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Touche pas à mon rugby.....Le Président, le sora et le cordoua..

6 Février 2010 , Rédigé par daniel Publié dans #Touche pas à mon rugby

 Retenez le nom de Ricky le nouveau président de l’AARV et grand pêcheur sous-marin devant l'éternel Poséidon, sauf que dans le cadre de cette dernière activité il a tendance à buller surtout lorsqu‘il est en Corse (référence mai 2006.)

 Pour ce qu'il en est de sa présidence voilà passé le cap des cent-jours depuis le coup en douceur qui lui a permis de remplacer Alain, l’ancien président, figure mythique de notre club l'ESV. Force est de constater qu’il n’y eut aucune fausse note lors de la passation de pouvoir avec, en point d’orgue, une magnifique fête-hommage à l’ancien président, fête qui se termina par une glorieuse mais vaine et pathétique charge de Reichshoffen. Le pouvoir avait changé de main…. La politique façon Ricky c'est vraiment du grand art. Respect maestro.

 Le vénérable Président Ricky négligea même la semaine de vacances, sur un yacht mis à disposition au large de Piana par Bolloré, pour se mettre immédiatement au travail. Sa première mesure  fut de bien maîtriser la communication afin d'assurer ses arrières et ses avants … le rugby champagne n’étant plus de mise avec des troupes qui ne sont même plus capables de jouer en vétérans. … le nouveau champ de bataille se réduit, dorénavant, à la toile via internet. Après avoir joué les gros bras on joue petit doigt ; triste fin de carrière que celle d'un joueur de rugby.... mais voila une admirable leçon de pragmatisme de l'immense Président Ricky. (Je sens que les qualificatifs usuels de notre bonne langue française vont être insuffisants.... et malheureusement je ne parle pas corse.)

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 Imaginez le grandissime Président Ricky trôner dans un fauteuil devant son petit écran, le doigt impétueux naviguant  sur le clavier pour donner ses consignes à Richouille, le Ministre de l’organisation du précédent Président …. La liste des aarvistes était établie dès le premier jour et le lendemain de la grande célébration il y avait déjà une bonne soixantaine de noms … quelques jours plus tard  par un prompt et net renfort ils furent des centaines. Pour cela El Présidente put aussi compter sur la verve, l'enthousiasme et le talent de son compatriote insulaire Prolix, le poète, son sora.

  Comme me l’a appris mon bon maître malinké Kourouma qui a tant attendu et espéré du vote des bêtes sauvages, le sora est un chantre, un aède qui chante, en s'accompagnant d'un instrument noble (guitare ou clavier) les exploits du fils de Poséidon sans toutefois négliger de le taquiner, de temps à autres, pour bien affirmer sa liberté, son indépendance, son autonomie (je sens que ça se corse) mais avant tout le sora a pour mission de rassembler, de motiver, de stimuler et d'encenser tous les supporters du président à savoir le bon peuple aarviste.

 Qu'est ce que ce peuple aarviste ? l'AARV : A A= amicale des anciens ; R = rugby V = Villiers notre bonne terre d'asile quand nous étions en état de jouer au rugby.

 Moi, Tucourais, le nom que me donna mon bon maitre Ahmadou Kourouma, je suis le cordoua, autrement dit le répondeur ou l'écho du sora ; je ne pratique d'aucun instrument de musique hormis et de façon utilitaire le pipeau . Je m'expose moins sur la toile et je suis chargé, comme scribouillard, griot subalterne, diariste à la petite semaine, de faire le récit des évènements, et pour les relater d'en saisir, au moins, la substantifique moelle, et pour ça il faut bien casser quelques os. On me le pardonnera, du moins je l’espère, car dans la  tradition africaine on pardonne tout au cordoua. Il est certes moins emphatique, moins démagogique, moins manipulateur que le sora mais il sait, aussi , sous des airs de vieux sage, être plus faux-cul, plus fou et plus vicieux .... Voici donc le récit bouffon et purificatoire (donsomana en malinké) des derniers évènements de la vie de l'Amicale.

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 Je pourrais faire remonter l'origine des évènements à 2005 ou 2006 avec la naissance de l'AARV ou  à divers séminaires comme celui en Corse de l'Ascension 2006 ou les deux autres, à huit jours d'intervalle, en novembre 2006, dont un à Niort,   ...ou encore ceux de 2007 et 2008 en sud-ouest, à Vannes et en Morvan.  

