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Des moments de vie....... La grande vadrouille estivale.....

8 Septembre 2011 , Rédigé par daniel Publié dans #Les moments de la vie

Il me faudrait sans doute remonter assez loin dans ma boite à souvenirs pour retrouver une aussi longue période de vacances, en continu, loin de chez nous : une grande vadrouille de près de quatre semaines. Depuis que nous étions installés à Niort, c'est-à-dire 25 ans, nous n’avions jamais pris, en été, plus de trois semaines d’affilée et même rarement plus de quinze jours ; il fallait toujours partager les semaines d’été avec des collègues mais aussi conserver une semaine pour un voyage « exotique » au printemps et quelques semaines ou des week-ends élargis pour nos familles franciliennes. Par contre l’été a toujours été consacré et, ce  depuis fort longtemps, aux amis et parents sudistes …..C’est une nécessité pour ceux qui, comme nous, se sont installés dans une région loin de leurs proches et même si cette région est au demeurant fort agréable …..

Cet été nous avons donc changé de braquet et sans compter les dix jours en Andalousie début juin (ce n’était pas encore l’été), et quelques voyages studieux et familiaux à venir cet automne. Il faut dire que l’été dernier avec une mission professionnelle en Guyane pour début septembre qui était tombée, comme un cheveu sur la soupe fin juin, il m’a fallu passer beaucoup de temps en préparation de ce séjour au détriment de notre habituelle tournée des potes et des popotes ; tout au plus avons-nous pu sauver la semaine à Sigean avec les petits-enfants… Quand même !

En fait tout s’est décidé courant janvier lorsque les marcheurs du dimanche de Goise ont décidé d’aller s’oxygéner une dizaine de jours fin août en Corse : Au programme une semaine en gite dans la Castagniccia suivie de quelques jours en monastère au Cap Corse. C’était une bonne idée de participer à l’expédition ne connaissant pas ces parties de la Corse….. Craignant une subite crise de foi en monastère nous n’avons retenu que la première semaine avec au programme trois jours de crapahutage plus quatre journées dites libres : Ca semblait bien équilibré et pour qui est déjà monté à l’assaut de tours génoises comme celle de Turghio au Capo Rosso il ne fallait pas s’en faire une montagne. Qui plus est ce voyage me donnerait l’occasion d’aller voir mon frère à Nice et plus encore ma belle-sœur Dolly qui a beaucoup de mal à s’écarter de la baie des anges et que nous ne voyons donc que très, très, rarement (4 ou 5 fois en 25 ans : Oh niçois qui mal y pense !). Enfin c’était aussi une occasion d’aller voir Michelle et Fanfan, ce dernier l’héroïque et lyrique barde de notre association rugbystique réclamant par courriels à ses vieux frères de ballon de venir partager quelques jours de sa retraite venacaise.

Tout était bien calé depuis fin mai, avec au passage quelques courtes haltes chez d’anciens, mais toujours jeunes amis. Courant juillet il a fallu déprogrammer quelques haltes comme Aurillac chez ma sœur, et dans la foulée Villefranche-de-Rouergue, chez Chris et Françoise, ça sera sans doute pour fin octobre ou début novembre (Message personnel : c’est promis)….. Car la santé déclinante de Tati Genoveva nous a conduits à passer quelques jours à Barcelone. Au retour nous aurions pu aussi faire quelques haltes chez de chers amis de Castanet-Tolosan, Saint-Clar, Agen mais ça sera pour l’an prochain. Inch Allah ! Tout au plus ai-je pu inscrire une nouvelle halte familiale à Alès chez mon oncle et ma tante la plus jeune sœur de ma mère. 

Nous sommes donc partis le dimanche 14 août direction Toulouse pour une courte pause chez Clau et Jipé : Au programme une balade rafraichissante sur les bords de la Garonne, du côté de Fenouillet, sur le sentier de Matisse : une très jolie randonnée qui faisait office de mise en jambes avant la Castagniccia….. 

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De même notre traditionnelle soirée toulousaine dont un resto place du Capitole, pouvait nous préparer aux futurs gueuletons corses…. Cette année j’évitais quand même le cassoulet. 

Deux jours plus tard nous étions à Barcelone : Trois jours pleins en famille et quelques balades avec la cousine Isabelle et Juan-Manuel. Il faisait tellement chaud que la première promenade fut dans un parc très ombragé de Badalona. 

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Nous avons attendu le troisième jour, à la température un peu plus clémente et en partant de très bonne heure pour revoir le centre de Barcelone. Nous avons arpenté la vieille ville historique et religieuse pour finir dans l’après midi dans le quartier dit la pomme de la discorde où les grands architectes ont fait preuve d’audace et d’indépendance avec un résultat pour le moins surprenant et des immeubles qui, à titre individuel, sont originaux, parfois beaux mais pour un ensemble plutôt de mauvais goût. Le grand moment de la balade fut une visite impromptue et privée de la mairie de Barcelone. 

