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Souvenirs... 1989, année des incertitudes et de tous les espoirs.

29 Octobre 2009 , Rédigé par daniel Publié dans #Souvenirs en vrac

 Je commence ce billet en rappelant une histoire que me racontait, il y a plus de 35 ans, Andrzej S. un polonais installé au Zaïre et qui fut entre 1974 et 1975 notre médecin.

 

 Andrzej affirmait que Brejnev, le maître du Kremlin sortait de bon matin, sur son balcon pour saluer le camarade soleil ; celui-ci, émergeant à peine des brumes matinales, rendait alors un salut loyal au camarade Léonid chef de l’Etat et du politburo.

 A midi, fier de sa puissance universelle, Brejnev sortait, à nouveau sur le balcon, pour se faire cajoler un peu par le soleil lui aussi à son apogée ; un soleil rayonnant qui rendait hommage au camarade Léonid chef d’Etat et maréchal de l’Union Soviétique.

 En fin d'après-midi Léonid satisfait de sa journée, sortait une dernière fois retrouver son subordonné soleil mais celui-ci, blafard et fatigué par sa longue course, lui répondait alors :  «Maintenant que je suis passé à l’ouest tu peux aller te faire foutre Brejnevitch… »

 Cette histoire que me racontait sur un ton goguenard notre toubib me dérangeait. Elle confirmait mieux qu’un long traité politico philosophique, à quel point l’avenir était désespéré en Europe de l’Est. Comment une personne aussi informée (enfant il avait connu le nazisme et plus tard le stalinisme) aussi lucide, aussi indigné et aussi révolté n’espérait plus rien ?  Seule la fuite était la solution …. Ce qu’il avait d’ailleurs fait en quittant son pays et allant exercer son métier et vivre en Afrique.

 L’année 1989 fut dans le monde une année cruciale, une année charnière, une année où les peuples, les anonymes ne se contentèrent plus de raconter des histoires de fuite, mais rejoignaient en masse les quelques militants des droits de l’homme qui, au péril de leur vie et de la sécurité de leur famille, essayaient, depuis des années, en Pologne, en Tchécoslovaquie, en Hongrie, en RDA, en URSS……de soulever un coin de la chape de plomb communiste ……

 Comment ai-je vécu cette année 1989? … A côté comme tout le monde… solidaire mais de loin comme nos parents ou grands-parents dans les années 30 furent à côté mais aussi loin des républicains espagnols…. sans doute mieux informé grâce à la télévision, aux journaux, aux radios…. et incontestablement très attentif à l’évolution de la contagion de ces désirs de liberté.

 1989 fut aussi pour moi et ma famille une année de grande incertitude pour ne pas dire d’inquiétude : Nous étions rentrés du Cameroun après une vingtaine d’années de vagabondage d’un chantier à l’autre dont dix ans en Afrique. Nous voulions nous poser et le hasard d’un grand chantier nous a permis de le faire en région niortaise.

 Oh ! Ce n’est pas que j’étais, au premier abord, follement attiré par cette ville mais l’occasion se présentait  il fallait la saisir.
 Je suis arrivé à la fin de l’été 1986, et j’ai rouvert un laboratoire du BTP qui était fermé depuis plus d’une année après avoir vivoter pendant une dizaine d’années, plus ou moins rattaché à une plus grosse agence (Ce fut une patate chaude que se passaient les agences de Limoges, Nantes et en dernier Bordeaux).

J’investissais donc fin août 1986 les lieux pour une mission de contrôle du Pont de l’île de Ré qui devait m’amener jusqu’à mi 1988…. Et ensuite ????

 Jusqu’à l’été 1987 ma famille était restée à Nîmes le temps d’y voir plus clair et que notre fils aîné, Eric, passe son bac…. C’est seulement à partir de fin août 1987 que nous sommes tous devenus niortais.

