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Souvenirs en vrac...... Six fois onze ans, si c'est la mer à boire.....

8 Août 2012 , Rédigé par niduab Publié dans #Souvenirs en vrac

Six fois onze ans, si c'est la mer à boire,

Je veux la boire en trinquant aux souvenirs

Six fois onze ans, si c'est amer à dire

Je me rassure en fouillant ma mémoire.

 Comme introduction à ce billet j'utilise, en le modifiant sensiblement, le refrain d'une très jolie chanson d'Yves Jamait (lien). Je dois dire qu'au moment où j'arrive à un âge de vrai papy, de vrai retraité, de presque vieux, c'est un bonheur de découvrir un nouveau talent de la chanson qui prolonge le chemin ouvert par Brassens, Brel, Ferrat et d'autres (Reggiani, Ferré, Nougaro, Le Forestier, Cabrel). Les trois géants cités en tête je ne les ai pas vus sur scène et c'est un vrai regret ; les autres oui, heureusement ! Aussi quand j'ai appris, la semaine dernière, que Jamait passera à Niort, au Moulin du Roc, le 14 février 2013, soyez sûr que j'y serai ! Enfin j'espère.... ! Et puis, hier au centre ville, un chanteur de rue, un inconnu, seul avec sa guitare, interprétait cette chanson : un signe de reconnaissance la rue ; un vrai signe ! C'est ce qui m'a donné l'idée et l’envie de faire un nouveau billet « Souvenirs en vrac », rubrique où je ne reviens plus guère qu'en période d'étiage, comme la première quinzaine d'août ou la seconde quinzaine de décembre, quand j'ai très, très peu de lecteurs et presque exclusivement des proches.

Cette chanson dont le premier vers est « Deux fois et demi vingt ans, si c'est la mer à boire » a pour titre « La Cinquantaine » ; Malheureusement pour moi, aujourd'hui, c'est un peu plus (faites le calcul) alors, ce soir, je vais mettre en ordre mes souvenirs d'anniversaires, parfois élargis et qui d'ailleurs, période oblige, n'ont que rarement été vraiment fêtés.

Six fois onze ans : des séquences de onze ans de vie et c'est très vrai. Une vie de mobilité, sans vraies racines ce dont je ne me plains pas le moins du monde. Le monde qu'il faut voir, quand on a la chance de pouvoir bouger.

 De la toute première période, celle de l’enfance (1946/57), je n’ai pas de souvenir particulier de fête d’anniversaire. Jusqu’à l’âge de sept ans nous habitions en banlieue parisienne à Champigny sur Marne Bd Général De Gaulle, un appartement que mon oncle Didi et ma tante Josiane habitèrent longtemps ensuite ; mes grands-parents paternels et maternels n’étaient pas très loin en bords de Marne, entre le pont de Nogent et le pont de Bry. J’ai des photos et même un film-vidéo de scènes familiales, en été, devant la maison quai Lucie - maison qui existe toujours - avec ma cousine Jacote et mon cousin Michel. Nous étions tous les trois dans notre seconde année.

Partir en vacances en famille n’est arrivé qu’une fois, en août 1950 à Fouras, où j’ai soufflé mes quatre bougies. Des souvenirs, bien ancrés dans ma mémoire, dont j’ai déjà parlé (lien).

En 1952 et 1953, j’ai passé les deux mois d’été, en vacances d’accueil, chez des paysans dans le Jura à La Chapelle sur Furieuse dont j’ai aussi d’extraordinaires  souvenirs, comme de conduire les vaches au pâturage ou de les ramener à l’étable. Je me souviens encore d’une belle veillée campagnarde ou encore de journées de moisson. La seconde année mon frère Serge m’avait accompagné, il avait juste quatre ans. Nous étions très, trop, libres au point que Serge est rentré à la maison avec un bras dans le plâtre.

A partir de 1954 mes parents se sont lancés dans la construction d’un pavillon à Noisy-le-Grand au milieu des champs où paissaient des moutons ! Ils s’étaient endettés, ma mère ne travaillait plus, ma sœur Annie allait arriver et il n’était plus question de vacances ailleurs que chez nous… d’autant que sans mes grands-mères, décédées respectivement en 1954 et 1956, il n’y avait même plus de réunions de famille à Champigny en bords de Marne.

