Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

trop poli - etc... Zoom sur court : Passing en coup droit ou revers ?

21 Mars 2014 , Rédigé par niduab Publié dans #trop poli-tique

   

Ne me demandez pas pourquoi j’ai choisi ce titre pour ce dernier billet avant le 1er tour de l’élection municipale à Niort. Peut-être le découvrirez vous si vous lisez attentivement l’article que j’emprunte à la Nouvelle République, un article qui parut en fin de semaine dernière, en page nationale de l’édition du 14 mars sous le titre « Niort, pas à l’abri d’une surprise ». Un article qui, à la première lecture m’a quelque peu gêné, mais qui, ensuite, m’a semblé très intelligent et fort utile pour lutter contre l’abstention de l’électorat de gauche.

 

« En six ans, la socialiste Geneviève Gaillard a fait bouger comme jamais la capitale des mutuelles. Reste à savoir si les électeurs lui en feront crédit ou le lui reprocheront.

 La gauche peut-elle perdre Niort ? Le chef-lieu des Deux-Sèvres ne figure pas sur la carte dressée par les médias parisiens des villes susceptibles de basculer. Mais une surprise n'est pas à exclure. Geneviève Gaillard (PS), 66 ans, élue pour la première fois en 2008, brigue un second et dernier mandat. Son principal challenger : Jérôme Baloge, 40 ans, qui depuis six ans au sein de l'opposition mène une charge permanente tambour battant.

La gauche gouverne la capitale des mutuelles d'assurance depuis près de soixante ans. Scrutin après scrutin, elle bénéficie d'un rapport de force de 60-40 en sa faveur. Et pourtant, rien n'est gagné pour elle. Parce que le PS est en très petite forme au plan national. Parce que contrairement aux habitudes, écologistes et communistes font bande à part au premier tour. Et les négociations d'après le premier tour ne s'annoncent pas si faciles entre le PS et le Front de gauche, même si celui-ci, ces six dernières années, a contrôlé des portefeuilles clés au sein de l'exécutif municipal (urbanisme, social, culture).

La maire sortante peut se targuer d'avoir fait bouger la ville. Une modernisation spectaculaire d'un centre-ville depuis si longtemps vétuste. Un vrai souffle en faveur de la culture. Une politique sociale et écologique volontariste. Mais ce grand coup de neuf, les électeurs l'inscriront-ils à son crédit ou à son débit ? La piétonnisation a pu désarçonner un certain électorat de gauche traditionnel. Et la personnalité très clivante de Geneviève Gaillard, adepte de la « gauche décomplexée », peut jouer en sa défaveur.

Face à elle, Jérôme Baloge, membre du Parti radical de Jean-Louis Borloo. Il a le soutien de l'UMP, mais depuis le début de sa campagne, il cherche à se débarrasser de l'étiquette « candidat de droite ». Pour cela, il a abattu une carte qu'il juge maîtresse : l'ancien maire et ancien socialiste Alain Baudin, battu par Geneviève Gaillard en 2008, numéro trois sur sa liste. Alain Baudin, qui prend une part très active et visible dans la campagne de Jérôme Baloge, captera-t-il des voix de gauche ou fera-t-il renâcler l'électorat de droite ? C'est aussi l'une des clés du scrutin. Pendant ce temps-là, le FN, présent pour la première fois depuis longtemps, se tient en embuscade.

Yves Revert

 

Il faut bien avouer que cette élection municipale risque d’être la plus difficile des 25 dernières années et ce, malgré un bilan exceptionnel.

Avec la conjoncture nationale, le risque d’abstention de l’électorat populaire et un possible vote sanction, ça craint.

Avec, pour la première fois depuis des décennies l’équipe municipale qui repart à la bataille politique sans union au 1er tour, ça craint.  

Avec une bagarre interne au PS tout au long de l’année 2013, une réconciliation tardive qui laisse des traces, ça craint.

Avec des revanchards ex-socialistes, dont le maire de la ville entre 2002 et 2008, qui font allégeance à la droite UMP-UDI, pour retrouver un ou deux fauteuils et des strapontins, ça craint.

Avec cette liste de droite ramasse tout et son contraire qui, par démagogie, promet de nombreux services gratuits dont les parkings, les bus etc…. et tout ça sans augmenter les impôts ça craint.

 

Après avoir beaucoup analysé, trituré, mouliné sur la base d’une réflexion d’un optimisme très contenu, du genre ‘’ce n’est pas possible qu’une telle et belle transformation de la ville ne soit pas gratifiante, malgré la conjoncture nationale‘’ je me dis que ce n’est pas pensable que Niort passe à droite……..

 

Mais avec aussi une telle métamorphose  en six ans d'une ville de province conservatrice, même si elle a, depuis longtemps, le coeur à gauche..... ça craint.

 

Finalement l’excellent article du journaliste Yves Revert (*) reflète bien cette incertitude, cette inquiètude. 

 

(A suivre bien sûr…..Rendez vous pour le prochain billet lundi 24 mars)

 

(*) Ce qui explique le titre du billet même si c’est, un peu tiré par les cheveux.

 

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article