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Moments de vie ....... A la recherche du temps perdu....

31 Août 2013 , Rédigé par niduab Publié dans #Les moments de la vie

De retour de vacances en Espagne, la période estivale dans notre cher pays à commencé comme la blague du retraité qui occupe ses journées à faire de la recherche….. en l’occurrence de ses lunettes. Oui je sais les blagues de retraité n’auront plus cours dans une trentaine d’années et c’est bien triste d'attendre et de repousser les réformes courageuses nécessaires aux calendes grecques. Cher pays et surtout chère génération qui s’est goinfrée de tout pendant trente ans sans vouloir en payer le prix, en laissant les déficits s’envoler et qui pleurniche pour quelques euros de taxes ou d’impôts en plus mais qui n’hésite pas chaque semaine à dépenser pour des jeux à gratter ou lotos à la noix. Bien sûr ça rapporte aussi à l’Etat, mais c’est un attrape-nigaud, démarche bien moins citoyenne que de payer sans rechigner ses impôts.

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 En rentrant en France, en passant par Andorre en ce début juillet, j’ai donc perdu mes lunettes ; je me souviens bien des circonstances, d’abord parce que c’était le jour de la St Antoine (Atoll les opticiens !). !

  Ce vendredi de début juillet, en arrivant sur Toulouse j’ai éclaté sur la RN 20  quelques kilomètres après Auterive juste avant un giratoire à environ 25 km de Toulouse. Pas forcément marrant !…   Alors que j’étais en train de  changer ma roue arrière, mes lunettes de vue ont glissé de ma poche de chemise et trop occupé à me battre avec ma roue pour les ramasser j’ai demandé à  ma copilote de s'en charger……

 Quelques heures plus tard et après avoir déposé la roue à réparer dans un Feu vert, Speedy ou autres, je n’ai pas la mémoire des marques, nous étions chez nos amis Jipé et Claudine et c’est là, quand j’ai voulu remplacer mes lunettes de soleil par mes lunettes de vue que l’angoisse m’a saisi. Où sont passées mes binocles ? Où étaient-elles ? J’ai cherché partout, voiture, veste, sacs et sur le court chemin entre la voiture garée et l’accès à la maison. Bientôt nous étions quatre à chercher : Avaient-elles bien été ramassées ? Silence radio de Pilou, ma copilote. Elle ne m’avait pas entendu lui demander de les ramasser. Gros doute. ! Les avais-je finalement ramassées moi-même quand j’ai rangé tout l’attirail. Je suis allé revoir dans le coffre. Mauvaise pioche !

Le lendemain mardi, il n’était pas question de retourner à l’endroit de l’incident pour cause de passage du Tour de France.

  Dimanche matin nous devions reprendre la route pour rentrer à Niort : Une étape de 420 km ; qu’à cela ne tienne, on n’était pas à 50 km près et nous allions au préalable retourner à l’endroit où j’avais changé de roue une quarantaine d’heures  plus tôt……  J’ai cherché, cherché sur l’îlot où je m’étais garé…mais je n’ai pas retrouvé mire-ça. Rien ! Et déçus nous devions reprendre la route pour rentrer chez nous..

Par chance j’avais à la maison une paire de rechange, une vieille paire avec le même type de verres, même correction, certes un peu plus anciens et un peu rayés ; ce qu’on appellerait le mulet en F1, mais dont la monture était cassée, ce n’était donc plus vraiment un mulet….. Dès le mardi matin j’allais chez un opticien et j’avais une nouvelle monture pour le reste de l’été, en attendant d’avoir un rendez vous chez un oculiste pour une révision complète.

 Le reste de l’été fut consacré en partie aux petits enfants et en partie à ne pas faire grand-chose, mais en famille, entre Deux-Sèvres et Vendée comme en témoignent quelques récents billets. Je dois avouer aussi une certaine fatigue liée à une allergie que je pensais provoquer par un putain d’olivier de Bohème qui campe devant chez moi et qui m’emmerde depuis plus de 25 ans.

Quitte à ne rien faire d’enthousiasmant, je m’étais inscrit pour l’université d’été du PS à La Rochelle. Juste pour le vendredi et le samedi pour humer l’atmosphère et voir si quelques copains se souvenaient encore un peu de moi, ayant plié les gaules depuis au moins cinq ans. Des copains dont certains sont devenus ministres entre temps !

En fait le jour le plus important pour renouer des contacts c’est le vendredi et même le vendredi soir. Manque de pot de je me suis ramassé une gastro carabinée le jeudi et je n’ai refait surface que le samedi matin. Quelque peu flageolant sur mes gambettes je me suis quand même rendu à La Rochelle, un trajet de moins d’une heure.

  J’ai vu pas mal d’anciens potes, de ceux qui m’appelaient à l’époque des conventions, des congrès pour savoir s’ils pouvaient compter sur mon soutien….

