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Touche pas à mon rugby..... Le Président, le Sora et Colomba...

1 Février 2011 , Rédigé par daniel Publié dans #Touche pas à mon rugby

Il était temps que je parle à nouveau de l'Association de mes anciens équipiers de rugby, le dernier billet que je lui ai consacrée remonte à février 2010 et avait pour titre « Le Président, le Sora et le Cordoua ».J'avais emprunté, pour écrire ce billet, le style caustique que l'on trouve chez les grands écrivains africains, comme Hampâté Ba, Emmanuel Dongala et Ahmadou Kourouma, qui utilisent dans leurs romans  des griots comme au moyen âge on se servait des fous de la cour pour railler les princes et les monarques. J'avais pris notamment modèle sur l'admirable récit de Kourouma « En attendant le vote des bêtes sauvages». Dans ce billet, le président n'était autre que notre président…. Non pas Sarko ! Trop noc et sans intérêt ! Non je parle de Ricky le président de notre association, celui qui fut démocratiquement désigné, en conclave resserré, avec fumée blanche (ça ne mégote pas en réunion de bureau), et qui avait pour lourde tâche de succéder au vénérable ancien président, le Chat du puits, notre grandissime référence nationale.

 Dans cette association il y a aussi les griots : Surtout le Sora le talentueux et prolixe Fanfan qui, à longueur d'années, entretient la flamme des arrvistes et compense la flemme du président en titre qui se contente de faire de vagues promesses bassement politiques dont on attend, très longtemps, la réalisation. La dernière en date étant l'envoi du DVD de l'anniversaire de Popaul à ceux qui sont à jour de leur cotisation… et moi j'attends toujours. (Incroyable on se croirait au PS pour la désignation de ses candidats. Oui d'accord c'est le seul parti qui fait voter ses militants voire ses sympathisants…… D'ailleurs en 2002 ce fut Ségolène).

Et puis l'autre griot, certes plus modeste le cordoua qui fait office de chambre de résonnance aux bons mots et belles chroniques du sora….. et le cordoua c'est bibi. Pardonne moi mon bon Fanfan, je suis aussi fainéant que le président et manque à tous mes devoirs de faire connaître ta prose et tes messages. Je ne peux donc m'offusquer que tu en appelles à la gente féminine pour te soutenir. Après tout n'ont-elles pas été en première ligne, en bord de touche, pour soutenir leur mari ou compagnon, leurs frères ou amis. Je n'en dis pas plus et je te laisse le clavier.  Suivront les réponses chaleureuses de notre nouvelle égérie, ta Colomba ou peut-être plutôt Colombisa puis les élucubrations de son excellence présidentielle, le grand Nabot-Léon et dont le surnom guerrier rugbystique est Ricky le fougueux (Ce dont tout le monde se demande bien pourquoi ?)  

