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Saga Guyanaise 2010.........Vogue la galère le long du Maroni

10 Septembre 2010 , Rédigé par daniel Publié dans #saga africa

 Dans le cadre de ce séjour guyanais 2010 nous n'avons pas progressé dans souhait de découvrir de nouveaux territoires le long du Maroni. Comme l'an dernier nous sommes restés sur la section entre Apatou (majoritairement des Noirs Bonis)  et l'embouchure à Awala-Yalimapo (essentiellement des amérindiens kalinas), mais nous y sommes restés cette fois une semaine entière.

Je rêve toujours de remonter en amont et de découvrir aussi Santonia, Grand Santi (noirs marrons Djuka), Papaïchton et Maripasoula (Amérindiens  wayanas). Ca sera peut-être pour 2010 en y englobant aussi une balade en forêt jusqu'aux chutes Voltaire.

Dans le cadre de mes visites professionnelles j'aurais du remonter le fleuve en bateau et ce jusqu'au saut d'Hermina, mais un imprévu nous a conduit à effectuer les voyages par route et de remettre la vision du saut du fleuve à plus tard......

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Un retour donc à Apatou et Mayman.  Apatou du nom d'un guide prestigieux qui accompagna les explorateurs Crevaux et Coudraux lors des expéditions scientifiques pour reconnaître le haut Maroni. Apatou choisit cet emplacement pour créer son propre village. Plus tard lorsque sa fille Mayman se maria il lui fit construire un village en aval, distant d'une dizaine de kilomètres; village qui porte son nom. 

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   En redescendant le Maroni et avant d'atteindre la crique Sparouine on laisse sur la gauche le camp la Forestière qui fut un bagne important de condamnés indochinois qui devaient construire, dans les années 30,une voie ferrée qui devait rejoindre le port Inini, l'autre bagne annamite dont j'ai déjà beaucoup parlé dans ce blog. Un projet pharaonique de 300 km à travers l'Amazonie ; projet qui ne pouvait aboutir.

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     Nous avons rejoint le village de Sparouine pour voir des artisans bonis qui construisent des pirogues façon Bushinengués (Boni et Paramakas). Des pirogues fileuses, longues et étroites qui assurent les transports et services dur le fleuve. Les Bonis étaient initialement appelés Alukus mais suite à une révolte au Surinam, à la fin du XIIIème siècle, ils furent identifiés par le nom de leur chef, Boni, qui avait été assassiné. Ils vivent des deux côtés du fleuve frontière.

  Nous nous sommes ensuite, arrêtés une nouvelle fois à Saint Jean  où il y a la base militaire de la frontière avec le Surinam.

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  Je devais ensuite  m'arrêter au village Espérance pour voir une ballastière. 

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Pour atteindre les bords du Maroni on traverse un village amérindien où l'on trouve un restaurant typique cuisine amérindienne.

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Saint Laurent du Maroni qui tient son nom du premier gouverneur Laurent Baudin, celui qui mit en place le pénitencier de sinistre mémoire.  Le dos tourné au fleuve, un condamné en bronze, boulet au pied médite sur sa destinée brisée par une punition, bien plus grande que sa faute. 

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  Avant de quitter les bords du Maroni nous sommes allés une nouvelle fois à l'embouchure à Awala-Yalimapo, où les deux fleuves Maroni et Mana se rejoignent. Il était déjà trop tard pour espérer voir des tortues luths, la ponte à lieu fin de mai, à début juillet.... il reste bien quelques oeufs sur la plage.... mais rien à en attendre.

 

  (A suivre) .

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