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Trop poli-etc....Allez, un p’tit dernier pour déroute….

2 Avril 2014 , Rédigé par niduab Publié dans #trop poli-tique

Il est vrai que j’ai fait beaucoup de billets politiques en mars, trop sans doute ! J’ai maintenant hâte de revenir à mes rubriques généralistes mais il serait peu convenable que je n’en fasse pas un dernier, en guise de conclusion.

Ptn ! 155 villes de plus de 10.000 habitants perdues pour la gauche !

Limoges à gauche depuis plus d’un siècle qui passe à droite ! Ca c’est vraiment le symbole d’un super coup de pied au cul. Ceci dit les Limougeauds avaient peut-être envie d’ouvrir les fenêtres, d’aérer la maison de la démocratie.

Cette déroute générale atténue un peu l’énorme déception niortaise. Ce constat de victoire de la droite, peut-être accentué par l’abstention d’une partie de l’électorat de gauche, mais qui traduit surtout une poussée incontestable de la droite dans notre pays, laisse à penser que Niort, comme Limoges et de trop nombreuses villes, devait être gagnée par la droite. Disons simplement que si tous les éléments négatifs que j’ai listés dans un précédent billet, dont la trahison d’anciens ex-socialistes, n’avaient pas eu lieu, nous n’aurions pas connu l’humiliation d’une défaite cinglante dès le premier tour. Gifle monumentale terriblement injuste au regard du travail fait pendant les six dernières années.

C’est bien un séisme national et le premier responsable est François Hollande et son incapacité à assumer concrètement la ligne social-démocrate-libérale. Il avait laissé entrevoir quelques espoirs en janvier mais, peut-être paralysé par les échéances électorales de fin mars et fin mai, rien ne bougeait. Il faut dire qu’il n’était guère aidé par son Premier ministre qui n’est jamais parvenu à s’imposer. La faute à un manque de charisme, à une personnalité trop semblable à celle du chef de l’Etat.

J’ai pourtant été surpris de trouver dans le journal « Les Echos » peu suspect de gauchisme une analyse relativement respectueuse de Jean Marc Ayrault. « Non pas qu’il ait démérité, loin s’en faut. L’ancien maire de Nantes, qui s’est heurté à la pesanteur de l’administration, peut même se targuer d’avoir été plus allant que François Hollande dans les réformes. Et d’avoir toujours défendu cette ligne que le chef de l’Etat a mis tant de temps à assumer. P.A. Furbury». Moi je suis plus sévère, plus critique et je l’étais dès le printemps 2012 lorsque les premières rumeurs mentionnaient son nom comme probable chef de gouvernement.

On pourrait presque dire que, pour une fois, Hollande prend un risque, en choisissant Manuel Valls comme nouveau Premier ministre. D’abord le risque de mécontenter les vieux archaïques du PS (il ya aussi des jeunes archaïques). Le risque d’une forme de cohabitation entre deux personnages qui n’ont pas le même caractère et le même rythme, bien qu’ils soient très proches dans la nécessité d’accepter le monde d’aujourd’hui tel qu’il est dans la mondialisation et la guerre économique que se livrent les nations. Notons juste que Hollande est un européen convaincu à l’instar de son père spirituel Jacques Delors, alors que Manuel Valls le catalan, est certes un européen mais plus réservé, ce qui explique aussi pourquoi il veut avoir dans son gouvernement des gens comme Montebourg et Hamon.

Inutile sans doute de préciser que j’approuve pleinement le choix de Manuel Valls, un républicain patriote un homme d’ordre, efficace, dynamique qui a pour références historiques des figures comme Clémenceau et Mendes France et qui a travaillé à Matignon auprès de Rocard et surtout Jospin.

 

On vient d’annoncer la composition du nouveau gouvernement : un équilibre imparfait entre des proches de Hollande et ceux de Valls, une sorte de synthèse ; mot qui à lui seul marque pour moi une petite déception (Manuel il y en a marre de la synthèse sauce hollandaise, bouscules-le un peu !).