 La seconde période, adolescence et jeunesse, (1957/1968) fut onze ans de grande vadrouille hexagonale. Le rêve de propriété devait être une ambition trop lourde pour mes parents car dès l’été 1957 (lien), mon père changeait d’employeur, quittant Kodak à Vincennes pour Péchiney à Grenoble. Mes parents mettaient la maison en vente et toute la famille débarquait à Grenoble le 1er janvier 1958 après une nuit de la St Sylvestre dans le train. J’eus droit, en août 1958, à ma première colonie à l’île de Ré : de bien belles vacances !

Pas le temps de trop s’habituer aux Alpes, les Pyrénées nous attendaient…. Direction Tarascon sur Ariège et moi, âgé de 12 ans, je prenais, début janvier 1959, mes quartiers de pensionnaire au lycée de Foix.

L’été 59 fut très agréable : en juillet, avec mon frère, nous étions en colo au Bois-plage à l’Île de Ré. Au retour mon père nous a récupérés à Bordeaux pour trois semaines de camping familial à Andernos avec des amis, la famille Cano, dont le père un espagnol antifranquiste était un copain de travail de mon père et là, une vraie surprise : Le soir du 8 août on fêtait mes 14 ans et ce, je m’en souviens bien, à l’initiative de ma copine Lydie.

En 1960 j’étais médicalement interdit de soleil et donc pas d’île de Ré, à cause d’une vague ombre au poumon décelée lors d’une radio post BCG ; ce fut donc, en août, des vacances familiales loin de la mer. Mes parents venaient de changer de voiture  remplaçant la 203 par une Ariane qui avait de la gueule et nous avons fait un long circuit de camping en campings nous conduisant à La Rochefoucauld puis à Chaudes-Aigues et retour par Montpellier. J’ai retrouvé il y a quelques années une photo prise le jour de mon anniversaire devant le viaduc de Garabit où j’étais entre Michel et Jacote et - oh quelle honte – j’étais à 14 ans le plus petit des trois, aussi me suis-je mis sur la pointe des pieds pour la photo…. J’en rigole souvent avec mes cousin-cousines qui n’ont guère grandi ensuite alors que, moi, j’ai pris plus de 30 cm.

Eté 1961, en juillet ce fut à nouveau l’île de Ré : J’étais à nouveau autorisé à m’exposer au soleil et puis il fallait nous écarter un peu pour que mon père qui avait été hospitalisé au printemps puisse se reposer et récupérer. A notre retour il y avait à la maison son oncle et sa tante des personnes très âgées. Se sentant mieux il nous a tous emmené à Lourdes, sans doute le 15 aout: Nous devions être un peu serrés dans l’Ariane : 4 adultes et 3 enfants. Je pensais que mon père voulait faire plaisir à sa vieille tante, très chrétienne… Je me demande aujourd’hui s’il n’y allait pas aussi pour lui.

En 1962 nous quittions Tarascon sur Ariège, trois mois après le décès de mon père emporté par un cancer. Nous n’avions plus de maison, ma mère n’avait pas de travail, ni de métier et moi j’étais passé, de déménagement en déménagement en cours d’année scolaire, plus le drame qui nous avait touché, de très bon à très médiocre élève. En juillet nous nous installions à Montpellier, un appartement, proche de celui ma tante Mauricette et idem pour le mois d’août au camping de Palavas, notre tente familiale installée à côté de celle de ma tante. L’anniversaire de mes 16 ans je m’en souviens comme si c’était hier à cause d’une piqure de vive à la main.

Deux années à Montpellier et mes grandes amitiés avec Jef et Jacky. Il n’était plus question de vacances car ce n’était pas la richesse à la maison, mais n’est-on pas en vacances, l’été, quand on habite à Montpellier avec Palavas à proximité, accessible soit en solex soit par le petit train, ça dépendait si nous étions accompagnés ou non.

