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Voyage jusqu'à...... Amboseli.... Safari Photos...

11 Avril 2010 , Rédigé par daniel Publié dans #voyages

Jambo,  

   Pour le quatrième jour de notre périple Kenyan, nous voilà à Amboseli au pied du Kilimandjaro et là encore j’ai une pensée pour Ernest Hemingway, Erny comme je l’appelle en me rappelant que c’est aussi mon troisième prénom, héritage de mon grand-père maternel ; un prénom vieillot qui, enfant, me désespérait mais que j’ai appris à aimer en découvrant, ado, les bouquins d’Erny.

 « Les neiges du Kilimandjaro » est une nouvelle relativement courte (23 pages) publiée en 1936 dans un recueil de 4 nouvelles dont « L’heure triomphale de Francis Macomber » dont le thème est encore un safari kenyan et dont on fit, aussi, un film avec Grégory Peck. Pour « The Macomber affair » sorti en 1947 de Zordan Horda, mais inédit en France, il y a aussi Robert Preston et Joan Bennet et pour « The snows of Kilimandjaro », plus connu et réalisé par Henry King, sorti en 1952 on retrouve auprès de Grégory Peck, Ava Gardner et Susan Hayward. (A noter qu’Hemingway fut particulièrement apprécié par Hollywood puisque que c’est au moins une douzaine de films qui furent adaptés de ses nouvelles ou romans et qui firent le bonheur et la gloire de Peck, Bogart, Garfield, Lancaster, Cooper et autres Marvin, Tracy ou Newman…. Mais cela est une autre histoire qui fera vraisemblablement l’objet d’un prochain billet ciné-cure.) 

 Cette nouvelle est l’histoire d’un écrivain qui est parti, avec son épouse, en safari dans une réserve située au pied du Kilimandjaro. Blessé lors d’un accident de chasse, il voit la gangrène l’envahir et il est persuadé qu’il va mourir dans ce lieu exceptionnel…

« C’est en Afrique qu’il avait été le plus heureux, pendant la bonne époque de sa vie, alors il était revenu pour tout recommencer.... Ils s’étaient lancés dans ce safari avec un confort minimum. Sans privation mais sans luxe et il avait cru qu’il pourrait de cette façon se remettre en forme. Que d’une certaine façon il pourrait éliminer la graisse de son âme….. et il avait éprouvé l’illusion que sa volonté de travail reprenait des forces… Or si c’était la fin, et il savait que ça l’était, il ne fallait pas qu’il devint comme le serpent qui se mord la queue parce qu’il les reins cassés… »

….Il s’ensuit aussi une rétrospection du couple et des souvenirs qui éloignent du Kenya…. Et puis un avion atterrit enfin pour rapatrier l’écrivain vers l’hôpital où il pourra être soigné, sauvé sans doute…… mais le sort en décide autrement et l’avion pris dans une tempête s’écrase sur le Kilimandjaro. … Je dois avouer que je n’ai découvert que tardivement que la chanson de Pascal Danel faisait référence à cette nouvelle ou au film :

« Il n'ira pas beaucoup plus loin

La nuit viendra bientôt

Il voit là-bas dans le lointain

Les neiges du Kilimandjaro… »

 Une chanson de mes 20 ans qui faisait, à l’époque, comme la plage romantique, plus chanson de hit-parade ou surprise-partie que chanson à thème. Je suis passé à côté.

Le Kilimandjaro culmine au mont Kibo à 5895 m. Son nom masaï est « Ngaje Ngai », la Maison de Dieu. En fait il est situé en Tanzanie et non au Kenya mais il est reconnu que c’est sa face nord qui permet de faire les photos les plus spectaculaires et donc d’Amboseli au Kenya…. Et encore très tôt le matin car, le plus souvent, dès la fin de matinée et jusqu’à la tombée de la nuit son sommet est dans les nuages : nous étions très déçus en arrivant, mais mon expérience de la Soufrière et de la Fournaise me laissait quelque espoir que demain soit un autre jour.. et ce fut le cas :