 « Je vous envoie l’bonjour, mais c’est un bien triste bonjour que ce bonjour là,

Ah ! Mes amis ! Je vis les affres de l’oubli et du délaissement. J’erre autour de ma cyber-machine comme une âme en peine. Je n’ose avouer aux yeux de tous quel est ce chagrin qui me tourmente inexorablement. Il me châtie, me flagelle, m’étrille et me fustige jusqu’au plus profond de ma chair littéraire. J’entends sa voix dans mon dos qui ricane tel un diable issu de sa boîte. Bon sang, pourrais-je retenir longtemps pour moi seul ce secret qui n’en est pas vraiment un mais dont je suis l’unique torturé. Mes chers amis, en vérité je vous le dis (tient, j’ai déjà entendu ça quelque part, enfin bref) oui en vérité je me croyais entouré d’une ‘’libelle féminine’’ qui, j’en étais persuadé, avait pris fait et cause pour mon exubérance et ma prolixité à soutenir leur féminisme exacerbé contre le misogyne-machisme de certains, comme disait notre maître à tous ‘’asexués sans doute, aux charmes de Vénus complètement rétifs’’. Celle-ci me donnait l’inspiration nécessaire afin que je serve ici à ses adhérentes toutes mes pantalonnades, mes plaisanteries et mes canulars. Je sirotais goulument sa hargne et m’abreuvais de son venin. Je soutenais contre vents et marées le combat épistolaire qu’elle menait de haute lutte  contre l’empêcheur de tourner en rond, les clitoris. Ah ! Je suis perdu, vous dis-je ! Elle me manque ma ‘’bande virtuelle de suffragettes’’  ma ‘’cyber-meute de louves hurlantes’’ ma ‘’web-armée d’amazones’’. Ou êtes-vous mes douces chasseresses ? Sont-ce vos compagnons qui, sans vergogne, vous ont muselées par connivence et collusion avec leurs camarades de campagnes misogyne-rugbystiques ? Je vous appelle du fond des profondeurs de mon abîme numérique. Ma ‘’Claudine’’, mon’ Isa’’, et toi ma ‘’Sylvie’’ et toutes les autres qui n’ont pas osé se joindre à vous dans ce combat tarentulaire  mais qui portaient votre lutte sur leurs poitrines comme ont porte sa croix sur son dos. Ou êtes-vous mes  suaves sirènes ? Je vous en prie ! Psalmodiez, afin que vos chants arrivent jusqu’à mes oreilles et que je retrouve foi en vous. Que je redevienne votre Ulysse. Je lis et je relis vos anciens courriels qui, s’ils me mettent du baume au cœur sur le moment, me laissent pantois et nostalgique dès que je les remets dans leur cyber-tiroir. Je n’ai plus le feu sacré. Je me laisse aller même physiquement. A tel point que j’ai les ongles des pieds qu’on dirait des canines de rhinocéros et que les orteils me traversent les pantoufles. Je ne sais pas, au fond, comment se consolent les malheureux. J’ai des échardes de phrases qui sont plantés entre chair et cuir. Me laisserez-vous ainsi à l’abandon de ma pauvre littérature qui décline de jour en jour. Que les dieux du Parthénon viennent à mon secours.

Cupidon fasse que ma complainte aille tambour battant, leur parler des misos, leur parler des méchants, auxquels on a tenu tête ensemble. Leur conter que certains p’tits courriels assassins, dans le mille de mon cœur ont laissé le dessin, d’un bouquet de fleur qui leur ressemble. (Petit arrangement sur un texte de Brassens ‘’L’orage’’, tous les moyens sont bons aux médecins de l’âme et le bon maître me le pardonnera, j’en suis certain).

Voilà ! Vous savez tout ou presque chers amis Aarvistes. En dire plus équivaudrait à trop en dire. Donc… Je vous adresse mon amitié triste et désolée en espérant que ma supplique soit entendue et que revienne le temps du bonheur d’écrire. Prenez quand même soin de vous et de ceux qui vous entourent. Restez au chaud et aimez-vous. Votre fidèle. Fanfan. »

 Et bien sûr de toutes les suffragettes ce devait être Colomba, la corse d'Altiani qui devait répondre au sora de Vénaco et mettre en cause le président citoyen de Piana. On comprendra mieux pourquoi le modeste cordoua que je suis et qui a beau fouiller au plus profond sa généalogie, sans y trouver la moindre goutte de sang corse, ne peut se mêler à ces échanges insulaires.

 « Cher Fanfan, bien le bonsoir,

Je n'ai pas pu résister longtemps à ce lyrique, émouvant et vibrant appel! J'en suis toute retournée. Un vrai cri qui vient du cœur et des tripes, comment ne pas succomber? Mon cher Fanfan, jette aux orties ton désespoir, nous sommes de celles qui n'abandonnons rien, jamais, ni personne.

C'est vrai, cher écrivain que nous nous sommes, momentanément, un peu endormies non sur nos lauriers mais sur notre combat faute de combattants, peut-être...? Mais une suffragette reste une suffragette et la lutte pour le droit des femmes est loin d'être close.

Le Président a préféré le silence ! Repli stratégique sans doute ! J'attendais une joute, une apostrophe, une petite escarmouche, un engagement comme dans une mêlée, bref un petit quelque chose pour de nouveau sortir de ma boîte, la bannière de la révolte brandie à ma ceinture d'amazone. Que nenni, rien .Qu'on se le dise, le temps n'efface rien à l'outrage et nous aurons une explication dans un pré, au petit matin dans la brume de l'aurore... Dois-je lui laisser le choix des armes? A voir. ……

 Cette légère absence était juste une diversion. Je t'adresse ainsi qu'à Michelle des brassées d'amitié.

Au plaisir de te lire. »  Colombisa.

 La réponse du Président fusa le soir même.

« Ah non Fanfan tu te couches.