Août 1964, nous quittions Montpellier pour Villiers sur Marne où ma mère avait trouvé un logement et un vrai travail d’ouvrière. Retour aux sources. Début août, peut-être le jour de mon anniversaire, j’étais seul avec mon frère et mon oncle Didi pour réceptionner les déménageurs et les meubles, ma mère s’étant rendue aux obsèques de son frère Guillaume, un oncle que je n’ai guère eu le temps de connaitre. Pour le reste du mois d'août Serge et moi étions souvent au terrain de rugby pour être en très bonne forme en début de saison avec notre nouveau club, l'ESV. 

Eté 1965 j’ai passé la plus grande partie de l’été à Montpellier, juillet chez Mauricette et Raymond pour tenir compagnie à mon oncle lors de ses laborieuses mais marrantes tournées commerciales et en août j’étais reçu chez mon ami Jef à Castelnau-le-Lez.

Eté 1966 : Fin mai j’avais rencontré une jolie brunette espagnole de 17 ans, mais pour l’été j’étais engagé en juillet, comme moniteur de colonie de vacances en Aveyron puis en août je devais partir avec quelques copains dont Riquet le fiancé de ma cousine Jacote du côté de Palavas. Mes tantes et mes cousines n’étaient pas loin et il est clair qu’elles allaient organiser quelque chose de bien pour mes 20 ans. Mais je devais aussi rejoindre Pilou qui était, cette semaine là, en vacances en famille, à Agde. J’ai déjà raconté les différents épisodes de cette journée mémorable (lien) où Pilou m’a présenté à son père Luis et à son oncle Rafael dont c’était aussi l’anniversaire, 55 ans.

Eté 1967 j’avais trouvé une place de dessinateur industriel dans un bureau d’étude à Paris et il n’était pas question de vacances…. un mois d’août, seul, bien tristounet.

Eté 1968 pas de vacances non plus en juillet, août…. Mais, Pilou et moi, on ne se plaignait pas car nous les avions pris en juin dans la foulée de notre mariage.

 Troisième période, l’appel du large. (1968/1979).

Eté 1969. C'est toujours l'été sous l’équateur, et nous étions en Guyane (lien). Le 8 août était un vendredi et le dernier jour de la semaine je ne trainais pas en forêt puisque je ramenais les échantillons de sols pour analyses géotechniques au labo de Kourou. En soirée on a probablement retrouvé nos amis Bernard et Yvonne ne serait-ce que pour fêter, en plus de mon anniversaire, le permis de conduire que j’avais décroché cinq jours plus tôt. Ouf ! Je l’avais raté début juin juste avant de partir…. et en arrivant en Guyane je m’étais fait remonter les bretelles par mon chef de mission pour cette cachoterie.

Eté 1970, nous étions installés en Arles et je travaillais sur le chantier de Fos sur Mer depuis avril. Début juillet, Pilou m’avait rejoint avec notre fils Eric né fin mai à Champigny. Les parents et les sœurs de Pilou étaient là début août pour découvrir notre installation et retrouver leur premier petit-fils.

Ce fut sensiblement la même chose pour l’été 71 car nos familles parisiennes venant dans le midi, je ne prenais pas ou peu de vacances l’été.

Et à plus forte raison en août 1972, puisque nous avions changé d’appartement début juillet et surtout parce que Cécile devait naitre le 15 aout. Les parents de Pilou passaient le mois d’août en Espagne, à Santander, en emmenant Eric âgé de 2 ans.

Août 1973 que j’ai passé seul en Savoie à Modane sur le chantier du tunnel de Fréjus. Pilou et les enfants étaient partis en famille à Santander.

De novembre 73 à juillet 76 nous étions au Zaïre pour le chantier du barrage d’Inga. Nous avons passé deux étés là-bas (nous avons pris nos vacances en France de Noël 74 à fin février 75), le premier été celui de 74 fut sans doute assez monotone car nos principaux amis étaient rentrés en France, le second en 75 devait être égayé par la venue sur le chantier, le 8 août, de Giscard d’Estaing et de Mobutu  …… sauf que fin juillet on a frisé la catastrophe quand Cécile, qui allait avoir 3 ans, fut victime d’une dysenterie bacillaire à shigellas. Il nous fallut rejoindre Kinshasa en urgence en avion pour la soigner….  J’ai déjà fait un billet sur cet épisode critique  (lien). Tout s’est bien terminé et j’ai même pu être présent à Inga le 8 août.