 C'est peut-être, aussi, le bilan mitigé tiré des  assemblées annuelles d'âgés organisées par le Richouille mais j'en doute en raison de la somnolence récurrente des participants. 

 Je pencherai plutôt  pour le dernier séminaire celui de Piana en mai 2009, où  a pu se  préparer  subrepticement, en absence d’Alain, le président en titre, le grand chambardement de l'automne ...   

 ....Mais ne ressassons pas les coups-bas du passé et restons à portée de mémoire d'aarvistes sexagénaires ....  tout a vraiment démarré, me semble-t-il, fin 2009 par une information en avant première sur la toile : L’ancien président n’est pas mort car il….  s’est mis à 75 berges au clavier azerty.

 Aussitôt, tous les adhérents se jetèrent sur leur clavier pour féliciter, complimenter et même encenser celui qui fut pendant plus de trois ans leur guide. Le syndrome chiraquien se répétait, ce qui ébranla et gêna vivement le glorieux nouveau président qui se devait d’intervenir, de réagir, de riposter.

 « Mes chers amis, comme l'a justement souligné le prince Charles nous sommes près de la pollution. Si vous continuez à vous répandre en quolibets et rumeurs diverses je vais devoir, en bon président et conformément a l'article 8 chapitre 2 des statuts de l'AARV, imposer des représailles. Je pense me faire aider dans cette tache par le spécialiste incontesté de la communication notre talentueux camarade Prolix. Lui seul est capable de discipliner cette horde de sauvages qui se rue ainsi sur la toile. Je vous informe que j’ai aussi, des documents d'archives saisies chez notre Alain national pendant une réunion  accompagnée d'un usage normalement abusif de produits alcoolisés. Alors si vous ne voulez pas voir les chaises et autres tables volées, accompagnées d'une salve de jurons, mettez la en veilleuse.»  El Présidente

La réponse d'un aarviste aux aguets arriva quasi immédiatement sur les écrans :

 « Monsieur le Président, êtes vous bien certain de pouvoir divulguer des documents si longtemps tenus secrets (d’état) et que vous auriez subrepticement subtilisés, à un vieillard sans défense, lors d’une beuverie qui aboutit à ce que nous vivons aujourd’hui à travers ce mouvement que vous avez déclenché avec celui que vous êtes prêt à trahir ? Attention ! Ce n’est pas beau ça ! Ce n’est vraiment pas beau » Le vengeur masqué.

 Quelques heures plus tard le sora Prolix se mettait à l'ouvrage et entreprenait la lourde charge d'unir tous les aarvistes déjà claviéristes et prêchait le rassemblement, l'union sacré et la formation accélérée de nouveaux claviéristes : Que cachaient ces tentatives d'adhésions à mobilité et cotisations  réduites ? La volonté d’assurer le résultat d'un futur scrutin refondateur en assemblée d’âgés ?

  « A vous tous qui êtes attachés à cette chaîne de l’amitié "Avant-première’’ créée par nos amis Alain et Jean-Pierre, c’est pourquoi, disais-je, il faut que chacun se souvienne d’un ami qu’il ne voit plus, dont il n’a plus de nouvelles, parfois depuis longtemps.

 Souvent je relis " Paroles d’anciens’" dans l’almanach de l’A.A.R.V. Je pense que tous vous l’avez lu. Me concernant, il est sur mon bureau, toujours ouvert à l’une ou l’autre page. Je n’assouvis pas mon plaisir d’y lire et relire ces phrases écrites par nos ‘’vieux’’ amis. Et je trouve que c’est édifiant de camaraderie, de fraîcheur, d’affection, de tendresse et d’estime.

 Je reprendrais la devise d’un vénéré ami : « Je pense que l’amitié et la culture rugbystique tissent des liens indestructibles. En repensant à tout cela, je rajeunis… mais je suis ému. Le rugby n’est pas mort. Avec vous il respire.»

Alors, chers amis, cette chaîne de l’amitié doit servir de fil d’Ariane à un mouvement de camaraderie, de fraîcheur, d’affection, de tendresse et d’estime.  OUI. Mais d’actualité ! Aujourd’hui, nous devons appliquer ces vraies valeurs qui doivent nous unir. Comme on dit dans notre sport : revenir aux fondamentaux.

 Je ne veux me faire passer ni pour un moraliste ni pour un donneur de conseils. Vous me connaissez tous assez bien pour savoir que je ne suis pas de ceux-là. Je pense, seulement, qu’il faut rendre au rugby une partie de tout ce qu’il nous a donné. Voilà, pourquoi, à travers tout ca, je crois qu’il faut rester lié, afin que nul ne se sente isolé, voire oublié. 