Concernant mon mutisme, Colombisa à raison, il s’agissait bien d'un repli stratégique, je dirais plutôt tactique, car il n'est nul besoin de stratégie pour maitriser ce petit groupe de femelles vindicatives…... Car il s'agit bien de cela et non point de misogynie. Bien sur que vous êtes toutes belles et que l'on vous aime, bien sur que vous avez le droit de parler, mais pas trop. Mon cher cousin Antoine, disait souvent: "A table une femme à le droit de nous demander le sel, éventuellement le poivre, mais c'est tout" Qu'il y a-t-il de miso la dedans ? Défendre la femme contre toute atteinte des autres fût elle, un simple sourire moqueur et de notre ressort, nous y tenons à ces petite choses enrubannées et parfumées. Alors de grâce épargnez nous votre tendance à peine cachée à la misandrie. La Richouille me le faisait remarquer l'autre jour, en me rappelant que les statuts précisent que seul les anciens joueurs et dirigeants (femmes ou hommes) peuvent faire partie de l'association. A ce titre seule Claudine a voix au chapitre, curieusement c'est la seule qui n'aboie pas avec les louves!!!! Quand je pense que sans l'autorisation de la confrérie, je vous ai ajouté au fichier» Ricky El Présidente

Réactions immédiates d'une des "louves" mentionnées.

« Bonsoir à tous... Ici Tunis... Le ver est dans le fruit... Je répète, le ver est dans le fruit !!!!

On attaque Fanfan ! On ose prétendre qu'il se couche ! Qu'il se ferait tout petit devant une poupée, qui dit maman quand on la touche ? Mais sur quelle planète évolue votre cher Président ? Fanfan, qui appelle au rassemblement de la jungle féminine en étant au sommet de son art littéraire, se voit jeter l'opprobre par le Ben Ali de l'AARV. Et c'est Fanfan que l'on veut bâillonner car cette ode, cet hommage aux Femmes atteint le grandiose.

Et quand on sait rédiger comme cela, Môôôôssieur le Président, on ne se couche pas, on se tient debout, et, en pleine lumière.

Non seulement, il refuse à notre aède le droit de réponse, mais il ose me refuser, à moi, le droit à la parole. Avec le sel et le poivre, puis-je demander une autre chose ?

De la moutarde, Môôôôssieur le Président, comme celle qui me monte au nez lorsque vous en venez à alléguer ce cher Antoine pour me délivrer virtuellement un diagnostic à l'emporte-pièce. Du vinaigre, Môôôôssieur le Président, lorsque vous évoquez une trahison familiale.

Des piments, Môôôôssieur le Président, lorsque vous nous avez rajoutées au fichier, sans notre consentement (à moi la CNIL).

Enfin, 3 tonnes de TNT, Môôôôssieur le Président, pour accusation mensongère, voire ignominieuse, de misandrie, là où il n'y a que parfaite harmonie avec les perspicaces Chris et Fanfan.

Que la nuit vous soit douce, qu'elle vous porte conseil(s) et laissons le loup solitaire hurler sa misogynie». Colombisa.

Et pan sur le bec, el présidente s'est enfermé dans son bunker, hors wifi, et c'est Fanfan le brave sora qui calme le jeu, au nom de l'amitié éternelle des arrvistes et de cette évidence "La femme est l'avenir de l'homme".

« Ma chère Colombisa, Je me doutais bien que tu monterais au créneau dès que ce énergumène de Président mettrait son nez à la portière…… Mais je suis persuadé, vois-tu, qu’il n’en dit plus qu’il n’en pense.

Je te remercie, donc, d’avoir répondu à mon appel avec tant de célérité. A vrai dire, je n’en attendais pas moins de toi. Enfin, me voilà, en partie, rasséréné, apaisé et consolé. J’attends, quand même, un signe de nos autres compagnes. Mais je ne désespère pas……Il Faut laisser à leur carquois toutes ces flèches trempées dans le curare de la plaisanterie.

Chères et chers de l’AARV je vous transmets une gerbe que dis-je une meule de pensées amicales où chacun pourra, tout à loisir, se gratifier sans modération de ma fidélité et de mon dévouement. Par ces temps froids, tenez-vous au chaud et aimez vous fort. »

Votre fidèle Fanfan.

 Question ! Le président sera-t-il candidat à sa réélection après ce faux pas d'enfant de Marie……?

 

A suivre.

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cecile 27/02/2011 14:01


Même pas besoin du dico!!!sauf pour vérifier que Eilat existe bien. Quand aux définitions, moi mon colon, celle que j'préfère...c'est la G verticale