Pilou et les enfants sont rentrés en France en juin 1976 et moi j’ai quitté le chantier d’Inga fin juillet…. Où étions-nous le 8 août ? Certainement en Arles ou peut-être déjà à Santander après avoir récupéré une voiture, une Simca 1307, qui nous posa beaucoup de problèmes cet été là.

En novembre 76 nous repartions, direction le Maroc, le chantier du barrage d’Al Massira où nous allions rester jusqu’en juillet 1979.(lien)

Eté 77, Pilou et les enfants sont rentrés pour deux mois, moi je les ai rejoints pour une quinzaine de jours début août et pour faire enfin connaissance, à l’occasion d’un évènement familial, avec la famille espagnole, installée au Canada.

Eté 78, cette fois j’avais droit à 6 ou 7 semaines de vacances et nous rentrions en voiture avec arrêt à Grenade puis à Barcelone début août où nous retrouvions les parents de Pilou et une partie de sa famille espagnole. Quel plaisir de les voir savourer la démocratie.

 Quatrième période (1979/1990) Tentatives d’implantation en métropole.

Eté 79 nous avons quitté le barrage d’Al Massira fin juin et nous sommes rentrés en bateau avec le Tanger-Sète. De retour chez nous en Arles, je devais reprendre le travail immédiatement pour un chantier du barrage de Michelbach du côté de Mulhouse. Il fallait que nous soyons installés le plus tôt possible pour assurer la rentrée des classes des enfants en septembre. J’eus quelques inquiétudes début août devant des incertitudes de début de travaux. Je faisais des allers-retours entre l’Alsace et une autre de chantier possible à Saint Nazaire …. mais finalement tout est rentré dans l’ordre à temps.

Eté 80, pas de vacances pour moi, il fallait que ce chantier avance. Juste des allers-retours le week-end en train de nuit pour rejoindre la famille repliée, pour l’été, en Arles : C’est cet été là que nous avons décidé de vendre l’appartement d’Arles pour acheter une maison près de Nîmes.

Eté 81, notre dernier fils, Didier né à Mulhouse en mars, avait 6 mois. Nous avions aussi, depuis une dizaine de mois notre petite maison à Bezouce, près de Nîmes, mais pour moi pas question de temps libre, malgré l’arrivée au pouvoir de Mitterrand, car j’étais toujours sur le chantier de Michelbach avec des retours de week-end comme l’année précédente sauf qu’en plus, il y avait du taf à faire à la maison, avec la terrasse et la clôture … En août Luis, le père de Pilou, nous aidait…..et le dimanche soir, à peine les outils posés, la douche prise, je reprenais le train de nuit direction Mulhouse….. On dit que je n’aime pas bricoler, c’est vrai, mais ça vient de là…. ça vient du blues des travaux forcés.

Eté 82, depuis près d’un an je faisais en permanence le bouche-trou pour les agences de Montpellier et Marseille, avec même une mission en Guinée de janvier à mars, avant d’assurer la finition de Michelbach de mai à juillet. Je devais être affecté en septembre sur un chantier d’autoroute à Bourg en Bresse, pour environ une année, aussi mettions-nous les bouchées doubles pour les aménagements de la maison d’autant que Luis n’était plus là. Le 8 août Malou et sa petite famille étaient chez nous.

Eté 83 je finissais ma mission de contrôle sur l’autoroute. Pour l’été la famille est venue me rejoindre en Bresse. Il faisait très chaud en ce mois d’août et j’ai goutté à ma toute première crise de coliques néphrétiques ; ce ne fut pas la dernière : l’horreur !…. Fin septembre nous partions au Cameroun pour 3 ans, une délivrance car j’étais fatigué de courir d’un chantier à l’autre, le plus souvent seul en déplacement.