Quand je m’avançais vers l’un d’eux, Pierre, Gérard, Benoit ou Christian ils me gratifiaient d’un bon accueil ; on se serrait rapidement la main ; j’avais même droit à un « Ah, tu es là » mais je voyais aux regards interrogatifs qu’ils ne me situaient plus avec certitude. Perdu de vue...... mais ce n’était pas grave et puis j’étais fautif d’avoir pris de la distance avec le monde politique. Dans ce milieu on est si peu de chose, notamment ceux qui tenaient les rôles de second couteau. GEDC0676

Je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer Arnaud, juste aperçu, et c’est bien dommage car j’avais mis, au cas où, un tee-shirt de Saül, pour marquer mon désaccord sur l’autorisation d’exploitation d’or dans ce parc régional guyanais. J’appris d’ailleurs le soir même que le ministère avait annulé cette autorisation. Le port de façon ostentatoire du tee-shirt n’aura peut-être pas été inutile. Qui sait ?

Par contre je fus plus heureux de me trouver face à face avec Vincent alors qu’’il était accompagné d’une cohorte de journalistes et d’une forêt de micros. Surpris il m’interpella : « Daniel mon ami pourquoi ne m’as-tu pas appelé hier, on aurait pu se voir plus longtemps en soirée» « Je ne suis arrivé que ce matin, je n’ai pas pu venir hier » lui ai-je répondu. Avec tous ces micros indiscrets je n’allais pas dire que j’avais eu une gastro.

Un voyage à La Rochelle qui finalement n’aura pas été du temps perdu.

Dès le lendemain matin nous prenions la route pour Aurillac où j’allais voir ma sœur Annie, Michel mon beau-frère et  Sylvain. Une après midi et une soirée en famille. Nous ne pouvions faire plus cette année, mais à partir d’Avril, dès que Pilou sera libérée de ses obligations à la mairie, nous ferons plus souvent le trajet. Sylvain est heureux car son parcours politique se précise. Bonne chance mon neveu ! Mais saches garder un œil critique.

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Le lendemain nous prenions la direction de Villefranche-de-Rouergue retrouver nos amis Chris et Françoise, que nous eûmes le plaisir de voir en bonne forme. Chris le survivant qui croque la vie à pleines dents. Avant d’arriver chez eux nous nous étions arrêtés à Figeac la belle pour faires quelques emplettes de terroir pour nos hôtes.

Ensuite nous prenions la route de Nîmes en vagabondant  par Rodez, Millau et son superbe viaduc que j’aurai bien aimé ajouter à mon CV de grands chantiers. Toute une journée, le lendemain pour visiter les villes romaines : Nîmes le matin et Arles l’après midi. Visiter est le mot juste, surtout pour ce qui me concerne, car si  nous avons longtemps eu un pied à terre dans ou près de ces villes,  même que Cécile ma fille est native Arlésienne, je n’ai guère eu l’occasion de bien les connaitre....ou bien j'ai oublié.

Nous avons eu un appartement en Arles de 1970 et 1980, mais…., nous fûmes vraiment arlésiens que de juin 1970 à avril 1973 quand je travaillais à Fos sur mer (et j’ai même porté le maillot du XV arlésien). Ensuite ce fut le Zaïre de 1973 à 1976 ; puis le Maroc de 1976 à 1979 puis ensuite l’Alsace. A partir de 1973 nous ne profitions de notre appartement que pour les vacances.  

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Pour Nîmes c’est pire car si nous avons acheté la maison de Bezouce à 10 km de Nîmes au printemps 1981, après avoir vendu l’appartement d’Arles, je n’y ai jamais vécu pleinement une année entière. En 1981-82  je travaillais en l’Alsace. En 1982 il y eut aussi la Guinée, en 1983-1986 le Cameroun puis ensuite l’installation à Niort. Nous avons vendu la maison de Bezouce en 1989 pour investir en Deux-Sèvres. La famille y vécu un peu plus car les enfants firent deux années scolaires à Nîmes : Eric l’aîné y fit la 4ème et la terminale et Cécile 5èmeet 2ème. Moi je n’y passais que les week-ends,  ces années là, et les vacances. Je connaissais donc très peu Nîmes. Je découvrais ou plutôt redécouvrais une ville qui avait très agréablement changé, qui avait été mise en valeur au-delà de ses monuments romains. Une chouette ville.  

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Arles était restée plus présente dans mes souvenirs et je fus plus déçu : 40 ans sont passés et quasiment aucun changement significatif ; pas beaucoup plus de rues piétonnes : une ville de plus de 2000 ans d’âge qui a réussi malgré tout à prendre un coup de vieux. C'est un comble

    Nostalgie oblige, nous sommes passés quartier Griffeuille pour Arles et à Bezouce en banlieue de Nîmes. Je ferais prochainement un billet touristique sur ces deux villes.

