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Touche pas à mon rugby.... La Foire de Niort 2013, terre d'ovalie....

29 Avril 2013 , Rédigé par niduab Publié dans #Touche pas à mon rugby

La Foire-exposition de Niort a commencé samedi 27 avril pour une durée de 9 jours. Cette année deux thèmes ont été retenus : l’Australie et le rugby. Ces deux thèmes sont liés car l’Australie est une grande nation rugbystique, avec deux coupes du monde remportées,  en 1991 et 1999, plus une place de finaliste en 2003, échouant face à l’Angleterre, sans compter la place dominante dans ce pays du jeu à treize (six coupes du monde), sport  qui sans faire de touches est partie prenante de l’ovalie.

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  Sous le grand chapiteau, Australie et rugby cohabitent harmonieusement mais dans ce billet je ne vais pas trop m’attarder sur le continent des kangourous n'ayant pas prévu ce déplacement au planning de mes dix prochaines années même si ce n'est pas l'envie qui manque, mais à environ 4000/4500 € le séjour par personne pour une douzaine de jours y compris 4 journées d'avion.... non merci !

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 Je vais quand même signaler que les organisateurs ont aménagé une mare aux canards (Non ! J'ai bien écrit canards)  où les visiteurs peuvent jouer aux chercheurs d’or, ainsi qu’un simulateur de surf, vague technologie, qui devrait amuser les plus jeunes. Le rugby, en père peinard, a installé des terrains pour organiser des tournois minimes de beach rugby.  

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On devrait aussi, tout au long de la semaine, voir du beau monde en vadrouille. Des recyclés médiatiques comme Sébastien Chabal qui commercialise  des vêtements ou des eaux de toilettes, Vincent Moscato qui a trouvé sa voie scénique, et fait son show  façon comique troupier. Quelques champions, pas encore totalement rangés des crampons : on annonce la venue d’Aurélien Rougerie, peut-être Elissade, Cazalbou, et d'autres car de nombreux noms circulent sous le sceau du secret. Il y eut même en avant-première, en fin de semaine dernière, Jean-Pierre Rives, alias casque d’or, qui expose au musée Agesci, au centre de Niort, quelques œuvres, dont des sculptures, enchevêtrement de poutrelles, mais aussi des peintures de bouddhas, sur papier froissé, qu’il a réalisées en compagnie de l'artiste  Ladislas Kijno. Le rugby mène à tout….. ou pas.  Il y a aussi une magnifique exposition de photos où l’on reconnaît d’anciens joueurs comme André Boniface, l'idole de mes 16 ans …. et au centre de cette expo trône, prêtée par le musée de Twickenham, une reproduction de la coupe du monde de rugby remportée par l’Angleterre en 2003 (J'ai vu quelques personnes qui faisaient la moue, ce devait être des exposants australiens)    

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Geneviève Gaillard, Députée Maire de Niort, a coupé le ruban inaugural en présence du Préfet et  de la cohorte habituelle des divers élus locaux. Geneviève était aussi accompagnée par un monsieur discret dont je veux parler, maintenant car il est pour moi la personne la plus emblématique de cette manifestation.

  Pour parler de Pierre Guilleux, je reprends un article parût dans « Le petit bleu du Lot et Garonne» qui célébrait, en début d'année, son anniversaire. L’essentiel de sa carrière fut aussi rappelé, lors du discours de fin de visite, samedi matin par madame le Maire avec d’autant plus de fierté que M. Guilleux est son oncle :

« Faites du sport, ça conserve ! A voir Pierre Guilleux, qui fête aujourd’hui ses 88 ans (il est né le 15 décembre 1924 à Usseau, 79) personne n’en doutera. Et quand on parle de sport, c’est du haut niveau qu’il s’agit. D’abord jeune footballeur aux Chamois niortais il passera ensuite au handball, au Stade niortais. Il décrochera deux sélections nationales comme gardien de but. Viendra ensuite la période rugby. Premières passes sous le maillot du Stade niortais, puis direction Agen, diplôme d’éducation physique en poche. D’abord rattaché à la direction des sports il incorpora le lycée Palissy où il enseignera pendant vingt-sept ans. Logiquement, Pierre Guilleux prit le chemin d’Armandie (Stade du S.U. Agen). Ce roi du crochet intérieur intégra l’équipe fanion, d’abord à l’ouverture puis à l’arrière de la formation suaviste. Il se fera remarquer par les sélectionneurs (deux capes en 1952, l’Afrique du sud et l’Italie, Midi Olympique dans son classement des meilleurs joueurs de l’année par poste le classa en 1952 en 3èmeposition des arrières) ….. Une fois les crampons raccrochés, c’est le tennis qui sera sa passion (classement 1/6). Là, aussi, il fut international (vétéran) et décrochera au passage un titre national avec le S .U. Agen…. »  

  Je ne sais pas s’il reste, aujourd’hui, beaucoup de sportifs de ce type, multi-disciplines, capables d’être au plus haut niveau dans toutes ces disciplines. Pierre Guilleux était un joueur des lignes arrières, de gabarit modeste 1m73 pour 67 kg loin du physique des actuels musclors Fidjiens, Samoans ou autres; c'était un joueur qui avait une élégance technique et la fluidité de jeu qui faisait la renommée du rugby à la française ; rugby qu'on voyait encore il n'y a pas si longtemps et qui a tendance se raréfier ces dernières années.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/12/15/1514921-omnisports-anniversaire.html  

Le week-end est resté rugby, au-delà de la foire niortaise, par l'intermédiaire de la télévision. Samedi après-midi il y eut la très belle victoire de Clermont-Ferrand devant les irlandais du Munster, 16 à 10, au terme d’un match que les clermontois, privés de Rougerie blessé, ont très largement dominé sans jamais vraiment se mettre à l'abri d'où une fin de match quelque peu tendue.  