Durant ce séjour camerounais nous sommes rentrés en France les deux étés, 1984 et 1985 : Pilou et les enfants de mi-juin à fin septembre, moi pour cinquante jours du 20 juillet à fin août. A Nîmes nous recevions beaucoup, la famille et les amis. Le 8 août 84 nous étions à Carnon chez ma tante avec ma cousine Jacote et Riquet. Le 8 août 85 nous recevions chez nous Jef et Nicky.

J’ai quitté définitivement le Cameroun le 17 juillet 1986, Pilou et les enfants étaient rentrés depuis mi-juin. Le 8 août mon frère Serge et Odile étaient de passage pour trois jours. Super pour mon anniversaire d’autant que maman était là aussi. Le lendemain nous allions voir ma tante Simone et toute sa smala en vacances à Saint Laurent d’Aigouze. Champagne pour mes 40 ans ! « Pauv’ pom’ il vaut mieux en rire même si c’est pas marrant »

Le lundi 25 août 1986 à 20 H j’arrivais à Niort….. J’y suis toujours !

J’ai passé ma première année seul à Niort : les contrôles de pieux que je faisais sur le chantier du pont de l’île de Ré (lien) étaient violemment contraignants (travail de nuit sur une longue plage horaire et souvent de week-end) mais présentaient l’avantage de me retenir sur place que 3 ou 4 jours, ensuite j’avais autant de temps de récupération ce qui me permettait de rentrer à Nîmes.

En août 1987 j’avais rejoint Nîmes le 5 août et je ne repartais que le 17 août pour Niort mais cette fois pour s’y installer en famille et avec déménagement. Pour le 8 et 9 août ce fut la quasi répétition de l’année précédente avec la venue de mon frère et la présence de ma mère.

Le lundi 8 août 1988, pour mes 42 ans nous étions à Bezouce mais cette fois en vacances. C’est sans doute là que nous avons pris la décision de vendre la maison de Bezouce pour nous enraciner à Niort où mon avenir professionnel s’éclaircissait.

Août 89, nous sommes encore en vacances à Bezouce car depuis un an l’agence immobilière n’avait toujours pas vendu la maison. Finalement c’est nous qui avons trouvé un voisin intéressé. Le 8 août nous sommes allés voir mon frère qui était en camping en famille en Ardèche.

   Cinquième période (1990/ 2001) Nous étions devenus de vrais niortais, 

mais le temps commençait à défiler et, en s’installant pour de bon, les repères s’estompaient ; la vie devenait banale dans cette ville normale ou plutôt l’inverse…. surtout l’été car la famille et les amis ne passaient plus nous voir comme lorsque nous étions en Arles ou vers Nîmes !

Pas de vacances en août 90 nous devions emménager dans notre nouvelle maison. Le mercredi 8 août nous faisions le crépi intérieur du salon.

Jeudi 8 août 1991 toute la famille était réunie à Ozoir-la-Ferrière chez Paqui la sœur de Pilou, pour fêter les 80 ans d’oncle Rafael.

Samedi 8 août 1992. Nous étions en vacances en Bretagne du Sud. Parmi nos enfants, dorénavant seul Didier, 11 ans, nous accompagnait. Ce jour-là nous étions à Quimper, une ville magnifique.

Dimanche 8 août 1993. Nous étions de retour de vacances. Nous venions de faire en deux semaines la tournée des copains de Bordeaux à Avignon, en passant par Nîmes, Sète, Toulouse et Agen. Le lendemain maman et André arrivaient pour passer deux semaines. Nous avions attendu une journée pour le gâteau d’anniversaire sans bougie puisqu’il s’agit toujours d’un saint-honoré, l'unique de l'année. 

Lundi 8 août 1994, nous étions dans les préparatifs d’une belle réunion familiale prévue le 27 août.

Mardi 8 août 1995, de retour d’un séjour en Espagne à Peniscola, nous sommes passés par Font Romeu où Cécile avait un job d’encadrement d’un CAT, puis étions le soir chez ma sœur Annie à Aurillac, avant de rentrer le lendemain à Niort.

