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Ciné-cure........ Vous avez un mess@ge.

13 Juin 2012 , Rédigé par daniel Publié dans #ciné-cure

Je m’étais promis d’appliquer à Hollande et aux membres de son gouvernement le régime  « Ciné-cure » dès que l’occasion se présenterait. Depuis bientôt  cinq ans que ce blog existe, j’ai écrit 56 billets de ce genre dont beaucoup m’ont permis, en exploitant un titre de film, d’égratigner avec délectation Sarkozy et les siens. L’idéal étant, bien sûr, que le sujet politique colle bien au  thème ou du moins au titre du film, que ce soit l’occasion de donner un coup de chapeau sincère à un grand réalisateur ou à un grand acteur et enfin que le sujet permette une exploitation sur un ton caustique

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Avec le tweet de Valérie Trierweiller je suis assez bien servi même si je ne respecte que deux conditions sur trois car, « Vous avez un mess@ge » n’est en rien, je dois bien l’avouer, un film culte.

Nora Ephron, la réalisatrice, faisant dans le genre comédie romantique populaire, eut certes un vrai grand succès avec l’excellent « Nuits blanches à Seattle », avec Meg Ryan et Tom Hanks ; un film que j’aurai pu utiliser un jour ou l'autre pour traiter de manifestations d’altermondialistes contre la mondialisation, mais ce n’était  pas le sujet d'aujourd'hui. Six ans plus tard, dans le même registre et avec les mêmes têtes d’affiche elle tournait « Vous avez un mess@ge ». Un film pas mauvais, agréable même, parfois pétillant, mais peinant quand même de la comparaison avec son premier succès..... mais ça fera l’affaire surtout que cette semaine entre travaux de peinture à la maison et boulot de militant pour la campagne du second tour des législatives, je n’ai guère le temps et pas trop envie de me prendre la tête.

 

C’est sûr que la normalité du président en prend un coup…. Encore que de nos jours, le symbole de la femme indépendante….. c’est plutôt bien vu par beaucoup mais….

Dans le fond on se marrait pas mal avec la vie privée de Sarko ; s’il n’y avait eu que ça à lui reprocher ! Hollande voulait à juste titre changer de style et ne voilà t-il pas, que moins d’un mois après son élection, Valérie, sa compagne, lui joue un sale tour façon Cécilia. Non je ne dis pas qu’elle va se barrer avec Olivier…. enfin je ne crois pas…. C’était juste le petit tweet d'une copine pour lui souhaiter bon courage…. même pas un vrai soutien….. ou alors, presque neutre….. mais ça fait quand même désordre, puisqu’Olivier Forlani s'oppose, en dissidence, à Ségolène Royal.

Surtout que notre bon président n’a apporté son soutien explicite à aucun autre candidat socialiste hormis son ex., certainement à la demande des enfants, et c’est humain. C’est ça les familles recomposées…. Lutte de pouvoir, lutte de femmes autour du prince, ce n'est pas nouveau finalement ; avant de voir ça dans beacoup de familles depuis quelques décennies, on a tous étudié ça avec Racine et Corneille.

Il faut dire que Ségolène n’est pas toujours très fine et ce n’est, après tout, que la suite des épisodes précédents dont sa prise de bec devant les caméras de télévision le 26 février 2008, avec son vice-président de région Jean-François Foutaine qui est aussi adjoint au maire de la Rochelle, vice-président de la communauté d’agglomération, ancien grand sportif, patron d’une belle et prospère entreprise rochelaise et accessoirement président du comité de soutien d’Olivier Falorni. C’est l’avenir de La Rochelle qui se joue là. La succession de Maxime Bono, l’excellent actuel maire, lui-même successeur  du mythique Michel Crépeau.

La belle et parfois rebelle La Rochelle est très convoitée. Bien sûr Ségolène, en tant que présidente de la région Poitou-Charentes n’est pas, tout à fait une parachutée. Elle était députée de la circonscription de Melle qui est très proche de celle de La Rochelle. En 2002 lancée dans la bataille des présidentielles et respectant, c’est tout à son honneur, le principe de non cumul des mandats, elle a laissé son fief à Delphine Batho qui, depuis, s’est fait un nom. Ségo devait donc se trouver une nouvelle circonscription pour revenir à l’Assemblée, viser le perchoir, devenir le 4ème personnage de l’Etat et se rapprocher un peu du président : certaines circonscriptions, notamment du côté de Rochefort, l’eussent accueillie à bras ouverts. Mais Rochefort n’a pas l’aura de La Rochelle !