 J’étais inquiet car professionnellement c’était un pari qui me paraissait insensé. Comment allais-je pouvoir développer une agence en Poitou-Charentes, dans cette région rurale sans agglomération importante. Certes l’implantation avait été géographiquement judicieuse à égale distance de Poitiers, Angoulême, Saintes, Rochefort et La Rochelle et en bordure d’autoroute… mais la Vienne lorgnait du côté de Tours et les Charentes vers Bordeaux…. Quant aux Deux-Sèvres c’était un département ignoré et Niort une ville endormie sur son unique richesse, les mutuelles.

 J’ai prospecté à fond pendant tout le second semestre 1988 pour me ramasser d’angoissants bides commerciaux qui me démoralisaient : rien à attendre pour moi de la Vienne pas plus du projet Futuroscope que de la centrale nucléaire de Civaux. J’arrivais trop tard les places étaient prises. Dans les Deux-Sèvres rien à attendre non plus....  Peut-être un peu en Charente Maritime..... en étant patient. 

 Ma direction ne l'était pas...... On était, à peine, installé à Niort qu'elle envisageait déjà, fin 1988, de fermer les locaux et de me muter en région parisienne pour un chantier TGV. Retour à la case départ vingt ans après….. Inacceptable !!!!

 En agence je n’avais plus qu’un technicien Christophe ; un ingénieur Alain venait de démissionner pour repartir chez lui sur Nantes et pas de secrétariat…. Tout se traitait de Bordeaux : bonjour les allers-retours et la multitude de fax….

 Et puis soudain en novembre et décembre 1988 une éclaircie, avec deux coups gagnants qui changèrent la donne : la concrétisation d’un contrat pour les contrôles du Viaduc de Rochefort et une autre réussite, moins formelle pour l’immédiat mais très intéressante par son étalement dans le temps, qui concernait des suivis de travaux de renforcement et de construction d’autoroutes en Poitou-Charentes …. Ouf il était temps… et le moral revenait… Je n’avais pas le droit à l’erreur il me fallait devenir indispensable aux yeux de mes interlocuteurs… je crois avoir réussi… mais ce ne fut pas une sinécure.

  Nous décidâmes alors de vendre notre maison de Nîmes pour nous installer à Niort… 1989 devait être l’année de notre enracinement en Poitou-Charentes. Pilou pouvait se mettre en quête d’un travail car cette fois c’était du long terme. Nous fermions définitivement la parenthèse africaine.

 Oh ! Bien sûr pas complètement, car dès notre arrivée nous avions adhéré, tout naturellement, à l’ANJCA, avant d’élargir nos engagements à la FCPE, et toujours un peu au PS, mais le minimum syndical, vu l’image peu réjouissante que je percevais du socialisme municipal…. Mais ça nous permettait au moins de faire des connaissances puis progressivement quelques amis… ….

 Nous avions aussi le projet de maison, à concrétiser le plus rapidement possible ….. Alors le reste…. Je ne peux pas dire que je n’ai pas suivi tout ce qui se passait dans le monde… la politique internationale a toujours été un de mes thèmes de prédilection… mais….. entre autres choses aussi importantes.
 

Ephéméride 1989 :

 Le 15 janvier, Vaclav Havel fondateur de la Charte 77 était arrêté à Prague.

 Le 22 janvier 1989 à Varsovie Lech Walesa, après des mois de conflits sociaux, obtenait la reconnaissance de Solidarnosc par le gouvernement polonais et acceptait de négocier avec Jaruzelski.

 A Niort en section socialiste on pratiquait alors le tir aux pigeons pour éliminer, de façon démocratique, de la liste aux municipales des postulants indésirables. Il aurait été plus sain que le maire propose sa liste que les militants ratifient ou non. C’est ce que j’ai dit à Roger le sectaire secrétaire de section qui m’avait d’ailleurs proposé de poser ma candidature et qui du coup était soulagé que j’aie refusé, en constatant que j’étais un emmerdeur à coller immédiatement au rang des indésirables.