En soirée nous étions à Martigues chez Clau et Michel, mon cousin, ou plutôt le cousin de ma mère mais à trois mois près nous avons le même âge (c’est moi le plus vieux). S’il y a quelqu’un avec qui je suis à la recherche du temps perdu c’est bien Michel.  Mômes nous jouions ensemble en bord de Marne à Champigny ou au Perreux, nous avons même fait notre sixième dans la même classe.

Ensuite, dès l’âge de 12 ans,  je fus un grand migrateur à travers la France. Nous nous sommes revus entre 19 et 22 ans, trois années de pause où j’étais redevenu francilien, avant de repartir en vadrouilles à travers le monde. Nous nous sommes retrouvés grâce à internet il y a une dizaine d’années et depuis l’été 2007 nous nous rendons chaque été chez lui un jour où deux fin août….. et quel plaisir de constater à chaque fois la multitude de points et goûts communs que nous avons. Que ce soit pour le cinéma, la musique, les livres, la vie ….. Il y a bien la politique ou il est manifestement plus à gauche que moi. Je lui parle de mes grands chantiers du BTP, en France ou en Afrique, Il me parle de son métier de psychologue des prisons. Cette année nous avons parlé de loisirs et  je lui dis que j’aimais les jeux de cartes, notamment le bridge, mais que je ne savais pas jouer au Tarot. Des amis m’avaient bien promis cette initiation, mes enfants aussi mais cela ne s'est jamais fait et voilà que je suis arrivé ignare à 67 ans. 

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Que cela ne tienne Michel alla chercher sur le champ un jeu dans son bureau et en quelques minutes j’étais mis au parfum. Je partais me coucher avec quelques antisèches car le lendemain il avait repas de famille avec la présence de Valérie la fille de Michel et Lorie la fille de Clau…..et l’après midi nous allions pouvoir faire une partie sérieuse à 4 ou 5.  Je ne fus pas déçu, je crois même  avoir été le grand gagnant de l’après midi.  

Le lendemain nous nous rendions à Alès chez Raymond et Mauricette, qui est la dernière sœur vivante et en bonne forme, de ma mère. Je n’avais pu les voir l’été dernier, et surtout en juin quand ma tante Simone est décédée je n’avais pu me rendre aux obsèques.car j’étais en Espagne Je voyais régulièrement Simone, ma dernière visite remontait à Février, et je l’avais quitté sur un très bon souvenir. Si j’avais pu être présent aux obsèques ça m’aurait au moins permis de voir toute la famille, c’est mon plus grand regret, aussi fallait-il que  je passe impérativement par Alès, cet été. Ce fut une très bonne journée où j’ai eu, entre autres, le plaisir de voir mon oncle s’initier à 86 ans à internet. Maintenant il a même accès à mon blog et lira peut-être ce billet.

En fin d’après-midi nous prenions la direction de Sète pour nous rendre chez mon plus cher et plus ancien ami. Jeff et moi nous nous connaissons depuis l’âge de 15 ans. Nous étions en troisième ensemble à Montpellier. Quel plaisir de se retrouver chaque année et vivement mars 2014 que Pilou soit libérée de sa charge municipale pour que nous multiplions les voyages et les rencontres.

    Pour la seconde journée chez nos amis, il y avait encore un repas de famille. Non je n’ai pas pris un kilo, et pourtant ce fut des mets délicieux, mais je suis devenu plus raisonnable. Je fus très heureux de voir les enfants de mes amis mais ça fout un coup de vieux car maintenant ils approchent de la quarantaine, surtout Didier que nous n’avions pas vu depuis 5 ou 6 ans alors que nous avions encore vu Sophie l’an dernier. Tous les membres de la famille sont enseignants, la discussion a surtout tourné sur la future rentrée scolaire, surtout pour les jeunes, les anciens étant aujourd'hui retraités. J’ai immédiatement sorti mon joker : «  Ne dites pas trop de mal du ministre je vous rappelle que c’est un bon ami….et ce depuis 1994 » Mais je crois que cet avertissement n’était pas nécessaire !

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En soirée après le départ des plus jeunes Jef et Nickie nous ont emmené à Saint-Guilhem-le-Désert pour une belle soirée avant de reprendre la route le lendemain matin.

Pour la dernière étape nous passions par Toulouse en début d’après-midi et nous nous devions de faire une pause de quelques heures chez Jipé et Claudine car, par chance; mes lunettes étaient réapparues. Je le savais depuis fin juillet, Claudine m’avait annoncé cette bonne nouvelle. Je me devais de garder cette info pour la conclusion du billet selon le principe Hitchcockien.

Comme quoi les lunettes avaient bien été ramassées lors ou après l’opération de changement de roue et c’est en sortant de la voiture chez nos amis qu’elles sont tombées dans le jardin. Ce sont les petits-enfants de Jipé et Claudine qui les ont retrouvées en jouant fin juillet. D’où l’intérêt d’avoir des petits enfants quand on n'a pas de mémoire. 

 

  (A suivre)

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