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Bien avant Didi.... Un point à la lignée.

14 Octobre 2009 , Rédigé par daniel Publié dans #Didi

C’est le 6ème billet que je consacre à la généalogie de ma famille et le 4ème plus spécialement ciblé sur ma lignée paternelle. C’est dire que ce billet ne devrait intéresser que les membres de ma famille et quelques généalogistes accrocs…..

 Pour l’ensemble de mon arbre j’en suis maintenant à un peu plus d’une centaine d’ancêtres dont certaines branches remontent au 16ème siècle.

 Ma lignée maternelle, sur laquelle je ne vais pas trop m’attarder dans ce billet, a deux origines principales : la Charente du côté de La Rochefoucauld puis un peu plus loin dans le passé à Montbron, et le Cantal à Chaudes–Aigues et Saint-Urcize.

Pour les charentais, la branche des ancêtres de mon grand-père maternel Ernest Bauchaud, je remonte jusqu’à 1725 pour arriver en Dordogne (en limite Charente) ; Je serais de la septième génération du plus ancien couple ascendant connu, Jean Beauchaud et Anne Mounier. La connaissance de cette branche est le résultat de recherches de Jessie une petite cousine éloignée (son arrière grand-père était le frère de mon grand-père) et m’a permis d’identifier 20 ascendants quasiment sûr ; question fidélité de la maîtresse de maison mise à part.  

Pour les cantalous, les ancêtres de ma grand-mère maternelle Marie Jeanne, j’ai des informations jusqu’à 1680 avec quelques ramifications en Lozère voisine et très probablement en Aveyron également limitrophe. Je suis de la dixième génération du plus ancien couple ascendant, Pierre Fabre né en 1641 et son épouse Jeanne Vidal. Sur cette lignée j’ai 26 ascendants qui ont été référencés par ma sœur Annie.

Cette branche maternelle n’a pas été trop difficile à retrouver car, indépendamment de l’aide dont j’ai profitée, je savais de quels villages mes grands parents étaient originaires. J’ai déjà donné des informations par les billets « Une lignée branchée Aubrac » du 9 juillet 2009 et « un poilu poil au.. » du 12 novembre 2007. Pour la branche Bauchaud, je referai d’ailleurs prochainement un billet plus exhaustif.

 Pour la branche paternelle ce fut un peu compliqué, car l’essentiel de la famille, dès la fin du 19ème siècle, était citadine et installée en région parisienne. Il m’a fallu rechercher pour chacun les origines provinciales en m'égarant parfois  sur de fausses pistes…. Ainsi j’ai longtemps pensé que les Baudin étaient originaires de Charente Maritime du côté de Fouras : mon grand père Marcel et son frère Maurice y ayant passé une grande partie de leur enfance. Voir « A la pêche aux moules » du 12 septembre 2007.

 En fait en remontant progressivement la lignée je me suis aperçu que trois générations d’ancêtres avaient fait une longue halte à Saint Loup sur Semouse en Haute-Saône avant que je puisse retrouver les vraies racines dans le Maine et Loire à Saint Georges des sept voies puis à Saint Pierre en Vaux. Lire « A la pèche à la lignée » les billets du 4 septembre 2007 et du 12 octobre 2008…..
.... Finalement les Baudin n’avaient, a priori, rien à voir avec Fort Boyard et le père Fouras.
La présence de Marcel et Maurice, enfants, chez des pécheurs de Port des Barques pendant près d'une dizaine d'années au début du 20ème siècle restera probablement un mystère.  

 Un siècle d’aïeux installés en région parisienne et y rencontrant celles qui devinrent mes aïeules permettant une répartition nationale de mes racines et excluant au dernier siècle les risques de consanguinité. J’ai donc des ancêtres franc-comtois ou bourguigons  (Haute-Saône, Yonne), picards ou nordistes (Oise, Nord et Pas de Calais), encore des auvergnats (Puy de Dôme) et enfin des ligériens, les  habitants des pays de Loire (plus précisément du sud Maine et Loire)….

 On trouve de plus en plus d’archives en ligne. Dans certains cas il ne s’agit encore que des tables décennales, ce qui est déjà un progrès et permet de repérer des dates de mariages ou de naissances. Pour certains départements on peut accèder par internet  à des actes d’état-civil ou paroissiaux. Les documents les plus intéressants, les plus complets sont les actes de mariage : c’est par ces actes que j’ai eu la surprise de constater que mes ancêtres Baudin avaient fait des métiers proches liés au travail de la métallurgie, depuis Emmanuel né en 1827, jusqu’à mon oncle André-Didi né en 1926 et alors que son père Marcel n’a pas connu le sien de père ; Henri Joseph avait abandonné le foyer familial peu de temps après sa naissance.

