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Saga africa..... Voyage à Sào Vicente, ile du Cap-Vert ....

18 Février 2014 , Rédigé par niduab Publié dans #saga africa

Nous sommes arrivés à l’aéroport Césaria Evora de Sao Vicente dimanche 9 février un peu avant midi. Les valises assez rapidement récupérées, nous étions parmi les premiers à nous présenter à une jeune personne qui réceptionnait et organisait la répartition des touristes entre les différents guides. Enfin quelque chose de bien organisée dans ce fichu voyage.

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Un voyage que nous avons retenu entre Noël et le jour de l’an :

Pourquoi le Cap Vert ? On avait déjà fait Madère et Ténérife et ça devait y ressembler un peu, avec à priori un peu moins d’infrastructures touristiques et des îles, anciennes colonies portugaises, plus proches de l’Afrique et donc plus authentiques et plus dans nos goûts….. et puis c’était le « petit pays » de Césaria Evora ce qui fut pour moi un élément important.

Pourquoi début février : Pour fuir un moment l’hiver et nous ressourcer en soleil ; et puis l’agenda du 1er semestre est déjà assez chargé en réceptions et obligations familiales…. Sans compter les élections municipales, il fallait donc que notre 1er voyage 2014, soit assez tôt en début d’année.

Ce voyage ne fut pas une sinécure : informations fournies une trentaine d’heures avant le départ d’où : Enregistrement à 3H du mat au terminal 3 de Roissy pour un décollage à 5H, et tout ce qui en découle,  annulation de l’hôtel, changement de train et une nuit d’attente très inconfortable avant de monter dans un avion A 320 low-cost polonais où personne de l’équipage ne parlait français ou même portugais. Pas de films vidéo, pas de ravitaillement en vol hormis quelques boissons et  sandwichs peu engageants et très chers….. Et puis une escale à Funchal où l’on devait ressortir les bagages et les faire réenregistrer avant de remonter dans le même avion !

Enfin nous étions accueillis à l’aéroport de Sao Vicente par un jeune homme de 28 ans très sympathique qui s’appelait Helder qui parlait un français impeccable, et par la majestueuse statue de Césaria Evora qui trônait devant la porte d’entrée-sortie de l’aéroport. Dans notre groupe nous n’étions que douze ce qui me semblait bien mais je fus vite refroidi par Helder qui nous annonçait que nous serions 26 et qu’il devait réceptionner les autres en fin d’après midi.

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Nous fîmes dans un petit car (et une camionnette accompagnatrice pour les bagages) les 15 km qui séparaient l’aéroport de Mindelo, la capitale de l’ile et le Mindel hôtel où nous devions passer nos deux premières nuits capverdiennes.

Un repas libre (c'est-à-dire non compris dans le forfait) et une après midi libre (c'est-à-dire à attendre que les chambres soient disponibles, vers 17 H, pour pouvoir prendre une douche et se changer). Pour passer le temps nous sommes quand même descendus vers le port, peu éloigné, pour découvrir le site et le moins que l’on puisse dire c’est que ça décoiffe : Sao Vicente est l’une des iles au vent et ce n’est par pour rien qu’on a donné ce nom à ce groupe d’iles.

J’aurai peut-être mieux fait de me renseigner avant de retenir ce voyage ! Quand mon coiffeur, quinze jours avant de partir, m’a dit que ça décoiffait, et il s’y connaissait le bougre, pour y être venu l’année précédente,…… mais c’était déjà trop tard car tout était réservé ; Il n’y avait plus qu’à y aller.

Du coup nous avons passé la plus grande partie de ce dimanche après-midi dans le salon de l’hôtel à lire notre guide « Le petit futé » ce que j’aurai du faire bien avant…..mais ne noircissons pas le tableau, car l’ile mérite bien les deux journées qu’on allait, touristiquement, y consacrer.

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 « Sào Vicente s’étale sur 227 km² avec une longueur d’est en ouest de 25 km et une largeur du nord au sud de 17 km. Environ 80 000 personnes y vivent dont plus de 50 000 à Mindelo, ce qui en fait la deuxième ile la plus peuplée des 9 iles habitées du Cap-Vert. C’est une des plus arides avec seulement 2% de terres cultivables. Dans l’ensemble elle est plate même si elle est dominée par trois massifs montagneux dont le plus élevé, le Monte Verde, culmine à 750 m. L’ile possède quelques volcans éteints signe d’un passé volcanique très intense. Le climat extrêmement  sec pose un problème d’approvisionnement d’eau partiellement résolu par l’installation d’une usine de dessalement de l’eau de mer.