 Voila du bel ouvrage de sora…. Le cordoua ne peut que s’incliner devant une telle dialectique et crier vive El présidente, vive l’AARV et vive son grand poète. Prolix récidivait quelques jours plus tard avec les voeux pour la nouvelle année.

 « J’espère que l’année de travail a bien débuté pour tout le monde ‘’même pour les retraités’’. Car il ne faut pas rester à ne rien faire, sinon on se rouille. Je pense à quelques uns qui n’en branlent pas une et qui ne prennent, seulement, pas la peine de nous rejoindre (petites araignées… hum…) sur la toile universelle. A ceux là je citerais cet épitomé de Boleslaw Prus : « l'invisible araignée de la mélancolie étend toujours sa toile grise sur les lieux où nous fûmes heureux et d'ou le bonheur s'est enfui »

 Nous avons, enfin ceux qui ont rejoints ‘’Avant première’’, semblés être ou paraître heureux. Heureux, surtout, de notre passé d’hommes et de sportifs. Bien sur, la vie ne nous a pas apporté que des moments de plénitude, de bonheur ou de bonne santé. Non ! Mais, bon sang, n’avons-nous pas traversé des regs et des ergs (au choix des cruciverbistes) ? Des chemins de traverse, de Damas ou de croix (au choix des inconditionnels du camping). Les chiens hurlent toujours mais la caravane ne s’est pas encore arrêtée mes potos. Alors tant qu’il y a de l’humour, il y aura de l’amour. Cet amour qui nous a unis et réunis pendant des années et des décennies. Cet amour qui, aujourd’hui, tend la main à ceux qui lisent notre petite rubrique sur le web et qui ne viennent pas ajouter à ces moments de félicité, leur petit coup de patte velue».  Comme c'est beau vénéré sora ! Le  glorieux Président peut être fier de toi et le  cordoua s'incline humblement.... tout en continuant à s'interroger..... ça cache quoi ?

 J'étais quasiment certain que le vengeur masqué et Prolix était la même personne. Le sora ne jouait-il pas double jeu ? N'avait-il pas pour ambition de devenir Calife à la place du Calife ? De rassembler des troupes pour son propre compte... curieux aussi cet appel au grand et légendaire guerrier : « Notre cher Dudule nous offre de bons quizz. Après l’ami Dany, il nous exhume ce bon Michou. Mais jusqu’où s’arrêtera-il ?»... et puis tous ces courriels où il compare le vénérable, le généreux, le grandissime président Ricky à Napoléon... je sais, El Présidente doit prendre ça pour une juste flatterie, mais sous le doigt du sora je n'en suis pas tout à fait certain, tout corse qu'il soit lui aussi.... Je subodore qu'un nouveau coup fourré se prépare en perspective de la prochaine assemblée des âgés.... d'ailleurs le sora soigne son style et ses derniers messages deviennent sublimes et même un tantinet subliminaux........
....  mais non,  je déraille, loufoque cordoua que je suis. Mille pardons, mon bon Fanfan, car plus fidèle et plus rassembleur que le Prolix ça n'existe pas. Toute sa verve n'a qu'un seul but, c'est de retrouver tous ses copains d'antan.... Pas plus de manoeuvre ou de calcul politicard là dessous, que la petite soeur de tonton Georges ne cache de queue de cheval et d'accroche coeur sous sa blanche cornette (n'est-ce pas mes potos Fanfan et Chris un néo claviériste). Le veinard président Ricky, comme le Christ, peut dormir tranquille.
 Si le style du sora ne fait que se bonifier au fil des mails, c'est que son coeur se remplit de joie à retrouver de plus en plus de vieux copains égarés ..... alors voici pour finir ce billet quelques extraits de la jolie prose prolixienne.    

« Si Monsieur de Bergerac étaient des nôtres il s’écrirait :

Ah ! Non. Pas de ça. C’est un peu court jeunes hommes.

Nous aurions  pu écrire, bien des choses, en somme.

Essayons de le faire en variant le ton.

Curieux : cette amitié, quand la visite t’on ?

Amicale des anciens rugbymans de Villiers.

C’est du grand Alexandre que vous tenez douze pieds ?

Flatteur : il y a longtemps que vous vous connaissez ?

Comment faites vous dont pour tellement vous aimer ?

Campagnard : c’est-’y des rubimanes ? Nanain !

