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Trop poli-tique.... Sans guère d'émotion, ou si peu......

23 Octobre 2012 , Rédigé par niduab Publié dans #trop poli-tique

 Sans guerre des motions il est possible que le prochain congrès socialiste soit un peu fade. De plus, la désignation du premier secrétaire ayant eu lieu avant, il y a peu de chance que ça se termine, une nouvelle fois, en foire d’empoigne et c’est peut-être dommage (Avertissement : humour), car c’est quand même plus marrant quand ça bastonne un  peu ….. mais il faut bien se faire une raison, cette fois on n’aura pas droit aux traditionnelles luttes fratricides qui sont un luxe de parti d’opposition. Maintenant que nous sommes au pouvoir (Pourquoi dis-je ‘’nous’’ ? Moi je n’y suis pas !) il faut être avant tout responsable. C’est déjà suffisamment difficile comme ça !

 Tout finira donc par une probable synthèse générale typiquement hollandaise : un congrès pour rien, en quelque sorte mais pouvait-il en être autrement ?  Mais alors si c'était prévisible pourquoi avoir prévu ce congrès à Toulouse, la ville où même les mémés aiment la castagne. C'est frustrant ! 

 Pour être franc je n’ai rien lu mais j’ai voté, par raison, pour la motion 1 et pour le ‘’dream way’’ nommé Désir. (Je suis en train de réviser mon anglais pour un prochain voyage).

Je n’irai pas faire du tourisme dans la ville rose, mais je suis toulousain de cœur et j’y vais très souvent et régulièrement et je suis un supporter inconditionnel du Stade Toulousain.  

 ww.youtube.com/watch?v=ZI2uZPV4fEo

 Je n’irais donc pas à Toulouse pour le congrès pas plus que je n’étais d’ailleurs allé à Reims il y a 3 ans, ce que j’ai d’ailleurs regretté car ce fut, semble-t-il, un congrès savoureux. 

J’ai fait mon temps, et maintenant place aux jeunes ; j’ai suffisamment donné, n’ayant loupé aucun congrès de 1992 à 2006 : Bordeaux, Le Bourget, Liévin, Brest, Grenoble, Dijon, Le Mans…. Et pour la plupart de façon assez active, parfois tendue, même avec de très stimulants rapports de forces entre bons camarades ! 

  J’ai classé ce billet dans la rubrique « trop poli-tique » parce que j’y parle un peu de politique, de façon plus ou moins caustique mais pas seulement …… encore que ! …

  Je change de sujet : Mardi dernier je suis allé voir mon oncle Didi en région parisienne. J’ai eu le plaisir de me replonger, de me ressourcer dans ce merveilleux monde des transports publics franciliens que j’ai fui il y a plus de quarante ans : un métro coincé une quinzaine de minutes entre deux stations pour cause d’incident (banal), l’autobus qui arrive avec vingt minutes de retard par rapport à l’horaire affiché (mauvaise pioche pour moi qui aurais pu faire le trajet à pied en trente minutes), mais le pire est incontestablement le RER en grande banlieue : l’enfer le purgatoire (j’ai toujours tendance à exagérer), le purgatoire donc (mais dans le fond je ne suis pas sûr que ça soit pas plus grave que l’enfer), le purgatoire ou l’enfer (on s’en fout après tout) non pas à cause de la pauvreté, voire de la misère sociale et non plus pour cause de mixité, (bien au contraire c’est sympa quand les gens se tiennent bien) mais uniquement à cause des téléphones portables. Dans une rame où s’étaient casés environ soixante passagers, il y avait au moins une douzaine de personnes (je voulais écrire individus, mais il y avait la parité) scotchées, en continu, à leur téléphone, tous tchatchant, à celui qui parlait le plus fort ….. Lecteurs n’y voyez aucun racisme (je suis un africain de cœur enfin africain-niorto-toulousain-guyanais-etc-etc-etc...) mais pour le coup c’était la tour de Babel…. Et là, il n’y a plus qu’à prendre son mal en patience et à la jouer cool…. En attendant d’arriver en gare salvatrice.