  En février les dernières troupes soviétiques quittaient l’Afghanistan.

 Le 11 février le parti communiste hongrois autorisait le multipartisme.

 Sur un chantier à Poitiers  je me suis fait voler, dans ma voiture, ma veste et mon portefeuille. Quelques jours plus tard un cafetier me téléphonait pour me dire qu’il avait trouvé devant son bar mon portefeuille : il n’y avait plus d’argent mais tous mes papiers y étaient…. Un voleur bien élevé, ça existe. Brassens avait raison.

 Une réunion régionale des comités de jumelage Poitou-Charentes à Poitiers : nous n’étions pas tous sur la même longueur d’onde.

 La fête des pissenlits par la FCPE Souché ; très sympa et une découverte il y avait des militants niortais qui aimaient s’amuser.

 Des meetings moins marrants pour les municipales : quelle tristesse ce maire ; comment pouvait-il gagner les élections ? Ou alors c’était la confirmation que Niort était vraiment une terre de gauche.

 Dans le cadre de mon job j’attaquais les premiers contrôles de fondation du viaduc sur la Charente à Rochefort. Après le pont de l’île de Ré un nouveau jackpot pour mon agence…. et pour mon avenir niortais.
 

Le 27 Mars eurent lieu les premières élections « libres » pour le congrès en URSS, que Mikhaïl Gorbatchev gagnait malgré les victoires écrasantes de Boris Eltsine à Moscou, Leningrad et Kiev.

 Elections municipales en France et donc à Niort. La liste conduite par B. Bellec fut élue : 48 % au 1er tour et quasiment la même chose au second dans le cadre d’une triangulaire…. Ce n’était quand même pas un franc succès : il y avait des dissidents de gauche qui ont fait 15 % en surfant sur la tendance écologique et sur l’héritage de l’ancien maire René Gaillard décédé fin 1985.

 5 avril : En Pologne, signature des accords entre le pouvoir communiste et Solidarnosc. Le 1er ministre Rakowski dut accepter l’établissement du pluralisme syndical et la démocratisation des institutions.

 Pendant les vacances scolaires de Pâques nous nous rendîmes à Nîmes. Les inondations d’octobre 1988 n’avaient pas touché notre maison à Bezouce, mais il fallait préparer la vente. Inquiétude car l’agence immobilière n’avait pas encore fait visiter.

 Fin avril, congrès départemental de la FCPE : je fus élu membre du bureau, un peu à l’insu de mon plein gré (mais avec mon accord un peu naïf)
 Le 2 mai le gouvernement hongrois commençait à démanteler le rideau de fer entre la Hongrie et l’Autriche.

 Le 25 mai Mikhaïl Gorbatchev était élu à la présidence du Soviet Suprême.

 Nous avions acheté notre premier micro-ordinateur familial. Mon fils Eric m’initiait à l’utilisation d’un tableur. Ce fut un peu laborieux, mais j’y suis arrivé sans trop de difficultés …. Et du coup je me suis mis à faire une partie de mon travail le soir ou le week-end à la maison.... Gagnant-perdant.

 Le jour de l’Ascension la radio annonçait l’assassinat de Tjibaou : Tristesse.

 Quelques jours plus tard nos amis toulousains Jipé et Claudine étaient de passage et comme Maxime Le Forestier était en concert à Niort nous allâmes le voir, 4 ans après l’avoir applaudi ensemble à Yaoundé.

 Le 4 juin à Pékin répression des étudiants sur la place Tienanmen

 Le 7 juin manifestations en RDA et notamment une impressionnante à Leipzig

 Le 12 juin voyage triomphal de Gorbatchev en Allemagne de l’Ouest.

 Le 13 juin table ronde en Hongrie entre le parti communiste et l’opposition. Le 16 juin une foule considérable commémorait la révolution de 1956.