C’est quèques joueurs de flûte ou bien de tambourins.

Etonné : des avants, des trois quarts des demis,

Des arrières ! Mais comment pouvez-vous être amis ?

Stupéfait : quand on voit le nombre que vous êtes,

On comprend mieux pourquoi vous aimez faire la fête.

Tendre : bonheur, joie, passion et amour !

Est-ce la vraie formule pour s’estimer toujours ?

Envieux : dites-nous où vous aller chercher

Ces souvenirs émus ? Seraient-ils inventés ?

Jaloux : nous pourrions être, ainsi que vous, les mêmes,

Si comme vous étions, des genres de phénomènes !

Vous voyez, nous pourrions faire, jusqu’à l’infini,

Des strophes et des livres de cette poésie.

Car elle est comme nous. En tout, elle nous ressemble.

C’est elle qui nous uni. Et quand nous sommes ensemble,

Le temps nous paraît court, pour refaire notre vie,

Nous rappeler les potes, les matchs et les parties,

Que nous avons gagnés ou simplement perdus.

Ces instants de plaisir que nous avons vécu.

Alors ne laissons pas filer entre nos mains,

La trame de la toile, tissée par les copains.

Essayons, tour à tour, d’y laisser une trace,

Afin que plus jamais notre amitié s’efface.

Veuillez me pardonner, mais c’est mon côté Rostannien qui ressort de temps en temps. Moi-même, n’ai jamais vraiment réussi à m’y faire. Comment pourrais-je le demander aux autres. Mais parce que vous êtes mes amis, mes potos, cette fois encore vous pardonnerez mon excès de camaraderie. M’étant tellement attaché à ‘’Avant-première’’, moi qui suis loin sur mon île, j’ai trouvé, là,  le cordon ombilical qui me lie à vous tous. Vous ne pouvez imaginer  le plaisir que j’ai à  vous lire. J’espère, d’ailleurs, que mes dérives épistolaires ne vous cassent pas trop les pieds. Je vous transmets mon amitié affectueuse et sincère »

La suite des aventures du titanesque (*)  Président de l'AARV et de son cyranesque sora dans un futur billet du griotesque cordoua.  

(*) Non je n'avais pas écrit, au premier jet, le tyrannique Président ... je le jure, parole de cordoua... 

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Ricky 30/07/2010 06:45


Mon cher Daniel, en relisant tes très lyriques pages de blog,je me suis aperçu d'une erreur concernant la carrière de notre ancien président,le seul le vrai,et le parcours du RCF.
Le Racing a disputé deux finales:
1957 perdu contre Lourdes
1959 gagnée contre Mt de
En 1958 c'est Lourdes qui s'imposait face a Mazamet

Grosses bises


daniel 30/07/2010 08:53



Oui Ricky infaillible président tu as tout a fait raison....


et je le savais sans doute une faute de petite frappe


Je suppose que tu es actuellent du côté de Piana à passer du bon temps...... Nous on finit une semaine consacrée aux petits enfants à naviguer entre Narbonne, Perpignan et Carcassonne.


A bientôt pour l'anniversaire d'un illustre ancien et le prétexte d'un nouveau billet.


Pilou se joint à moi. Merci, bises et à bientôt


Daniel


 


 


 


 


 



daniel 09/02/2010 09:59


Merci Fanfan de ta vigilance... mais tu es bien un vrai sora. Correction faite.

Si tu as l'occasion de lire le livre d'Ahmadou Kourouma 'En attendant le vote des bêtes sauvage" un pamphlet contre les despotes africain et notamment celui du togo Eyadéma (le père... en attendant
que le fils fasse ses preuves )...lis le c'est jubilatoire, le tout raconté en veillée par son sora. Notamment le passage initiatique chez tous les autres dictateurs pour apprendre à être un bon
dictateur.
J'en ai fait un billetdaté du 7 mars 2009.
A bientôt. Daniel


Félix PROST dit Fanfan de dax 09/02/2010 09:08


Cher Daniel. C'est trop d'honneur que tu me fais là. Non pour la suite de phrases écrites selon l'humeur. Mais pour ce ''Sora'' qui semble être un chantre mistérieux et secret.
Par contre, l'ami (les amis, d'ailleurs,puisqu'ils sont deux) dont j'ai relevé les citations dans ''paroles d'anciens''sont encore bien vivants! Te serait-il possible de rectifier cette erreur.
Merci. Fidèle amitié. Fanfan.