 L'île fut découverte le jour de la Saint Vincent le 22 janvier 1462 par le navigateur portugais Diogo Afonso. Elle fut la dernière île de l'archipel à avoir été peuplée. Ce fut seulement en 1838  lorsque fut installé, dans la baie de Porto Grande, un dépôt de charbon  pour l'approvisionnement des bateaux sur la route de l'Atlantique, qu'une population commença à se fixer. La ville de Mindelo fut alors fondée. C’est avec l'expansion de la navigation à vapeur, dans la deuxième moitié du  XIXe  siècle que São Vincente connut un essor devenant une escale obligée au milieu de l’Atlantique pour ravitailler les navires en charbon. Au début du XXe siècle, les bateaux utilisant de plus en plus le diésel le port de Mindelo commença à perdre son rôle prépondérant d’escale technique tout en conservant une forte activité marchande, de services et de pêche …. »   

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Dimanche vers 17H30 nous avons enfin pu avoir notre chambre, le temps d’une douche, de nous changer et nous pouvions rejoindre le restaurant.. Nous nous sommes installés à une table et fait connaissance avec un couple bien sympathique, lui photographe professionnel ayant beaucoup voyagé à travers le monde, elle originaire des Deux Sèvres, de Prahecq à quelques kilomètres de Niort. Une soirée sympa, mais mauvaise pioche, ils ne faisaient pas parti de notre groupe, et nous ne les reverrons guère au cours de la semaine. Une bonne note pour ce qui concerne la qualité du repas, ce qui se confirma tout au long de la semaine.

  Lundi matin, après un petit déjeuner copieux nous étions prêts à découvrir l’ile et nos compagnons de groupe : 26 personnes + Helder notre guide. Dès le premier rassemblement on sut que le maître mot du séjour serait «  Il y a un changement » y compris la réciproque quelques heures plus tard  « Il y a  encore un changement, on revient au programme initial »…. Bon cela ne nous a pas trop perturbé, mais cela confirmait l’amateurisme de l’organisation touristique, avec ses inconvénients et ses avantages, grâce notamment à la débrouillardise de notre guide.

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Nous prîmes à nouveau un petit car pour nous rendre dans l’est de l’ile Un petit car guère confortable car en dehors des sièges de devant pour le chauffeur et le guide il n’y avait que vingt sièges fixes et six strapontins qu’il fallait déplier quand les autres étaient assis …. Et sans parler des problèmes que rencontrait Marc un courageux jeune compagnon handicapé qui avec courage et l’aide de ses parents effectuait ce voyage.

Avant de sortir de la ville nous fîmes un bref arrêt au cimetière pour un recueillement-hommage sur la très modeste tombe de la grande Cesària Evora.

La route vers Calhau nous permit d’apercevoir diverses oasis où se dressent des moulins à vent utilisés pour apporter l’énergie pour pomper par l’intermédiaire de forage l’eau des sous sols.

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Le car nous déposa près de Topim, pour une randonnée pédestre. Le petit groupe se scinda en deux, d’une part ceux, dont nous fumes,  qui avaient envie de gravir un volcan peu élevé mais d’ascension délicate et ceux qui ne pouvant ou ne voulant pas rejoignaient directement l’océan.

 Nous nous retrouvions ensuite sur une belle plage de sable entourés de rochers, Praia Grande. Le car nous y attendait pour nous ramener à Mindelo pour déjeuner, au restaurant Archote en bord de baie. Encore un excellent repas à base de poissons.

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Pour l’après-midi le car pris la direction de Baia Das Gatas en passant par le Monte Verde, promontoire avec vue sur Mindelo et les plages du nord de l’ile.

Au manque de confort du transport s’ajoute l’effet défoulement de groupe, et la surenchère en bavardages qui se voulaient humoristiques et qui transformèrent la boite de sardines roulante en poulailler cacophonique, et le manque de parité du groupe avec la surreprésentation de la gente féminine ne fut nullement modératrice ; loin de là ! Bonjour le mal de tronche, en espérant que cela n’allait pas durer toute la semaine. (Hélas oui, ou presque).

La fin d’après midi se passa sur la plage de baia das gatas, superbe baie où s’est formée, grâce à une chaine de rochers une sorte de piscine naturelle.

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Retour à l’hôtel puis au restaurant où, mieux que dans le car, nous espérions trouver des compagnons de voyage intéressants pour des échanges qui dépassent les blagues d’apéros. On en a trouvé ; heureusement !

  Mardi matin j'étais levé de bonne heure pour capter internet sur la place proche de notre hôtel. Pas de problème et c’est gratuit ; par contre ce n’était pas commode pour écrire un billet pour le blog, notamment avec ce putain de vent qui décoiffait toujours autant.