C’est pas beau d’être trop gourmande : il aurait fallu qu’elle se fixe une priorité : Le perchoir ou la Porte Royale ? Pour le seul perchoir, Rochefort eut  été plus sûr, plus sage. Et puis, quelle erreur d’être passée en force sans vote des militants, puisque que c’est la règle au PS. Certes Ségolène garde un mauvais souvenir de sa tentative sur Niort en 1995, pour les municipales et un vote de militants où elle fut battue….. encore que …..  tout n’est pas si simple, mais je ne vais faire trop long sur cette histoire déjà racontée dans le billet « Royal calin » où le lecteur pourra se reporter. Edifiant sur la méthode du passage en force mais aussi sur le conservatisme local ! A l’époque j’étais directement concerné et j’ai choisi de m’opposer, par principe, à Ségolène. Je ne suis pas du tout concerné par le bordel de La Rochelle, mais sachant que la droite appelle à voter pour Falorni et malgré une certaine sympathie, notamment pour Fountaine, j’espère très sincèrement que Ségolène va l’emporter.

N’empêche que le tweet de Valérie était une belle connerie. Je ne voudrais pas passer pour un vieux con mais je me demande si Hollande ne devrait pas continuer à s’inspirer de Mitterrand….. surtout pour la gestion de ses amours…..Il est vrai qu’à l’époque il n’y avait pas de tweet pour s’évader un  peu...... (Je blague !) 

Le plus dommage c’est que cet incident de parcours a fait passer  au second plan les circonvolutions de la droite autour du FN. Le message de Nadine Morano dans le journal d’extrême droite Minute étant d’une toute autre importance que celui de Valérie Trierweiller.

 

Bon ! Il me faut quand même parler un peu de cinéma même si ce n’était qu’un prétexte. Nora Ephron à défaut d’être une réalisatrice connue et reconnue présente elle aussi un profil de femme indépendante. Bien que ses parents étaient du milieu du cinéma et des comédies musicales Nora Ephron fut d’abord journaliste-essayiste collaborant au New York Post et au New York Time. Elle fut mariée à Carl Bernstein journaliste du Washington Post l’un des héros du Watergate. Bernstein est, dans le film « Les hommes du Président », interprété par Dustin Hoffman. Après quatre années de mariage et deux enfants Nora et Carl divorçaient dans le cadre d’une séparation houleuse qui conduisit Nora Ephron à écrire son roman le plus célèbre « La brûlure ».

A cette époque le réalisateur Mike Nichols lui demandait de collaborer au scénario d’un film politique « Silkwood », sorti en 1983  avec Meryl Streep, Kurt Russel et Cher.

Dans la foulée il souhaita adapter  au cinéma le roman de Nora et lui demanda d'en préparer le scénario. Ce film « Brûlure », sorti en 1985, avec au casting Meryl Streep et Jack Nicholson, obtint un beau succès populaire.

Devenue une scénariste réputée elle s’engagea alors avec Bob Reiner pour « Quand Harry rencontre Sally ». Ce film sorti en 1989 avec Meg Ryan et Billy Chrystal obtint un très grand succès et Ephron reçu un BAFTA Arwards et fut nommée aux Oscars

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C’est alors qu’elle décida de se lancer dans la réalisation et fit en 1992 « Nuits blanches à Seattle » incontestablement une belle réussite. La fin du film, la rencontre en haut de l’Empire state Building, est un hommage à un film des années 40 avec Gary Grant et Déborah Kerr dont le titre était « Un affair to remember. »

Suivirent « Ma vie est une comédie » en 1992  puis « Michael » en 1996 dont je ne peux pas parler ne les ayant pas vus.

Nora Ephron renoua avec le succès avec «  Vous avez un mess@ge » surtout grâce à la reconstitution du couple Tom Hanks et Meg Ryan. très fleur bleue, mais un peu décevant surtout que c’était un remake d’un film des années 40 de Lubitsch avec James Steward et Margaret Sullivan. Remake assumé car la petite librairie que tient Meg Ryan porte le nom du film «  The shop around the corner ».

Je n’ai pas vu les deux films suivants de Nora Aphron : « Le bon numéro » en 2000 avec Travolta et « Ma sorcière bien aimée » en 2004, ce dont je me suis félicité quand j’appris que tous les deux avaient été nommés pour les cérémonies des pires navets.

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Je ne vais donc plus au cinéma voir les films de Nora Ephron, mais heureusement que je prends parfois l’avion pour de longs parcours (le plus souvent ces temps ci vers les Amériques) et c’est ainsi que j’ai pu découvrir l’an dernier ou l’année précédente « Julie et Julia » un étonnant, original et intéressant film sorti en 2009 avec Meryl Streep et Amy Adams qui obtint des nominations, notamment pour Meryl Sreep, aux Oscars et Goldens globes. Je l’ai revu depuis en DVD et c’est réellement un très bon film.

Pour mettre l'eau à la bouche des lecteurs gourmands voici l'extrait d'une critique «....une adaptation originale et néanmoins pleines de saveurs romantiques de deux biographie racontant comment la cuisine a permis à deux femmes, à cinquante ans d'intervalle, de raviver leur passion pour la vie , d'accomplir un de leurs rêves et d'apporter un peu de sel à leur touchant et délicieux mariage  »

 

  (A suivre)

 

Deux semaines plus tard : Nora Ephron est morte le 26 juin 2012 à 71 ans des suites d'une leucémie. Elle disait de ses films «C'est moins cher qu'une psychanalyse et c'est beaucoup mieux.»

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