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Je n’en dis pas plus aujourd’hui ayant l’intention dans quelques semaines de consacrer un billet à ce grand moment de nos vacances : une magnifique mairie, un vrai musée, une quasi-cathédrale : superbe !

Vendredi matin nous quittions Barcelone pour prendre la direction de l’étang de Thau et arriver chez nos amis Jef et Nicky avant le grand week-end de retour des aoutiens. En fait nos amis avaient ce jour-là un repas entre amis du village et devaient se libérer pour nous accueillir en fin d’après midi. C’est ce qui fut fait…. Sauf que nous devions aller remplacer quelques déserteurs du repas du soir car la fête durait toute la journée…. Il y avait tant de victuailles et bouteilles à finir. … En plus nous étions désavantagés car en ne participant qu’à la seconde manche nous devions goûter à pratiquement tout…. dans une ambiance très festive mais mal éclairée, ce qui permettait subrepticement d’écarter en faveur des chiens le surplus d’assiette. 

Le lendemain, après un peu de temps passé avec nos amis et un déjeuner judicieusement frugal pour permettre à l’estomac de se reposer un peu, nous prenions la route après la promesse de nouvelle halte au retour. Direction Martigues chez Michel et Clo. Michel était le cousin germain de ma mère mais il a mon âge moins 4 mois. 

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Comme il a quelques soucis de santé nous ne sommes guère sortis et avons surtout profité de sa piscine et de ses talents de cuisinier pour entasser quelques calories supplémentaires et comme les années précédentes nous continuons à rattraper le retard de ces longues années où nous nous étions perdus de vue à parler de la famille, de généalogie, de nos métiers (Clo et Michel  étaient psychologues en établissements pénitentiaires) du temps passé ou à discuter politique, cinéma, littérature, philosophie, musique : que de concordance, de points et goûts communs entre nous !

Je ne peux pas vraiment en dire autant pour l’étape suivante, encore qu’avec mon frère  nous n’avons pas de désaccords fondamentaux et au moins un solide socle commun avec le rugby. Avec Dolly c’est un peu plus délicat, étant tous les deux politiquement engagés et de tendances assez éloignées. L’idéal dans ce cas est de ne pas aborder les sujets qui fâchent et c’est bien ce que j’espérais faire…. Sauf que ce n’est pas toujours évident et que ma chère belle-sœur avait soigneusement préparé cette rencontre depuis belle lurette : je ne pouvais donc pas, décemment, fuir le débat..... 

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Par chance il faisait beau et comme il y a toujours de jolies balades à faire dans cette belle ville de Nice nous avons trouvé des sujets de consensus : le front de mer, des parcs, le chemin du canal et même le cimetière avec la tombe de Matisse. ( Il ne me quitte pas celui là, après les bords de la Garonne le voilà à Nice…). Il y a aussi le vieux Nice  et ses rues commerçantes, la place Garibaldi et pas très loin une petite place et un très bon petit restaurant « La mama » 

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Trois jours plus tard nous embarquions sur le « Corse » pour rejoindre Bastia où nous arrivions le jeudi en début d’après midi : deux jours seuls avec nous-mêmes avant d’aborder les randonnées en Castagniccia. Deux jours en Cap Corse avec une nuit à Macinaggio puis une autre à Saint Florent et le tour du cap en passant par Rogliano et le Belvédère du Moulin Mattéi. La route de la côte ouest n’est pas facile mais on trouva pire par la suite.

Samedi matin nous récupérions nos amis Chantal et Michel à Bastia et prenions la direction des gites de Carchetto, « Les tours de Tevola ». Le propriétaire est Jean Claude Rogliano un écrivain très coté qui eut droit à une page dans l’Express du 17 août 2001 : « ….enfant, il tombe amoureux d’une forteresse du XIIIème siècle en ruines. Quelques vingt-cinq ans plus tard, il y installe le décor de son premier roman, "Le berger des morts", puis rachète le terrain toujours à l’abandon……  Il reconstruit le hameau pierre par pierre. Il lui faudra plus de dix ans de travaux, d’obstination…. La maison familiale d’abord puis les autres bâtiments transformés en gites ruraux pour les vacanciers en quête d’une autre Corse….. Et ce depuis vingt ans…. ».

