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Touche pas à mon rugby..... et deux de chute....

14 Juin 2011 , Rédigé par daniel Publié dans #Touche pas à mon rugby

  Cette année encore j'allais enfiler ma panoplie de journaliste sportif pour décrire un quart de finale du championnat de France de rugby, et une nouvelle fois pour voir s'opposer les équipes de Villiers sur Marne  et de Captieux. L'an dernier le match s'était joué à Saint-Maixent dans les Deux Sèvres et cette année c'était toujours en terre promise à deux pas de chez moi à Bressuire.

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L'an dernier mes indemnités de transport (non réglées) revendiquaient 70 km A/R, cette année ça ferait un peu plus avec 140 km aller retour....mais je ne vais pas être mesquin et je dois bien avouer qu'être le régional de l'étape confère des devoirs.

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L'an dernier les deux équipes s'étaient rencontrées en quart de finale du championnat de France Première série et Captieux l'avait emporté 21/6 : un score un peu sévère. 

Les deux équipes sont donc montées en Promotion Honneur et se retrouvaient une nouvelle fois en quart de finale du championnat de France. Bravo et un grand coup de chapeau  aux deux équipes.

 Etant en vacances en Espagne et n'étant rentré que mardi soir je n'ai su que le match se jouait une nouvelle fois en Deux-Sèvres que vendredi en achetant le Midol et forcément je me devais d'être présent pour supporter l'Entente sportive de Villiers, mon ancien club (1964/70) et faire un compte-rendu à mes amis Aarvistes qui viendraient reluquer mon blog.

A 14 H se jouait un autre match opposant une équipe girondine à une val-marnaise à savoir Martignas sur Jalle et Champigny sur marne. Je ne suis arrivé que pour voir le dernier essai des martignassais et le coup de sifflet final sur une victoire des martignassais 29 à 16: Un très beau match m'a-t-on dit.

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Le match entre Captieux et Villiers a commencé à 16 H. Ce ne fut pas un beau match, mais un match que les deux équipes auraient pu gagner..... à celle qui ferait le moins de cadeaux à l'adversaire. Un rude combat d'avants, mais un indéniable manque de confiance dans les lignes arrières de part et d'autre. Une moitié de la tribune était occupée par des Capsylvains bruyants encourageant leur équipe. De l'autre côté c'était silence on tourne, car j'essayais de filmer le mieux possible. Les quelques personnes, avec lesquelles j'ai conversé, étaient soit de Bressuire, soit de Champigny ; je n'ai pas trouvé de villiérains et pourtant avant le coup d'envoi, j'ai cherché.  Je suis même resté longtemps debout, au cas ou quelqu'un me verrait.... Personne. Il est vrai que Villiers est nettement plus loin de Bressuire que Captieux  avec 409 km dont 386 km d'autoroute  contre 342 km dont 276 km d'autoroute. 34 minutes de transport en plus ça compte en région parisienne et ça explique tout .... et puis à Captieux il y a quand même 1385 habitants qui ont tous vu au moins trois fois le film "le fils à Jo" ; c'est plus facile de remplir deux ou trois cars qu'une ville de la banlieue parisienne.

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 Pour les lecteurs qui ne seraient ni capsylvains ni villlierains je dois rapidement préciser que  les joueurs de  Captieux sont en  maillot noir (mais n'ont pas fait le haka) alors que ceux de Villiers sont en maillot blanc et rouge, short rouge.  

 C'est Villiers qui a ouvert le score par un drop de l'ouvreur à la 12ème minute immédiatement compensé par un coup franc sous les poteaux réussi par Captieux auquel s'est ajouté un carton jaune pour l'arrière et capitaine de Villiers.

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 A la vingtième minute Captieux marqua un essai par ses avants. La transformation pourtant très facile ne fut  pas réussie..... 8 à 3.

Le match s'est caractérisé par un échec incroyable des buteurs capsylvains dont au moins 5 ou 6 tentatives très faciles des 20 à 30 m. 

Captieux écopa juste avant la mi-temps d'un carton jaune et le butteur de Villiers a réussi la pénalité assez facile: 8 à 6.

En seconde mi-temps Villiers reçut encore deux cartons jaunes. 30 minutes à 14 c'est beaucoup pour gagner même si les adversaires sont incapables de passer les pénalités en face des poteaux.

Les avants de Villiers se sont mieux battus dans cette seconde période et la seule attaque dangereuse des trois quarts est à mettre à l'actif des villiérains.