  Dimanche ce fut Toulon qui battait à Twickenham le club anglais Sarracens, 24 à 12, sans vraiment convaincre, mais grâce au talent de ses mercenaires dont notamment l’anglais Wilkinson.

  J’ai détesté les commentaires du soir qui se félicitaient d’une finale H Cup 100% française le 18 mai prochain à Dublin. Une finale entre deux club français, certes…. mais 100% française ? Voyons ça de plus prêt :

  Pour Toulon le XV de départ était composé de 4 Français, 3 Anglais, 2 Néo-Zélandais, 2 Sud-africain, 1 Australien, 1 Argentin, 1 Samoan, 1 Trinitadien. Trois remplaçants sont entrés en cours de jeux pour jouer au moins 10 minutes sans modifier les proportions Français-Etrangers

   Pour Clermont Ferrand le XV de départ présentait 7 Français, 2 Australiens, 2 Fidjiens, 1 Anglais, 1 Canadien, 1 Gallois. 1 Georgien. Cinq remplaçants sont entrés pour au moins 10 minutes de jeu sans changer les équilibres. 

Le style de jeu et la loi des chiffres me conduiront à supporter Clermont lors de la finale, d'autant que l'équipe devrait récupérer Aurélien Rougerie et retenir comme titulaires à part entière, son trio de Julien,  Bonnaire, Bardy et Pierre, tous les trois excellents samedi dernier. 

  Au total des deux équipes il n'y eut pour les demi-finales que 36% de joueurs français, il faudrait donc un sacré chambardement pour faire une finale 100% française et ceci dit sans le moindre chauvinisme. Cet implacable constat mathématique est inquiétant. Si ce week-end euphorique sacre cette année  la suprématie des clubs français, elle ne valide pas pour autant l'hégémonie tricolore sur le rugby de l'hémisphère Nord. Loin de là si on se réfère au résultat du dernier tournoi. ,

  Jean-Claude Skrela, directeur technique national, tire même la sonnette d'alarme : « Cette finale empêche peut-être de se poser les bonnes questions. Avoir autant d'étrangers empêche mécaniquement d'avoir davantage de joueurs sélectionnables en équipe de France. Si ça perdure, le XV de France va au-devant de grandes difficultés. »

  Au lendemain du catastrophique Tournoi des six nations, où les Bleus ont terminé à l'avant-dernière place, le sélectionneur Philippe Saint-André avaient tenté d'expliquer pourquoi le trop-plein d'étrangers dans le Top 14 nuisait, à terme, au rendement du XV de France. « Par exemple, sur trois postes stratégiques - pilier droit, ouvreur et ailier -, il y a une majorité écrasante de joueurs étrangers. Il n'y a que 5 % de piliers sélectionnables sur la totalité des effectifs professionnels en France, 12 % d'ouvreurs et 14 % d'ailiers. Et les trois meilleurs réalisateurs du championnat sont étrangers... »  Une vraie foire d’empoigne en perspective…..

Pour finir, quelques lignes de la chronique de Denis Lalanne dans le Midol :

 « ….. Il en restera de ces demi-finales au moins une image digne de la grande seigneurie quinziste  : cette paire d’homme à terre, Wilkinson l’ancien et Farrel son benjamin, et la tape de l’un sur le dos de l’autre, image d’une messe dite sur ce drop goal de funambule qu’un plaquage désespéré n’a pu empêcher. Respect. Sir.

    Mais voici le moment de percevoir ce qu’il y a de vraiment nouveau dans le tableau. Au regard du rugby mondial, l’argent est en France. Le Top 14 est le nouvel El Dorado pour toute une main d’œuvre étrangère….. 

......... C'est un grand chagrin d'apprendre le décès, ce week-end, d'une légende comme Robert Soro. On l'appelait ''Le lion de Swansea''. Mais c'était un agneau, comparé aux fauves qui restent aujourd'hui en course.»

Soro, Guigneux....  Ca me rappelle que j'avais fait en octobre 2008 un billet qui s'intitulait ''On veut des légendes''   

    Reprise du billet le 1er mai :

   Aujourd'hui Pilou devait être présente au stand de ville de Niort de 14h à 16h et bien sûr je l'ai accompagnée ....

  Bonne pioche car sous le chapiteau des thèmes, il y avait Aurélien Rougerie qui dédicaçait à tour de main et très gentiment il acceptait de se faire photographier notamment avec les enfants, les jeunes filles et leur mère.GEDC0833bis GEDC0826

Il accepta aussi de se faire photographier pour une noble cause à savoir un billet de blog défendant le beau rugby.

Une petite jeunette demanda à sa mère «Ce n'est pas lui Chabal !» « Non, tu vois bien qu'il n'est pas barbu ».

 Je crois bien que la jeunette aurait préféré voir Chabal. Il faudra revenir demain mademoiselle !

  Moi, désolé, je n'y serai pas et ce billet est maintenant terminé.

       ( A suivre)  

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