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 «…..L’avion vira mugissant, cahotant sur la bande de terrain entre les feux, et dans une dernière secousse s’éleva et il les vit tous en bas, le camp à flanc de colline qui allait s’aplatissant, la plaine se déployant au loin, les bouquets d’arbres et la brousse qui se plaquait au sol, les pistes de gibier qui menaient aux trous d’eau. Les zèbres, petits dos ronds maintenant, et les gnous, tâches à grosses têtes qui semblaient grimper alors qu’ils déplaçaient à travers la plaine en longues files. »

   « Ensuite ils se trouvèrent au-dessus des montagnes avec de brusques abîmes de forêts dressant le vert de leurs cimes…… ensuite ils eurent des montagnes sombres devant eux…. Et alors au lieu d’aller vers Arusha, ils tournèrent à gauche…. Et en regardant en bas il vit un nuage d’un rose tamisé se déplaçant au dessus du sol…. Ils commencèrent à prendre de l’altitude en direction de l’est, semblait-il ; après quoi, cela s’obscurcit et ils se trouvèrent en pleine tempête, la pluie tellement drue qu’on eût cru voler à travers une cascade et puis, ils en sortirent …… »

 « ……et là devant eux, tout ce qu’ils pouvaient voir, vaste comme le monde, immense, haut et incroyablement blanc dans le soleil, c’’était le sommet carré du Kilimandjaro. 

.....Et alors il comprit que c’était là qu’il allait……  »

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Amboseli était une réserve depuis 1947 et c’est là qu’Hemingway fut promu gardien en 1953, chargé de protéger les populations masaïs et kambas pendant la révolte Mau-Mau, selon son récit « La vérité à la lumière de l’aube ». Amboseli devint parc national en 1974. Il s’étend seulement sur 400 km2et est occupé pour 1/3 de cette surface par un lac, ex-coulée de lave du Kilimandjaro, qui ne se remplit chaque année qu’au début de la saison des pluies.

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 Comme à Masaï Mara nous fûmes gâtés en approchant des éléphants, des lions, et en observant de loin toutes sortes d’antilopes…..sans doute moins nombreuses ; par contre le site semble mieux adapté à l’observation des oiseaux.

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«… Puis l’ombre de l’éléphant les recouvrit et il passa tout près sans faire le moindre bruit et ils sentirent son odeur portée par la brise qui descendait de la montagne. Il avait une odeur forte mais vieille et âcre, et lorsqu’il fut passé David vit que la défense gauche était si longue qu’elle semblait toucher le sol….

.....David tenait à revoir le vieux mâle et ils le rattrapèrent à l’orée de la forêt. Il se dirigeait vers la montagne et maintenant avançait lentement face à la brise nocturne » Histoire africaine, Nouvelle de 1958. »   

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 «….Cela avait commencé la nuit précédente quand il s’était réveillé et avait entendu le lion rugir quelque part la haut le long du torrent. C’était un bruit profond, sourd, avec des espèces de grognements poussifs qui donnaient l’impression qu’il était là, à côté de la tente et… il eut peur….. allongé là, tout seul, il ne connaissait pas le proverbe somali qui dit qu’un brave a toujours peur trois fois d’un lion : quand il voit ses traces pour le première fois, quand il l’entend rugir pour la première fois et quand il se trouve face à face avec lui pour la première fois. « L’heure triomphale de Francis Macomber »

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 Dans le véhicule les débats devenaient très intéressants avec Marc, enseignant-retraité, chasseur de la baie de somme et jardinier à ses heures, qui connaissait tous les oiseaux et Pilou experte es botanique africaine.

 Moi le soir pendant les repas j'essayais de ramener ma fraise,ma mangue en parlant cinéma, des films qui ont été réalisés dans ces paysages ( Out africa, Chasseur blanc coeur noir, Africa Queen, Mocambo, Hatari) mais mes compagnons préféraient revenir à leurs sujets naturalistes.

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Lexique swahili

Pole pole = Doucement

 Hakuna Matata = Tout va bien 

 Habari gani = Comment allez vous

 Asante sana = Merci beaucoup

 Karibu = Soyez le bienvenu

 Tafadhali = S'il vous plait

 Jambo = Bonjour

 Bwana, mama = Monsieur, madame

 Matutu = Taxi

 Mulima = Montagne

 Mzuri = Bon

 Ndio, Hapana  = Oui, non

 Sasa = Maintenant

Kwaheri = Au revoir

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