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Un bonhomme des plus sympathique, très intéressant malgré un abord quelque peu cabotin. Un plaisir, une chance cette rencontre car, entre nous, le seul objectif de crapahuter pendant 5 ou 6 heures, assez fatigué lors des dernières heures en avançant alors tête baissée pour voir où l'on met les pieds, est un peu restrictif pour apprécier et aimer la Corse ; et ce tout en prenant beaucoup de plaisir à partager cette aventure avec nos amis marcheurs de Goise, une trentaine de deux sévriens plus quelques hôtes corses.

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Dès le dimanche nous faisions 17,6 km avec 1200 m. de dénivelé (voir Marche ou rêve en Castagniccia). Pilou qui était arrivée avec un genou en délicatesse était hors course dès le premier jour. Le lendemain avec pommade et genouillère elle tenta de repartir  mais à mi-journée elle jetait l'éponge et dut attendre dans un village la voiture-balai que j’étais allé récupérer au gite, après une marche macadam de 6 km. Nous ne prîmes pas le départ de la troisième journée nous libérant plus tôt que prévu des corvées pédestres et en mettant le cap sur la Balagne. Ce mardi fut une journée riche d’intérêts et d’émotions : La visite du Musée Pascal Paoli à Morosaglia à 15 km des gites, la découverte de l’Île Rousse et Calvi, les retrouvailles avec Olga l’amie d’enfance de Pilou, fille de réfugiés espagnols, qui est installée en Corse depuis près de 40 ans ou encore pouvoir me procurer en librairie deux livres de Rogliano pour découvrir l'écrivain.... mais je développerai ce dernier sujet dans un prochain billet.

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Le soir nous retrouvions nos amis et partagions les joies de la pétanque, de l’apéritif et des diners corses. Le jeudi nous sommes allés en groupe restreint pique-niquer dans les gorges de l’Asco. Vendredi notre choix, en individuel, se porta sur Bastia. Samedi en fin de matinée nous quittions les Tours de Tévola après avoir recueilli les derniers conseils musicaux de Jean-Claude Rogliano et obtenu ses dédicaces sur les lives achetés dont le tout premier, livre culte, qu'il nous a remis à prix coutant.

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Dans l’après-midi nous étions à Venaco chez Fanfan dont j’ai déjà souvent parlé. En avant-première il m'a promis de reprendre son blog Prolix…. Attendre et espérer !

Dimanche après-midi fut consacré, sous orage, à Corte la magnifique et indépendante cité.  

Lundi, le beau temps était de retour et nous avons pris la route des plages : Aléria, l’étang d’Urbino, puis un très chouette resto en bord de mer à Calzarello.

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Lundi matin nous quittions Venaco de bonne heure car Fanfan et Michelle devaient se rendre à Piana. N’étant pas pressé d’atteindre trop tôt l’Île Rousse, nous avons fait route buissonnière en remontant la vallée de la Restonica. Nous l’avions déjà faite en mai 2006 mais je ne souvenais pas qu'elle était aussi étroite : Montée fastoche mais descente très délicate quand beaucoup d’automobilistes continuaient à monter et nous croisaient nous obligeant à tangenter le précipice. Même pas peur !

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L’après midi nous retrouvions Olga et sa famille pour continuer à refaire connaissance et se rappeler des bons souvenirs du temps passé avec ceux qui ne sont plus là… un peu comme avec Fanfan ou encore avec mon cousin Michel. Nostalgie... et ce n'est pas fini.

 A 19 H nous embarquions sur le  Monte d'Oro et après une nuit calme mais sans sommeil nous découvrions Marseille au lever du jour.

 Le temps de sortir la voiture et nous prenions la route du retour. Une courte pause de deux heures chez ma Tante et mon oncle à Alès et nous repartions vers Toulouse avec avec un court arrêt chez Jef et Nicky par ailleurs occupés par les vendanges. Quelques grappes de raisins de muscat échangées contre une bouteille de rosé de Morosaglia étiqueté Paoli .

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L'escale Toulousaine était attendue car elle nous permettait enfin de rencontrer une cousine de Pilou,  Marie-Rose qui vit avec son mari Richard à Saint Sulpice. La dernière fois que nous l'avions vue, elle devait avoir 14 ou 15 ans et puis nous revoilà chez elle 40 ans plus tard.... et tout celà grace au blog et mes billets "No pasaran". Par ce lien nous avions pu renouer les contacts avec eux et retrouver les coordonnées de la famille de Grenade. Il était temps de se rencontrer au delà du net et du téléphone. cela n'avait pu être fait en 2009 et 2010 ni lors du voyage aller. Une nouvelle soirée pleine d'émotions, de souvenirs, de bavardages mais aussi de discussions sérieuses très intéressantes.

 

 

La grande vadrouille estivale se termine aujourd'hui vendredi .... En route pour Niort ; une grande vadrouille curieusement agencée mais sans la moindre fausse note.

(A suivre)

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