La deuxième journée à Sao Vicente qui fut totalement consacrée à parcourir en long, en large et travers à visiter Mindelo.

« La baie de Mindelo fait partie des plus belles baie du monde. La ville est fascinante par son universalité, l’amabilité de ses habitants nés de rencontre de plusieurs peuples et sa vie nocturne rythmée. Ici est née en 1941 et décédée en 2011 Cesaria Evora, la ‘’diva aux pieds nus’’, qui enchante le monde avec sa voix interprétant si admirablement ‘’mornas’’ et ‘’coladeras‘’

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Les maisons coloniales avec leurs façades bariolées sont authentiques » et c’est quand on passait devant de telles demeures que notre guide, Helder nous fit la surprise du voyage. En remontant le boulevard il s’arrêta et nous déclara : «Parmi les maisons que vous voyez de l’autre côté de la rue, l’une d’elles est celle de Cesària Evora. Laquelle d’après vous ? ». Il me semblait que ce devait être celle à façade jaune et rose…. C’était bien celle là. Aussitôt Helder traversa et le groupe suivit.

 Arrivée devant la maison il sonna en appelant «  Edouardo tu es là ? ». La porte s’ouvrit bientôt et un homme souriant apparut.

« Vous ne trouvez pas qu’il ressemble à quelqu’un » nous dit Helder puis il ajouta « Chers amis je vous présente Edouardo le fils de Césaria Evora » et Edouardo invita notre groupe à entrer. Un grand moment d’émotion, notre hôte étant lui-même ému de voir des français qui aimaient sa mère. La visite n’a pas duré plus de quinze minutes. Eduardo  répondait à nos questions, acceptait de se faire prendre en photo, nous indiqua qu’il se partageait entre Paris et Mindelo. C’était vraiment un bon ami d’Helder. De tous les groupes de touristes de cette semaine, nous fûmes manifestement les seuls à avoir eu ce privilège. Merci Helder et merci Edouardo. Cette villa devrait dans quelques années être transformée en musée Césaria Evora.

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« En montant vers le Fortim, ancienne prison construite en 1852, située sur les hauteurs du port on peut contempler la ville et la baie de Porto Grande au Monte Cara dont le relief à la forme d’un visage en profil d’un homme couché.

En redescendant on rejoint l’avenida Marginal qui longe la mer. On arrive alors à une statue d’un aigle. Elle a été érigée en souvenir du Lusitania, l’hydravion, piloté par Gago Coutinho et Sacadura Cabral, qui a traversé l’Atlantique en 1922 avec une escale à Mindelo. Un peu plus loin se trouve la réplique de la tour de Belem à Lisbonne.  

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En prolongeant cette avenue, nous passons devant la demeure des frères Figueira, artiste peintres, qui leur sert aussi d’atelier et de galerie où l’on peut admirer leurs œuvres.

Un peu plus loin, le marché aux poissons et son ambiance populaire et ses étals riches en mérous, espadons, murènes, thons, rougets, soles etc……. Tout le long de cette avenue les bâtiments ont conservé leur aspect colonial.

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  L’architecture coloniale donne un style britannique à la ville. En remontant vers la gauche on arrive à la Pracinha de Igrega, petite place de l’église, la plus ancienne de la ville. C’est le centre historique autour duquel sont apparues les premières maisons et rues.

Non loin de là se trouve la Plaça Estrela avec la statue de Diogo Afonso, le navigateur qui a découvert Sào Vincente en 1462. Cette immense place est une sorte de marché où l’on vend de tout. C’est un grand bazar dont les stands sont tenus pour la plupart par des commerçants africains, sénégalais ou guinéens et mamas capverdiennes.

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 Au bout de quelques minutes de marche, nous atteignions la Rua de Lisboa, Cette rue très animée abrite plusieurs bars et restaurants de nombreux commerces et le marché à légumes.

Depuis l’étage on a une vue extraordinaire sur les étals exclusivement tenus par des femmes. On peut s’y procurer des fruits et légumes provenant principalement de Santo Antao.

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En continuant cette grande rue nous ramène vers le palais du gouverneur et derrière le lycée Barbora qui abrita avant une ancienne caserne militaire…..»…. et en prolongeant un peu notre balade on retournerait à la maison de Césaria Evora.

Le car nous a alors rejoints pour nous emmener déjeuner hors de ville à Salamansa un petit village de pêcheurs sur la route de Baia des Gatas.

Après un excellent repas nous retournions au port récupérer nos valises ramenées de l’hôtel par une camionnette. Puis vers 16 H nous embarquions sur le ferry pour rejoindre Santo Antao, après une heure de navigation, pour la seconde étape de notre séjour.

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 ( A suivre)

 

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