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En terme d'occupation territoriale Captieux a nettement dominé avec une répartition de l'ordre de 2/3 dans le camp  de Villiers et même souvent dans les 22 m mais la défense fut héroïque.

Pendant tout le match j'ai pensé que Villiers pouvait voler ce match dans les de rnières minutes sur un coup franc..... mais il est juste de dire que Captieux méritait sa victoire.

Dans l'attente du match de l'an prochain en quart de finale du championnat de France Honneur puisque les deux équipes montent encore d'une division, en espérant aussi pour les deux la fédérale 3 dans deux ans.

Les supporters de Captieux ont l'air vraiment d'être de bons vivants.

 j'ai vu un jeune qui lisait une bande dessinée " Rugbymen" dont le titre est " on va gagner avec le lard et la manière"..... pas étonnant qu'ils ne réussissent pas les pénalités.  

 

 
J'ai repéré sur la BD du môme les noms des auteurs : Dessins de Poupard et scénario de Béka. Je vais me la procurer pour en parler dans un prochain "Touche pas à mon rugby". Vu la manière dont le môme se marrait.... manifestement  ça ne le dérangeait pas trop les pénalités ratées.
Carpe diem à Captieux. A Villiers aussi sans doute, l'essentiel étant de monter....
Par contre  l'an prochain il faudra rameuter. A quoi servent-ils les aarvistes ?
 
(A suivre)

En complément rajouté le 24 juin, un article du journal Sud–Ouest du 13 juin.

 

Les Sud-Girondins ont lutté pour décrocher leur billet pour les demi-finales.

La victoire de Captieux ce dimanche sur la pelouse de Bressuire a ressemblé à un accouchement dans la douleur. Battre Villiers-sur-Marne a davantage fait penser à un chemin de croix qu'une promenade de santé. Malgré tout, les Sud-Girondins ont puisé au fond de leurs réserves pour aller cueillir les lauriers de la victoire et s'offrir une demi-finale contre le champion du Périgord-Agenais, Layrac. L'entame, sous la pluie, était poussive. Les Villiérains montraient au peuple de la Lande qu'ils n'étaient pas là par hasard et qu'ils avaient bien progressé depuis l'an passé. Captieux n'avait pas pris le match par le bon bout et Villiers-sur-Marne prenait logiquement le planchot (10e).

Piqués dans leur orgueil, les Écureuils s'organisaient autour de cocottes dont ils ont le secret et dévastaient l'arrière-garde francilienne. L'égalisation capsylvaine, méritée, laissait espérer voir enfin une embellie dans le rugby des Sud-Girondins. D'autant que sur la première pénaltouche, le pack surpuissant des hommes de Martet passait la ligne et voyait le talon Léon inscrire un essai logique. Et puis, ce fut le trou. Les Écureuils, bien que dominateurs, ne parvenaient pas à tuer le match. Par trois fois, la ligne promise était en vue mais se refusait cruellement aux Capsylvains, la faute à des maladresses dues parfois au cuir glissant mais aussi à une impatience chronique. Pire, les buteurs arrosaient à tout va sans trouver les pagelles.

Intraitables en défense Villiers ne lâchait rien et tentait de mettre la pression grâce à Sako, impérial en touche, ou aux impétueuses relances de l'arrière Pola. Mais le combat au près restait souvent à l'avantage des Sud-Girondins, intraitables en défense. La pause survenait sur le score de 8 à 6, sans que Villiers ait eu la moindre occasion de visiter l'en-but du Sporting.

La reprise débutait sur un festival de coups de pied manqués (3). Captieux s'enfonçait dans la tourmente et tombait dans le rythme francilien. Plus aucun ballon propre n'était exploité par les coéquipiers de Juju Bouic et même en touche, le géant Sako se régalait à perturber l'alignement des Capsylvains. Les Sud-Girondins jouaient dans le camp villiérains mais ne pouvaient scorer, laissant planer le doute de l'interception assassine.

Le public nombreux commençait à se faire du poivre quand M. Godin libérait la foule. Un grand soulagement parcourait les visages des Écureuils qui finalement poursuivaient leur route sur le chemin du titre.

Même sans produire un grand match, Captieux montre qu'il a de la ressource. Sans oublier bien sûr de tirer un coup de chapeau à Villiers qui aura fait douter jusqu'au bout les Sud-Girondins par sa pugnacité.

 

Gironde · Captieux

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