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Presse aidant.... à Niort, petits et grands à l'école de la nature.

9 Décembre 2013 , Rédigé par niduab Publié dans #Presse aidant

Un article de Gérard Curé, trouvé dans le dossier développement durable du journal ''Le Monde'' paru cet après-midi.

 

« Depuis 2011, la préfecture des Deux-Sèvres multiplie les initiatives pour sensibiliser ses habitants à l'écologie. Et ce dès la maternelle

C'est quoi ce légume ? Et ce fruit ? " Dans les écoles primaires de Niort, les questions vont bon train. Ici, le développement durable est bien plus qu'une expression : c'est une réalité. Sous l'impulsion de sa députée et maire (PS, mais écologiste convaincue), Geneviève Gaillard, la ville fait tout depuis 2011 pour sensibiliser les Niortais à l'écologie et à l'environnement. Mme Gaillard le répète à l'envi : " Il n'y a pas de mauvaises herbes, il n'y a que des herbes. "

Dans les écoles publiques, des éco-animateurs interviennent et aident les enfants à réfléchir sur leur environnement et le respect de la nature. Ce matin-là, les élèves doivent travailler sur les fruits et les légumes, les identifier, savoir quand on les récolte, et à quelle saison on peut les manger.

 L'école Edmond-Proust possède son potager et son jardin aromatique. Ce sont les enfants qui y font pousser fruits et légumes depuis deux ans. Et ça marche. Là sont formés de véritables petits éco-citoyens.

 Dans un autre établissement, un éco-animateur guide une sortie en ville. Les enfants du cours préparatoire parcourent les rues niortaises et tentent d'identifier les plantes sauvages qui poussent sur les trottoirs. Ils découvrent les pissenlits, le plantain, et bien d'autres végétaux inconnus de l'immense majorité des écoliers de France. Sans compter de nombreux insectes, qu'ils apprennent à reconnaître.

 La vingtaine d'écoles maternelles et primaires de la ville sont concernées par cette sensibilisation. Les éco-animateurs vont même jusque dans les cantines pour enseigner aux enfants le " bien-manger ", et leur faire comprendre ce que sont les produits de l'agriculture biologique qui leur sont servis au restaurant scolaire.

Capitale de la biodiversité.

 A Niort, les herbes ont vraiment droit de cité. Les pesticides ont été remplacés par le désherbage thermique ou manuel pour les petites surfaces qui s'y prêtent. Et si, au pied de certains murs, la nature reprend ses droits, ce n'est pas un problème.

 La ville est surnommée " La Porte du Marais ". Elle possède en effet une petite portion du Marais poitevin qu'elle préserve jalousement. A deux pas de la rocade, le long de la Sèvre niortaise, hérons, rongeurs et autres mammifères maraîchins s'ébattent en toute tranquillité. La population est parfois appelée à visiter les lieux voire à participer à l'entretien, afin que la notion de patrimoine naturel à protéger soit bien ancrée dans l'esprit des Niortais. C'est donc parfois en retroussant leurs manches que les citadins sont invités à en apprendre les grands principes dans leur agglomération.

 A Niort, tout est " développement durable ". Ainsi, sur le fleuve qui traverse la ville, la Sèvre niortaise, aucune restauration d'ouvrage ne peut intervenir sans que soit prévu un ascenseur hydraulique pour les espèces qui remontent le courant, comme les anguilles ou les aloses. Autre exemple : dans le futur cimetière de Souché, les fleurs artificielles, les pierres tombales ou les caveaux en béton seront bannis dès 2014, afin de faire place à un espace arboré et à des matériaux de haute qualité environnementale. Enfin, l'arrosage des serres municipales se fait à partir d'un bassin d'eau de récupération, tout comme l'entretien des jardins de la Brèche, qui utilise l'eau de pluie d'un bassin de 1 300 m3.

Les Niortais vont continuer à travailler pour honorer le titre qui a été attribué à leur ville : celui de " capitale française 2013 de la biodiversité " fin septembre. Un titre qui se mérite… et s'entretient.. »


(A suivre)

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