Jeudi 8 août 1996. Putain 50 berges ! « Pauv’ pom’ j’commence à murir, et je trouve ça navrant ». Calendrier oblige nous n’avons fait la fête avec des copains que le 24 août. Copains niortais + Jipé et Clau qui étaient venus de Toulouse.

Vendredi 8 août 1997. En partance pour une semaine de vacances dans le Var puis à Nice chez mon frère, nous nous somme arrêtés 2 jours chez Jef et Nicky à Vic-la-Gardiole.

Samedi 8 août 1998. Je ne suis pas en vacances mais c’était week-end : il y eut au moins le saint-honoré, une tradition depuis des années même si les meilleurs que l’on trouve en pâtisserie ne seront jamais aussi bons que ceux que faisait mon grand-père Ernest qui n’est plus de ce monde depuis juillet 1980.

8 août 1999 ; Cette année encore je travaillais en août, mais c’était dimanche et Paqui et Thierry était chez nous, avant d’aller en Vendée, à la recherche d’une résidence secondaire.

Le 8 août 2000, je bossais et j’étais même en tournée certification entre Périgueux et Marmande. On était juste rentré de vacances  qui nous avaient permis de revoir la famille espagnole de Barcelone et celle du Canada une soirée mémorable à Toulouse avec la tante Pilar et Ramon. 

Le 8 août 2001, dernière semaine de travail avant les vacances mais j'étais quand même à Niort ce jour-là. Nous attendions pour septembre la naissance d’Hugo, notre premier petit-fils. Ca file le temps !

 Sixième période (2001/ 2012). Nous étions devenus de vieux niortais. Déjà ?

Le 8 août 2002 nous finissions nos vacances entre Aveyron, Lozère et Méditerranée.

8 août 2003 : RAS nous étions sur Niort et pas encore en vacances ! 8 août 2004 c’était un dimanche mais je bossais comme un dingue pour finir des rapports urgents pour pouvoir partir en vacances le lendemain matin vers le midi et faire pendant quinze jours la tournée des amis. Idem le 8 août 2005, dernier coup de collier pour pouvoir partir en tournée à la fin de semaine et surtout pouvoir en fin de mois déménager ma mère et son compagnon André pour les installer dès le 1er septembre dans une maison de retraite près de Niort. Maman  était touchée par la maladie d’Alzheimer.

Arrêt sur image le 8 août 2006. Putain 60 berges ! Non seulement j’étais au boulot ce jour-là mais en plus je devais partir très tôt pour un chantier à La Rochelle…. Et je me suis fait connement flasher, à 6 H du mat, par un radar à Mauzé sur Mignon ! « Pauv’ pom’ des pépins à venir, c’est vraiment affligeant. ».

En fait j’avais repoussé mon jubilé à fin novembre pour pouvoir réunir le plus d’amis et parents possible dont ma fille Cécile qui allait avoir Dorian notre 3ème petit-fils en octobre. Nous ne pouvions pas, non plus le faire en septembre, car nous allions à la Réunion (lien) pour 2 semaines de boulot suivies de 2 semaines de vacances, mais  ce jubilé n'était pas uniquement pour fêter mes 60 ans et un proche départ en retraite, on fêtait aussi, Pilou et moi, notre rencontre 40 ans plus tôt et nos 20 ans d’implantation à Niort.

Août 2007 : Faux départ en retraite, puisque après six mois obligés d’abstinence par la loi j’ai repiqué début juillet avec un poste de formateur à raison de 50 jours par an. Ca faisait du bien car qu’est-ce que j’ai déprimé au 1er semestre 2007 malgré les élections présidentielles et législatives. C’était trop con d’être à la retraite, ça filait brutalement un coup de vieux. Heureusement que je venais de lancer ce blog pour me changer les idées.