 Le 25 juin des élections libres se soldaient au Sénat par la victoire de Solidarnosc et la débâcle du parti communiste.

 En juin les responsabilités de parent d’élève prenaient du sens, entre les conseils de fin d'année et les fêtes d’écoles…. Je réalisai subitement que ce n’était guère compatible avec mon job. C’est moi qui étais élu mais je déléguais de plus en plus à Pilou.

 Le 10 juin élections européennes : La liste PS menée par Laurent Fabius fit 23.6 %, ça aurait pu être pire.

 Cécile eut son bac sans problème.

 Des soucis de boulot toujours ; il fallait pourtant y arriver pour obtenir les embauches promises…. Mais bien sûr ce fut encore retardé de quelques mois… comment allions nous organiser les vacances d’été avec tous ces chantiers et ces études et contrôles qui tombaient….?

 On n’est jamais content, car le développement fulgurant de l’agence était une belle réussite…. mais à quel prix…. On ne me donnait pas encore le droit d'embaucher, je pris donc (avec son accord) mon fils aîné Eric en intérim pour l’été … ça le changeait un peu des maths et des concours, et ça lui rapportait un peu d'argent.

  6 juillet ; Discours de Gorbatchev à Strasbourg sur la maison commune européenne.

 Le 27 juillet le Soviet suprême accordait l’autonomie de gestion économique à l’Estonie et à la Lituanie.

 Boulot toujours et toujours… la famille était en vacances à Nîmes. Eric et moi nous faisions des allers-retours le week-end. J’ai quand même eut le temps de suivre les fastueuses commémorations du bicentenaire de la révolution française.

 16 août : La Hongrie décidait d’ouvrir complètement sa frontière avec l’Autriche. : Début de l’exode massif des allemands de l’est via l’Autriche

 19 août; Tadeusz Mazowiecki dirigeant de Solidarnosc formait un gouvernement de coalition en Pologne. Il devint premier ministre le 12 septembre.

 Deux bonnes nouvelles en cette fin août :

 Divine surprise à Bezouce, un voisin était intéressé par notre maison ; on signa un compromis de vente. Ouf !

 Un jeune ingénieur Georges postulait pour le poste de géotechnicien de l’agence de Niort…. Ouf encore ! Le cauchemar était enfin en train de se dissiper (mais il ne resta que 9 mois, la valse des géotechniciens commençait …. Il faut croire que Niort n’était guère une ville attrayante pour de jeunes ingénieurs voulant s'assurer une carrière.) 27 septembre : La Slovénie inscrivait dans sa constitution le droit à l’autodétermination. La Croatie suivait mais des manifestations anti-séparation en Serbie laissaient prévoir une suite difficile.

 Mi-septembre un aller-retour à Nîmes en camionnette pour vider la maison des derniers meubles.

 Fête de l’Anjca à Noron le 23 septembre : nous étions un peu dépassés par les évènements ; il y eut plus de 500 inscrits et autant de cuisses de poulets à faire cuir : on frôla la catastrophe, mais personne ne fut malade. … à part le maire, peut-être, que ce jumelage coopération n’enthousiasmait pas …. Mais qui, devant une salle pleine à craquer, a du se dire que cette coopération intéressait, finalement, beaucoup de ses électeurs niortais. On allait pouvoir recevoir une subvention à un niveau décent, ce à quoi il rechignait encore avant l’été.

 Les 6 et 7 octobre Gorbatchev était en visite officielle en RDA : il fut acclamé par la foule alors que les dirigeants est-allemands étaient conspués.

 Le 9 octobre manifestation monstre à Leipzig. Le 18 octobre Honecker démissionnait suite au refus de Gorbatchev d’envoyer des troupes soviétiques en RDA.

 Le 26 octobre je fis un aller-retour à Nîmes pour signer chez un notaire la vente de notre maison.