Je ne vais pas trop m’attarder, à chaud, sur cette composition mais disons que dans l’ensemble ça tient la route avec une équipe réduite assurant parité, compétence, expérience.

Bien sûr je regrette le départ de Vincent Peillon qui a eu le courage de lancer une grande et  nécessaire réforme, mais je suis content de voir que c’est Benoit Hamon qui lui succède. Je les ai bien connus tous les deux au temps du NPS et je sais leur complicité, leur complémentarité, leur amitié et je pense que le puncheur Hamon saura lever les quelques blocages avec le corps enseignant que Peillon le théoricien n’a pu éviter. L’essentiel étant que cette belle et ambitieuse réforme aboutisse et n’en déplaise aux conservateurs de tous bords, enseignants, parents, élus locaux. Hamon confiait il y a quelques semaines que « Peillon  a quand même un gros bilan, bonne chance à celui qui lui succédera.». Alors au boulot Benoit ! 

Un grand ministère de l’économie et de l’industrie pour Arnaud Montebourg, comme cela se fait dans d’autres pays européens, dont l'Allemagne, est une excellente idée et Michel Sapin qui tient les cordons de la bourse au ministère des finances, ce qui ne veut pas dire que cela doit forcément conduire à des problèmes relationnels sauf si Hollande ne fixe pas clairement le cap et là c’est à Manuel Valls d’y veiller puisque c’est manifestement lui qui a œuvré en faveur de Montebourg. C’est sans doute là que se jouera la crédibilité et les chances de réussite de ce gouvernement. Une situation assez complexe mais dans une équipe réduite les couacs devraient être plus facile à éviter.

Je suis aussi particulièrement heureux que Marylise Lebranchu conserve son portefeuille et que George Pau-Langevin obtienne celui des outre-mer.

L’expérience de Laurent Fabius aux affaires étrangères, la compétence de Jean-Yves LeDrian à la Défense et de Marisol Tourraine aux affaires sociales allaient de soi.

Pour tous les autres postes ministériels je n’ai guère de commentaires à faire : ceux qui ont conservé leur poste le méritent et ceux qui changent comme Bernard Cazeneuve, furent particulièrement appréciés. Je n’aurai rien à dire sauf peut-être pour ce qui concerne Christiane Taubira qu’on n’aurait pas du laisser à la justice.

 

Et puis il y a Ségolène : Je reconnais qu’il y avait certainement la nécessité de la faire entrer dans le gouvernement ; elle conserve une aura indiscutable dans les milieux populaires et ce n’est donc pas un luxe que de l’avoir sur la photo, sans compter que dans le domaine de l’écologie et du développement durable elle a quelques compétences et du savoir faire n'importe quoi.

Mais moi, et j’ai honte de l’avouer, j’ai beaucoup de mal à la supporter et ce n’est pas la petite phrase qu’elle a balancée à la télévision le soir du premier tour à l’annonce de la victoire de la droite à Niort qui me fera changer d’avis à son sujet. « La ville de Niort n’a pas basculé à droite dimanche soir. C’est la victoire d’une liste de rassemblement sur une liste de divisions et de cumul des mandats.»

Une liste de   rassemblement avec un maire UDI, un 1er adjoint UMP, une 2ème adjointe UMP, un 3ème adjoint sans étiquette (ex maire socialiste) une 4ème adjointe divers droite, idem pour le 5ème et une 6ème UMP, etc.… 

 Alors comment dire que la ville n’a pas basculé à droite ? Veut-elle faire ce type de rassemblement  l’an prochain pour sauver sa présidence de Région ? 

 

 Mais qu’on ne s’y trompe pas : j’ai pris mes distances avec le Parti Socialiste et ce n’est pas parce que j’accueille plutôt favorablement le gouvernement Valls que je vais me ré-encarter. Il n’en n’est pas question surtout après les propos de Ségo !

 

( A suivre)

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