Août 2008 : Depuis mars, Pilou néo-retraitée, était élue à la mairie de Niort. Le vendredi 8 août, notre maire et néanmoins amie, rassemblait ses troupes pour une petite fête chez elle. Comme c’était mon anniversaire nous avions pris en charge le dessert. Nous avions commandé une maousse tarte multi-fruits, qui nous semblait dans ce milieu écolo-socialiste, la pâtisserie la mieux adaptée….. mais comme c’était aussi mon anniversaire il fallait le traditionnel st honoré, un beau bien sûr, mais forcément plus petit que la grande tarte. Le temps de porter les deux gâteaux sur la table principale et de faire un très court bla-bla explicatif et d’entendre un happy birthday convenu je m’apercevais, soudainement que si personne n’avait encore entamé la tarte, le st honoré, lui avait déjà pris une sacrée claque. Salauds d’écolos, il y a des tartes qui se perdent !

8 août 2009, une rencontre surprise, Jessica une toute jeune arrière petite-cousine est passée nous voir à Niort au retour de vacances en Charente. J’ai rencontré Jessica grâce à la généalogie, ce qui est curieux en ce qui la concerne car c’est un truc de vieux, mais grâce aussi à mon cousin Michel. Depuis elle tient aussi un blog « Ti flé aw ». J’ai aussi fait deux billets sur les vacances d’août 2009 décrivant notre traditionnelle tournée des potes et des popotes (lien1 et 2).

Je passe sur les 8 août 2010 et 2011 qui n’ont rien eu d’exceptionnel sauf à préparer la tournée des amis de fin août mais aussi les séjours travail-vacances de septembre ou octobre en Guyane déjà très racontés sur le blog.

Pour cet anniversaire 2012 ce fut surtout, aujourd’hui, du repos sur fond de J.O. à la télévision avec pour Pilou et moi une part raisonnable de saint honoré. Malou nous a quittés ce matin pour regagner sa Seine et Marne après un break de 4 jours chez nous, en me souhaitant normalement mon anniversaire. Didier est passé hier, la veille, me laissant en cadeau un livre et un CD de Philippe Lavil, enveloppés comme d’hab. dans du papier journal et complété ce soir par un SMS destiné au vieux monsieur de la mezzanine ; celui de Cécile arrivera probablement demain mais on se reverra au plus tard le 15 août pour ses 40 ans, ce qui ne me rajeunit pas ! Quant à Eric il est venu récupérer sa progéniture en fin de semaine dernière et on se reverra la semaine prochaine…. Faudrait quand même pas, en faire trop pour un banal anniversaire de fin cycle.

 Un nouveau cycle commence : une  septième période (2012/2023). Que de voyages à faire ! Circuler il y a le monde à voir !

 

Et surtout pour ne pas chanter avec Yves Jamait « Pauv’ pom’ j’commence à flétrir je préférais avant ».

         http://www.youtube.com/watch?v=zrxNwBTpCjM  

  http://www.youtube.com/watch?v=hn7wl0rHq9I

 

 ( A suivre)

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Daniel 13/08/2012 22:19

Merci beaucoup mes très chers amis. Oui bientôt 30 ans, mais seulement bientôt...... Ne grille pas trop les étapes Clau, le temps est précieux surtout pour moi qui suis le plus vieux. En fait on
s'est rencontré en 1984 chez Daniel et Maryse quartier Essos à Yaoundé probablement en avril ou mai 1984. Mais j'avais sans doute professionnelement croisé Jipé dès fin 83.
Bises et à bientôt.

Clau 13/08/2012 18:19

Bon d'accord, on est le 13 août. Cela fait 5 jours que mûrit tranquillement ce message de bon anniv'. 5 jours au soleil, la famille, les balades... le temps passe, il fait toujours aussi chaud et
on ne se risquerait pas aujourd'hui à goûter les restes du St Honoré 2012 s'il y en a.... Alors bon anniversaire Daniel, longue vie au papy-griot de la mezzanine, bonne santé à ton clavier, et
malgré tes tentatives d'hésitation, bon pied bon oeil à ton blog qui a encore beaucoup d'événements à raconter et à vivre. (ps j'hallucine : à te lire, je réalise que nous serons très bientôt des
amis de 30 ans !!!!....) Clau+Jipé