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Trop poli-tique..... Mais qui, donc, était le troisième de la délégation ?....

30 Septembre 2013 , Rédigé par niduab Publié dans #trop poli-tique

   Non, ce billet n'a rien à voir avec la délégation qui fut ''invitée" à se rendre à Solferino il y une dizaine de jours pour essayer de régler (je n'ose pas écrire à l'amiable) en bonne intelligence l'embrouillamini qui règne au sein du Parti Socialiste Niortais. Non rien à voir...... encore que !

  Non je veux parler d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître et même que d'autres plus âgés semblent ne pas se rappeler, à savoir l'élection municipale à Niort de 1995.

  Petit rappel très succinct : Le maire de Niort, Bernard Bellec, qui avait souhaité devenir député, constatant que pour pouvoir bien faire avancer les dossiers concernant sa ville, le cumul de mandats, Maire-Député, était un atout essentiel, se présenta en 1993.... Mauvaise pioche car, pour ce qui, en d'autres temps, n'eut été qu'une formalité, en période de crise politico-économique majeure, cela a tourné au cauchemar : comme beaucoup de candidats socialistes, il fut battu sur la circonscription, mais lui en plus fut, aussi, rejeté dans sa ville.

Certains de ses adjoints, et pas des moindres, ont alors considéré que sa réélection pour les municipales de 1995 était très compromise ; ils firent appel à la bonne voisine, la sémillante Ségolène Royal, secrétaire d'Etat de gouvernement Bérégovoy, dernier gouvernement de gauche de l'ère Mitterrand. Ségolène, bonne âme, accepta la mission entraînant la plus grave, à ce jour, des nombreuses guerres fratricides au sein de la famille socialiste niortaise. Pour en savoir plus sur ce scrutin de 1995, se reporter au billet ''Royal Câlin''

  Pour essayer de trouver une solution, le bureau national du PS avait envoyé une délégation de juges de paix à Niort pour essayer de recoller les morceaux ; cette visite de conciliation eut lieu le 28 octobre 1994.

 

Automne-hiver-2013 0001

C’est bien évidemment la venue de Claude Bartolone à Niort en fin de semaine dernière qui m’a rappelé cet épisode. J’étais, alors membre de la commission administrative de la section et à ce titre j’avais participé aux débats.

J’ai évoqué ce souvenir avec le Président de l’Assemblée nationale ; il se rappelait comme moi que dans la délégation parisienne il y avait Daniel Vaillant qui fut le ministre de l’Intérieur dans le gouvernement Jospin mais il ne se rappelait pas  pour ce qui concerne le troisième personnage. Moi je penchais pour Manuel Valls mais j’hésitais. J’appelais à la rescousse Gérard Zabatta, qui était aussi présent ce jour-là. Lui pensait que c’était Jean Pierre Bell. En entendant le nom de l’actuel Président du Sénat, Claude Bartolone éclata de rire en disant : « Il ne faut pas que ça se sache à Solferino car sinon tous les secrétaires nationaux vont être volontaires pour venir essayer de régler les litiges niortais, si ça peut déboucher quelques années plus tard sur une présidence de l’Assemblée ou du Sénat »

Et puis j’ai pensé à mes agendas essentiellement professionnels que je conserve comme des reliques. Je savais que cette réunion s’était tenue fin 1994 avant le Congrès de Liévin et j’ai vite retrouvé la date et les informations.

J’avais noté : Vaillant, Bartolone, Valls et ……. (Quelques points de suspension) Finalement étaient-ils 3 ou 4 ? Gérard et moi, avions nous raison tous les deux ?

Et si nous avions rencontré deux premiers flics de France et deux futurs présidents de parlements? Ca serait énorme, un vrai scoop ! Vive le ‘’folklore socialiste niortais’’ selon la formule qu’aurait retenue François Hollande.

Je me suis, aussi, rappelé que je faisais à cette époque pas mal d’enregistrements des informations régionales de FR3. J’ai retrouvé la cassette en question. Quand je l’ai mis dans mon magnétoscope, la bande a cassé. Il a fallu passer pas mal de temps pour la ressortir, défroisser la bande, et la réparer en la recollant. Lors de la seconde tentative, il n’y a pas eu d’incident et je suis arrivé à la scène d’accueil de la  délégation au siège départemental du PS. On reconnait clairement Bartolone, Vaillant et un petit jeune qui est….. Valls. Et ils ne sont que trois ! Match gagné 2 à 1 par les futurs ministres de l’Intérieur. Que Christophe Borgel se le dise s’il devait venir à Niort pour régler le problème.

 

Pour finir ce billet de façon plus sérieuse je reprends un article d’Yves Revert dans la Nouvelle République de samedi 28 septembre :

« Bartolone appelle le PS niortais à arrêter la casse :

« ‘’Le PS a pris la bonne décision en suspendant la procédure de désignation des candidats aux municipales de Niort comme dans tous les autres villes concernées’’ a déclaré hier matin Claude Bartolone lors d’un point presse improvisé alors qu’il visitait le centre-ville.

Le président de l’assemblée nationale était depuis la veille à Niort. Jeudi soir il a tenu une réunion publique destinée aux militants. Quatrième personnage de l’Etat débarquait en pleine foire d’empoignes chez les socialistes à six mois des municipales.

Le scénario ne l’étonne guère : la dernière fois qu’il était venu à Niort c’était en 1994, il était alors le secrétaire national du PS aux élections, et il venait pour tenter de démêler une énième embrouille au sein du PS niortais à l’approche des municipales. Bartolone n’est pas venu ici pour éteindre l’incendie. Sa visite est une visite parmi d’autres : il effectue actuellement un déplacement tous les quinze jours en France pour prendre le pouls du terrain.

Mais la venue d’une éminence socialiste d’une telle envergure est évidemment un atout pour Geneviève Gaillard. Hier, entre le clou-Bouchet, les jardins de la Brèche, le centre-ville piéton, la visite pris des allures de bilan promotionnel pour l’élue sortante. Choisir de venir à Niort, n’est-ce pas une façon de saluer le travail accompli ? « Il y a de ça c’est vrai » déclare Claude Bartolone quand on l’interroge. Mais ce dernier se garde bien de monter sur le ring local : « Je ne suis pas venu m’immiscer dans le choix des candidats locaux. On dénonce souvent le jacobinisme : je souhaite qu’une solution soit trouvée au niveau local. Et avant de venir, j’ai souhaité avoir l’accord de toutes les parties en présence. Si je n’avais pas eu leur assentiment, je ne serais pas venu. Ma fonction aujourd’hui doit me mettre dans la position de rassembleur.’’.

C’est d’ailleurs un avertissement qu’a lancé Claude Bartolone aux socialistes locaux : ‘’ Faites attention aux propos que vous pouvez tenir les uns sur les autres, ça laisse des traces. Ayez en tête l’image que ça donne à la population : surtout en période de crise, on a une responsabilité particulière.’’ De quoi faire retomber la pression dans le réacteur du PS en nette surchauffe depuis une semaine ?»

 

http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2013/09/27/VIDEO.-Claude-Bartolone-visite-le-centre-ville-de-Niort-1629192 

 

(A suivre)

 

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