C’est sur cette branche Baudin que je remonte le plus loin par les actes paroissiaux. Je serais de la 12ème génération après un certain René Baudin originaire de Saint Pierre en Vaux en Maine et Loire et né, comme son épouse Anne Chailloux, entre 1560 et 1580. Leur fils Urbain est né le 24 février 1600.

Il y eu deux générations d’Urbain Baudin puis deux générations de Charles Baudin tous paysans ou pêcheurs sur la Loire avant qu’un François Baudin n’embrasse la carrière militaire et fonde famille en Haute-Saône à Saint Loup sur Semouse.
 Un petit bémol pour la lignée, sa fille Marie-Josèphe a fait un bébé toute seul …. C’est son fils, Emmanuel, qui rejoignit la région parisienne. Un fils sans papa… mais comment devrions-nous nous appeler ???. Marie-Josèphe s’est mariée ensuite avec un certain Baudouin qui lui fit d’autres enfants.  

 Les actes d’état-civil sont assez facilement déchiffrables. Pour ce qui concerne les actes paroissiaux c’est selon…. Certains, comme les plus anciens de Saint Pierre de Vaux en Maine et Loire sont très difficiles à interpréter, d’autres comme ceux de Boursonne dans l’Oise sont très bien conservés et m’ont permis d’identifier facilement la branche de Louise Célestine Dufresne qui épousa Emmanuel Baudin en 1857.
 Pour mes ancêtres du Nord / Pas de Calais (Les Trocquenet de Malincourt et les Legrand et Dumont d'Ayre sur la Lys) comme pour ceux du Puy de Dôme (les Régnat de Saint Jacques d'Ambur) il me faudra attendre que ces départements mettent leurs archives en ligne

 Une branche s’est dégagée récemment grâce à la numérisation des archives, c’est celle des Prieux, du patronyme de Geneviève Jeanne Marie ma grand-mère paternelle, la mère de mon oncle Didi. J’ai déjà évoqué cette branche de ma famille qui était, dans la première moitié du 20ème siècle bourgeoise et catholique. Je savais qu'elle comprenait un évêque et au moins un autre prêtre et deux religieuses (les oncles et tantes de ma grand-mère.... ce qui prouve bien qu'une foi est coutume... quoiqu'on en dise.....).

 Est-ce par amalgame ou extension que Didi m’avait affirmé qu’ils étaient originaires de Villeneuve l'Archevêque, ou parce qu’il y eut quelqu’un ou quelqu’une qui officia dans cette ville… toujours est-il que ce fut encore une fausse piste qui me fit perdre du temps…. En fait ils étaient bien de l’Yonne mais de Dollot à une quarantaine de kilomètres de Villeneuve mais à l’ouest de Sens.

Pour la lignée Prieux j’eus aussi une grosse surprise, une folle espérance, sans doute une fausse joie en découvrant un acte de naissance du grand père de mon arrière grand-père : un certain Enrique Almanzor Prieux qui est né en 1799. Son père avait pour prénom Pierre Martin, un prénom bien de chez nous mais le patronyme de sa mère semblait être Jivanes Maria Anna Victoria …. avec une petite touche incontestablement ibérique. Mon esprit se mit à vagabonder, à battre la campagne d'Espagne,  espérant avoir dans ma lignée une petite part de métèque, de juif errant, de pâtre grec ou plutôt andalou… enfin une pincée de soleil et d'huile d'olives.

Almanzor fut un personnage historique qui vécut entre 908 à 1002, qui était né à Malaga et fut le chef de l’Espagne musulmane…. J’aurai donc comme Pilou des origines andalouses. Qu’un rejeton d’une famille ultra-catholique porte des prénoms espagnols dont un provenant d'un calife andalou musulman, ça serait magnifique, merveilleux,......magique.
 

J’avançais des hypothèses tout ce qu’il y a de plus crédibles comme de penser que  Pierre Martin avait été soldat et qu’il avait rencontré son épouse lors d’une campagne militaire. Finalement je ne le saurai jamais et puis .... d’autres actes trouvés comme celui du mariage d'Enrique Almanzor avec Marie Anne Maurière en 1820, indique qu'il était devenu, entre temps, Henri Almazor Auguste Baudin et même que le nom de sa mère s’était un tantinet francisé en devenant  Sivanne Marie Anne Victoire…. Déception ou simple camouflage d'identifications dérangeantes .... car dans le fond quelque chose me dit que mon hypothèse n’est peut être pas si farfelue que ça....  

Les recherches continuent et pour les curieux http://www.geneanet.org/.

 

Et plus que jamais …. à suivre.

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