  Je dois donner des nouvelles de mon oncle Didi que j’ai trouvé en moyenne forme, certes fatigué mais pas si mal pour quelqu’un qui sortait de l’hosto. Il a toujours un bon coup de fourchette et d’ailleurs on mange très bien dans son foyer de retraite. Il était très content de me voir mais aussi de ce que je lui avais appris : à savoir qu’un expert comme Jean Paul se soit intéressé à son travail, sa sculpture qui a conduit à la réalisation de la célèbre affiche de « Play Time » de Jacques Tati. Jean Paul le collectionneur expert aimerait pouvoir le rencontrer et c’était la seconde raison de ma venue. Je voulais voir mon oncle avant et juger s’il était en mesure de recevoir quelqu’un qu’il ne connaissait pas. Nous avions convenu que si j’estimais cette rencontre possible, j’appellerais Jean Paul qui viendrait alors faire une rapide visite dans l’après-midi. Didi, fier de cette reconnaissance, ne disait pas non, mais je sentais bien que le stress montait en lui : « Qu’est ce que je vais lui dire à cet homme !.... Je n’entends pas bien j’ai perdu mon appareil auditif à l’hôpital….. Je ne sais pas ce qu’est devenue cette sculpture après le film, je crois qu’on l’avait encore mis dans les décors lors du tournage d’Oscar…. ». (Oscar le film de Molinaro avec De Funes sorti comme Play Time fin 1967).

 A 14 H j’appelai Jean Paul pour lui dire que cette visite me semblait un peu prématurée mais c’est lui qui, suite à un contre temps, s’excusait le premier de ne pouvoir venir. Nous avons reporté la rencontre à une date ultérieure, sans doute courant 1er trimestre 2013. Didi en fut, finalement, bien soulagé tout en disant espérer que cette rencontre puisse avoir lieu un jour ….. A suivre.

  Samedi dernier se tenait le congrès fédéral du PS…. Je ne sais pas trop pourquoi j’y suis allé…. enfin si je le sais un peu.

 Les congrès socialistes sont généralement la première phase de combats à venir surtout quand on n’est pas très éloigné d’échéances locales importantes et notamment les municipales.

 Je fais un petit retour en arrière de 18 ans : en 1994, un an avant les municipales se tenait un congrès post-défaite aux législatives de 1993, où le maire socialiste de Niort, Bernard Bellec, avait été le candidat malheureux. Nombreux furent les socialistes niortais qui estimaient alors comme très probable sa future défaite aux municipales à venir. Ils allèrent demander à Ségolène, députée de la circonscription voisine de se présenter aux municipales pour éviter que la capitale des mutuelles et de l’économie solidaire ne passe à droite. Le rapport de forces dans la section niortaise était incertain il devint même critique lorsque que quelques énergumènes dont j’étais l’animateur, s’entichèrent d’une petite motion dirigée par un jeune inconnu Vincent Peillon. Le maire de Niort dont je n’étais pas spécialement fan, fit la démonstration de son intelligence politique en rejoignant avec ses fidèles, ses troupes cette motion, dont il n’avait, probablement, rien à cirer, mais ainsi sauvait-il sa majorité de section, conservait un minimum de présence en direction fédérale et même au niveau national, car en apportant à cette motion le deuxième meilleur résultat départemental de France, mon copain Gérard et moi, nous obtenions une petite place dans les instances nationales (la commission des conflits pour ce qui me concerne dont je fus membre pendant 9 ans) ce qui nous permit, ainsi, d’effectuer quelques opérations de lobbying en faveur du maire en place.

Je reste aujourd’hui convaincu que par ce choix et cette intelligence tactique, Bernard Bellec a sauvé dès novembre 1994 son poste de maire ce que confirmèrent les élections de juin 1995 qu'il remporta en battant, en dissidence, dans le cadre d’une triangulaire la liste de Ségolène Royal et celle de droite.

 L’histoire ayant l’habitude de se répéter sur Niort, il y eut encore en 2008 deux listes socialistes qui s’opposaient et je ne comprends pas bien que l’équipe en place n’ait pas été cette fois-ci plus vigilante.