 Le 31 octobre sortait au cinéma le premier volet de la révolution française, « Les années lumières » de Robert Enrico, le dernier film sur lequel mon oncle Didi a travaillé avant de prendre sa retraite et le premier où il fut référencé au générique.
 Le 4 novembre plus d’un million de personnes manifestaient à Berlin-Est.

 Le 9 novembre ouverture du mur de Berlin.

 Le 10 novembre en Bulgarie plus de cent mille personnes manifestaient dans Sofia obligeant Jivkov à démissionner.

 Le 11 novembre Rostropovitch jouait du violoncelle devant le mur. Fabuleuses images à faire pleurer.

 Du 17 au 27 novembre révolution de velours en Tchécoslovaquie provoquant la chute du régime.

 Le 28 novembre Helmut Kohl présentait son plan de réunification de l’Allemagne.

 Le 10 novembre Laurent Fabius était en visite à Niort pour discuter avec les militants socialistes et faire la promotion de ce qui allait être sa motion pour le prochain congrès de Rennes…. Ce fut l’occasion d’évoquer les bouleversements en Europe de l’Est. Voilà quelqu’un qui en avait une approche très enthousiaste. J’ai exprimé mes craintes que cette ouverture à l’est ne se fasse au détriment des aides au développement des pays du sud.

 Le 17 novembre : Début du 1er Carrefour média-jeunesse à Niort. Inauguration en présence du ministre de l’Education nationale, Lionel Jospin. Quelques étudiants manifestaient à son arrivée, avec en 1ère ligne, comme porte-parole, Cécile ma fille.

 22 novembre sortie du second film sur la Révolution française : « Les années terribles ». … et coup de fil à Didi pour le féliciter des magnifiques décors.

 Le 3 décembre sommet en Méditerranée, au large de Malte entre Gorbatchev et Bush.

 Le 8 décembre Le Conseil européen consacrait le droit à l’autodétermination du peuple allemand.

 Le 10 décembre Husak est chassé du pouvoir en Tchécoslovaquie

14 Décembre : Décès à Moscou d'Andréi Sakharov, le militant des droits de l'homme, Prix Nobel de la paix 1975 a pu voir tomber le mur de la honte.  
  Le 16 décembre début de la révolution roumaine. Les forces de l’ordre réprimaient une manifestation à Timisoara. Les médias occidentaux annonçaient des centaines de morts (Il y en eut effectivement beaucoup mais quelques dizaines…)

 Le 20 décembre révolution à Bucarest : Les Ceausescu furent arrêtés le 22 décembre.
 Le 24 décembre ils étaient condamnés à mort au cours d’un procès expéditif et exécutés le jour de Noël.….

 En ce jour de Noël 1989, la liberté de circuler était totale entre l’est et l’ouest de l'Europe. 

 Le 28 décembre Alexandre Dubcek était élu président du parlement Tchécoslovaque et le lendemain Vaclav Havel érait désigné président de la République.

 Le 1er décembre nous passions commande de la construction de notre future maison niortaise.

 Le 4 décembre dans le froid du matin le cœur d’Incarnation, la maman de Pilou, lâchait brutalement, alors qu’elle attendait, sur le quai, le RER. Les obsèques eurent lieux le 9 décembre. Incarnation, femme de gauche socialisante et fille d'un militant socialiste, n’aimait pourtant pas trop, comme son mari Luis, décédé en novembre 1981, que l’on critique l’URSS la seul pays a avoir aidé concrètement les républicains espagnols entre 1936 et 1938.

 Nous passions de tristes fêtes de fin d’année en famille en région parisienne.
 Le 23 décembre à l’annonce des représailles de Timisoara je me suis rendu à l'ambassade de Roumanie pour manifester ma colère. Réaction tardive et inutile, l’ambassade était fermée et j’étais quasiment seul devant les grilles.

 Le soir du 31 décembre j’écoutais les vœux lucides du président Mitterrand qui évoquait la Confédération européenne à construire.


 La suite est connue….. mais à suivre quand même.

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