutefois bien servi par Cécile de France. Je n’en garde déjà pas un souvenir inoubliable…. mais peut-être me faudra t-il le revoir en DVD.

Voilà donc qu’à mon retour de Guyane trois films primés à Cannes sortaient en salle…. Je ne voulais pas croire qu’un jury présidé par Robert De Niro n’avait récompensé que des médiocrités….. Et puis pour ces trois films les réalisateurs étaient pour moi, des quasis inconnus

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Le premier que je suis allé voir est «The Artist » récompensé par le Prix d’interprétation masculin pour Jean Dujardin. Bien que ce film ait été récompensé à Cannes je restais sceptique, réticent et pourtant j’ai été complètement bluffé en découvrant ce film muet en noir et blanc. Je fus surpris de l'engouement du public pour ce film fou de Michel Hazanavicius que je ne connaissais guère. J’étais bien allé voir son « OSS 117, Le Caire nid d’espions » en 2006  que j’avais bien aimé mais pas au point de me précipiter pour voir le suivant « OSS 117, Rio ne répond plus » en 2009.  « The Artist » fut d’après ce que j’ai pu lire dans Studio  une sacrée aventure : « Le scénario retrace le déclin poignant de George Valentin (Jean Dujardin) une star du cinéma américain muet, face à l’arrivée du parlant. Son chemin croise celui d’une inconnue ; Peppy, qui va devenir l’une des nouvelles déesses d’un cinéma qui apprend à parler, à chanter et danse….. »

Ecrit spécifiquement pour Dujardin et Bérénice Béjo ce projet fit peur aux investisseurs européens mais pas au producteur Thomas Langmann qui le soutint à fond en se tournant vers Hollywood et notamment la Warner en manque de projets originaux. Le résultat dépasse toutes les espérances et il ne serait pas étonnant qu’avec ces parrainages, Dujardin soit en bonne position pour les Oscars.« Perfect !» la seule réplique parlée du film, juste avant the End. 

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« Drive » du Danois Nicolas Winding Refn a obtenu à Cannes le Prix de la mise en scène et c’est encore un film qui m’a époustouflé. J’ai découvert ce réalisateur européen qui tourne aux Etats-Unis ; je n’ai vu aucun des 5 films qu’il a réalisés dont la trilogie « Pusher » 1996, 2004 et 2005 puis « Bronson » en 2009 et « Le guerrier silencieux » en 2010.

Le film raconte l’histoire d’un homme solitaire, mécanicien et cascadeur le jour et vaguement chauffeur pour la pègre la nuit. Une histoire d’amour pour sa voisine dont le mari est en prison et qui, en sortant de taule, se voit menacé lui et sa famille par le milieu. Le cascadeur se transforme alors en justicier. Un film d’action très réussi façon Martin Scorsese ou Michael Mann. Un jeune acteur canadien Ryan Gosling qui crève l’écran de façon énigmatique un peu comme le De Niro de Taxi Driver. A suivre…

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Sorti hier et vu aujourd’hui «Polisse» de Maïwenn Le Besco, un film, cette fois 100% français et 100% émotionnel mais avec pas mal de défauts, mais j’ai aimé ce film imparfait qui fut récompensé par le prix du jury à Cannes. Comme pour les deux films précédents ce fut pour moi une découverte, je n’avais vu aucun film de Maïwenn ; je crois qu’elle n’en a réalisé que deux dont le plus célèbre est « Pardonnez moi » qui fut nominé aux Césars de 2007.

« Polisse » plonge dans le quotidien des policiers de la Brigade de protection des mineurs, qui se débattent avec toutes les  violences que subissent  les enfants  pédophilies, maltraitances avec les témoignages d'enfants et les interrogatoires des adultes. Un univers professionnel glauque suivi de tranches de vie privées pas des plus simples. Un curieux mélange de films d’actions et de documentaires, d’acteurs talentueux et de non,-professionnels et puis la première expérience de Joey Starr comme acteur : Surprenant ! Le film a des faiblesses, trop d’éclats de rire, trop de policiers à faire les interrogatoires ou à glander, ce n’est pas trop productif. Le ministre de l’intérieur devrait réduire les effectifs (Je blague….. mais c’est un peu l’impression que donne le film) …. Par contre c’est un film tonique et émotionnel …. Et puis tous les acteurs sont magnifiques, surtout Joey Starr, Karin Viard et  Marina Foïs.

Un autre film présenté à Cannes « hors compétition », m’a beaucoup plu c’est le Woody Allen « Minuit à Paris » vu en juillet : une surprise car je ne suis pas fan de Woody Allen à quelques exception près comme « La rose pourpre du Caire » et là c’est du bon du très bon cinéma.

Plus réservé pour « La Conquête » de Xavier Durringer vu également en Juillet, présenté aussi hors compétition à Cannes et ce malgré la belle performance de Denis Podalydes : Trop gentil avec Sarkozy !

Pas mal a priori « Le complexe du Castor » de et avec Jodie Foster et aussi Mel Gibson,  mais vu dans l’avion lors du trajet vers la Guyane et donc à revoir…. Et puis il me faudra bientôt consacrer un ciné-cure à Jodie Foster que j’adore.

Pour finir ce Ciné-cure de rentrée mais hors label festival de Cannes je peux encore mentionner un bon « Présumé Coupable » de Vincent Garenq, sur le drame d’Outreau avec un extraordinaire Philippe Torreton qui disputera probablement le César 2011 du meilleur acteur à Dujardin, ou encore une autre chronique d’erreur judiciaire « Omar m’a tuer » un film de Roschdy Zem avec Sami Bouajila et Denis Podalydès. Voir deux films sur des sujets relativement proches  à quelques semaines d’écart, c’est trop……   même s’il faut reconnaître que ces deux films sont bien faits et qu’il s’agit pour chacun du second film des réalisateurs ;  après « Comme les autres » en 2008  pour Vincent Garenq et « Mauvaise foi » en 2006 pour Roschdy Zem. (films non vus)

Comme quoi Richard  a bien raison de me faire des reproches il faut savoir aussi s’intéresser à de nouveaux réalisateurs et à des premiers films qui seront, peut-être un jour, à leur tour, des films cultes.

 

Complément du 23 octobre : Comme d'habitude je voulais conclure de façon caustique en rebondissant sur des évènements d'actualité. C'eut été vraiment tiré par les cheveux pour un sujet politique encore qu'avec Sarkozy on peut, comme lui, tout oser et repousser très loin les limites de la connerie..... 

Je me sentais sentimentalement plus proche du XV de france et de Marc Lièvremont et des sales gosses qui sont en quelque sorte des poliss-ons et lui un sélectionneur-entraineur-gendarme paternaliste, franc, direct refusant de parler la langue bois autrement dit  un coach cocktail drive, artist et polisse...tel que je les aime.Mais j'ai trop attendu avant de conclure et maintenant que le match est joué..... et si magnifiquement joué...... ils méritent bien mieux qu'une conclusion bouche billet . Il me faut faire un article complet, critique et élogieux....... Ce sera le prochain, celui de demain. 

 

(A suivre)

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