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Presse aidant : éditorial du Monde......... La fin ne justifie pas tous les moyens....

27 Avril 2012 , Rédigé par daniel Publié dans #Presse aidant

Il est à la peine le pré-sortant alors, entre mensonges éhontés et coups de menton, il cherche des boucs émissaires avec en première ligne les méchants journaux qui ne font que dire du mal de sa majesté. Par solidarité avec la presse et un peu par facilité car j'entre aujourd'hui dans un long week-end où il y aura toute la famille, tous les enfants et petits-enfants à la maison et que je vais, donc, forcément délaisser mes saines écritures, je reprends l'excellent éditorial du Monde du jeudi 26 avril.  Peut-être que c'est plus par facilité que par solidarité car Le Monde n'a pas forcément besoin de ma pub ! 

 « Le président de la République, est par définition, le président de tous les français. Il représente autant qu'il est possible l'ensemble de la collectivité nationale. Il est donc logique que les candidats à la fonction s'adressent à tous les électeurs, y compris, évidemment, ceux du Front national. Surtout quand ceux-ci ont été 6.4 millions à voter le 22 avril pour Marine Le Pen.

Dès le lendemain du premier tour de scrutin, François Hollande et Nicolas Sarkozy sy sont donc employés. Le candidat socialiste, en analysant ce vote FN comme l'expression d'une colère ''sociale'' et en cherchant à convaincre ces électeurs que ''c'est la gauche qui les défend". Le candidat de l'UMP, en assurant que les électeurs de Mme Le Pen sont la voix de "la France qui souffre" qu'ils n'ont "pas de leçon de morale" à recevoir et qu'il a bien l'intention de les"écouter", les "entendre" et leur "parler".

 Le problème -- lourd, blessant, presque humiliant pour tous républicains, de droite comme de gauche -- est que le président sortant a franchi, depuis deux jours, la frontière entre compréhension et compromission. Certes, il y a assuré, mercredi 25 avril, qu'il n'y aurait "pas d'accord" avec le Front national, ni de ministres FN s'il est réélu. C'est bien le moins.

Mais il a désormais adopté le langage, la rhétorique et, partant les idées, ou plutôt des obsessions de Mme Le Pen. Ainsi de catte façon d'attiser les peurs de la société française plutôt que de tenter de les apaiser. Ainsi de cette stigmatisationdes "élites", jetées en pâture au"peuple". Ainsi de cette dénonciation du "système", dont on se demande bien ce qu'il est, sinon la République dont il devrait être le garant.

 Cette empathie constitue une faute politique. La présidente du Front national a beau avoir débarassé son parti de ses scories et saillies les plus choquantes, le coeur du projet lepéniste reste ce qu'il a toujours été : rétrograde nationaliste et xénophobe.

 Malgré des hésitations de tel ou tel, à certains moments comme lors des régionaes de 1998, les responsables de la droite avaient toujours, jusqu'à présent, récusé ces idées. Pendant des années, l'ancien président Jacques Chirac avait courageusement rappelé que la République française assure l'égalité de tous,"sans distinction d'origine, de race ou de religon", selon les termes de la Constitution. Céder, si peu que ce soit, sur cette éxigencene peut que renforcer le Front national. Et placer la droite demain, dans une situation bien vuknérable. 

 C'est également une faute morale. En politique, comme ailleurs, la fin ne justifie pas tous les moyens. L'élection ne légitime pas tous les cynismes. Sauf à donner un peu plus raison aux philippiques de Mme Le Pen contre les "mensonges" des dirigeants français. Sauf à y perdre son âme. 

 C'est enfin un aveu d'impuissance. En 2007, Nicolas Sarkozy avait su convaincre qu'il saurait apporter des réponses au désarroi de cette "France qui souffre". Se situer, cinq ans plus tard, sur le terrain même de Mme Le Pen revient à admettre qu'il n'y est pas parvenu. »

 

Je n'aurai pas pu dire mieux !.... En atténuant quand même un peu le couplet sur Chirac..... Il n'y a que les morts qui deviennent de braves types..... et heureusement pour lui, il est toujours vivant.  

 

(A suivre)

 

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benjamin borghesio 07/05/2012 13:04

Ca y est il est parti. Le successeur ne m'enchante pas mais le mafieux malfaisant dégage.