 Première erreur : les élus socialistes de la mairie de Niort ont soutenu en ordre dispersé, les uns la motion 1 choisie par l’ensemble des membres du gouvernement, les autres la motion 4 conduite par Stéphan Hessel mais surtout écrite par Pierre Larrouturou quelqu’un que j’aime bien, avec quelques réserves (notamment sur les 32 heures) et auquel j’ai déjà consacré un billet, et qui a lancé le club de réflexion ‘’Roosevelt’’.

 Une telle dispersion est le plus souvent un handicap pour espérer peser dans la direction fédérale mais fait surtout courir un grand risque pour la direction de la section. Il ne doit pas y avoir, en France, beaucoup de villes dirigées par un maire socialiste qui ont une section locale qui ne soit pas très majoritairement fidèle à l'équipe municipale.

Les résultats du vote des motions furent dans le département  guère différents de ceux du national mais on note quand même un bien meilleur score de la motion 4 (+ 7%) au détriment de la motion 1 ; une valorisation pour l'essentiel, obtenue dans la section de Niort. J'ai lu ici ou là, dans des journaux nationaux, que cette motion 4 aurait reçu un soutien massif des anciens royalistes et bien il ne semble pas que ce fut vraiment le cas dans les Deux-Sèvres.

 Deuxième erreur et qui plus est, aggravante : je découvris samedi matin en lisant la presse que Pierre-Yves le secrétaire de section allait présenter sa candidature pour le poste de 1er fédéral avec le soutien affiché d’un conseiller général.

 Pierre-Yves combien de divisions ? Rien, ou presque ! il n’avait pratiquement aucun délégué niortais motion 1(son choix) pour le soutenir ; presque tous les cartons de délégué, revenant à la section de Niort, avaient été très rapidement accaparés par des militants plutôt proches de Rodolphe le secrétaire fédéral qui, de toute façon avec un bilan globalement positif, (mais aussi quelques actions personnelles et quelques déclarations à la presse très critiquables) et un talent de manœuvrier remarquable, aurait été bien difficile à battre. Alors monter à l’assaut la fleur au fusil, il fallait être un tantinet naïf, mon cher Pierre-Yves.

 C’est un peu pour ça que je me suis décidé à faire le déplacement à Celles sur Belle, pour assister et observer les conditions d’un échec annoncé mais aussi pour veiller à ce que les règles statutaires soient respectées. Pierre-Yves dut accepter un vote au sein de la motion 1 qu’il avait soutenue et fut sans surprise balayé. La naïveté n’est pas de mise en politique même entre bons camarades. 

 Il y aura quand même un candidat contre Rodolphe, ce sera un représentant de la motion 3 qui ne pèse qu’un petit 14%. Ce qui m’a fait vraiment râler c’est que la motion 4, arrivée en seconde position avec 19%, ne présente personne, ce qui va arithmétiquement gonfler les scores des deux candidats en lice et l’abstention. La démocratie nécessite d’aller jusqu’au bout d’une démarche. Ce n’est pas grave de perdre une bataille, si on a des convictions, des messages à faire passer. C’est ce que j’ai fait en mon temps en étant deux fois candidat pour ce poste, à chaque fois battu très honorablement dont une fois contre Ségolène.

  La suite se déroulera le 15 novembre avec les votes pour désigner le premier fédéral (sans suspense) et les secrétaires de section. Un scrutin de très grande importance pour Niort. J’espère que les élus socialistes et tous les militants qui sont fiers du très bon travail réalisé depuis quatre ans par l’équipe municipale sauront veiller au grain.

Je vais aussi reprendre un peu de service, mais distancier. Comme je l’ai dit, de façon humoristique bien comprise par tout le monde j’espère, (M. Coudroit, ce n’est pas la peine de me faire l’honneur de votre canard) j’aime bien la castagne aussi ai-je proposé mes services et mon expérience pour la commission fédérale des conflits. Une sorte de vieux sage, genre Vidocq…… (Non pas d’accord ! Ce n’est pas moi ça ! Je ne suis jamais passé par la case prison pas même une exclusion.)   

 

 

 (A suivre)

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